Logement: les plus modestes laissés pour compte

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Abstracting Contemporary Architecture. III. Social housing (Mexico City)
Creative Commons License photo credit: dimitridf

L’État est le garant du droit au logement. Or depuis 2002 il se désengage et laisse les élus locaux souvent bien seuls face aux besoins urgents et croissants de leurs concitoyens.

Ces élus définissent leur politique locale du logement, trop souvent, en fonction d’objectifs politiques: la réélection au fauteuil de maire l’emporte, hélas,  face aux besoins réels des familles locales modestes.

 A Méru, depuis 13 ans, la municipalité UMP s’est opposée à la construction de tout logement à loyer modéré. Elle le revendique comme un dogme de sa politique du logement.

 Suivant le slogan de Nicolas Sarkozy « faire de la France un pays de propriétaires », ces derniers mois la municipalité a lancé construction de plusieurs lotissements. Nous approuvons: enfin, la municipalité met un terme à plus d’une décennie d’absence totale de constructions nouvelles! Le succès (observé jusqu’à présent) de la commercialisation de ces programmes, montre qu’ils correspondaient à une attente.

 Il reste que les enfants des familles méruviennes modestes, exclus de l’ accès à la propriété, se voient aussi privés de location. Les demandes insatisfaites s’accumulent. L’angoisse croissante est perceptible. Les foyers où cohabitent 3 générations s’accroissent. Faute de renouvellement, la vétusté des logements s’aggrave. Nos murs abritent des drames (sourds pour combien de temps encore?).

C’est le fruit amer d’une politique du logement égoïste qui accentue les inégalités… et la fracture sociale.

 James TELLIER,

pour le groupe des élus de la liste MERU ENSEMBLE

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