Liberté, Egalité, Identité ?

nationales, société, Ville Ajouter un commentaire
la-fraterniteLe débat est lancé par Eric Besson depuis quelques mois. La liberté et l’égalité cohabitent très facilement avec le dernier terme auquel aspire notre république : la fraternité.

Cohabitation forcée entre les deux termes, cohabitation consentie entre les deux hommes. Nicolas et Eric relancent le débat sur l’identité nationale.

Ce terme est aussi dangereux qu’il est flou. Résumer son identité  à un sentiment national est réducteur et encore plus à l’heure où nous intensifions nos échanges commerciaux mais aussi culturels avec les autres pays, à l’heure où en fait le monde et notre pays sont multiculturels. Il se cache derrière ce terme une volonté de dicter ce que doit être un bon français et le gouvernement lie « l’identité nationale » à la question de l’immigration dans notre pays et à la mauvaise image qu’il a des immigrés. Rappelons au passage la triste phrase d’Hortefeux «  quand il y  en a un ça va . C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

La question de l’intégration est une interrogation primordiale à laquelle il faut répondre. Comment faire pour que ceux qui ont une autre culture et qui arrivent en France, se sentent intégrés et aient envie de l’être ? Dire comme le gouvernement tente de faire, que le meilleur moyen d’être intégré c’est de se sentir française par un sentiment d’appartenance nationale dont on voit pas trop à quoi il se réfère? Cela exclu de fait, par amalgame ceux qui, même d’identité Française ne sont pas nés en France ou qui ont une autre culture. Etre français, c’est simplement adhérer aux valeurs de la république et respecter ses lois. Un long débat était -il nécessaire pour réaffirmer cela ? Ou une autre idée était-elle dans la tête de ceux tiennent tant à le lancer ?

Le débat engagé par la droite se décline en 3 mots : Immigration, Insécurité, Identité, et non aux valeurs qui ont fondé notre République : Liberté, Egalité, Fraternité. Oui, Fraternité, l’opposé de ce que risque de susciter ce débat : la méfiance de « l’autre », puis les reflexes communautaristes.

De nombreuses voix s’élèvent à gauche qui appellent à refuser ce débat organisé par l’UMP qui fabrique là une machine à diviser, à exclure, à stigmatiser. Les socialistes du canton de Méru s’associent à ce mot d’ordre:

« Identité nationale », nous ne débattrons pas !

Anaïs Gallier

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