Le maire de Méru n’est pas pressé de signer la convention ANRU

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Mardi 15 juin dernier à Beauvais se tenait le forum de l’ANRU, auquel le maire de Méru était invité. Ce rendez-vous a donné lieu à un incident illustrant la légèreté avec laquelle le premier magistrat gère les dossiers de la commune.

Des représentants du Conseil Général de l’Oise, partenaire financier sur les opérations ANRU de l’Oise, étaient aussi présents notamment Sylvie Houssin, vice présidente, chargée de l’habitat et de la politique de la ville. Celle- ci a du quitter les lieux, furieuse du déroulement de cette rencontre.

Le Préfet lui a enjoint de signer la convention ANRU pour Méru, à défaut de quoi celle de Nogent sur Oise ne serait pas signé. Cette tentative de coup de force vis-à-vis de la vice présidente est regrettable. Elle justifie son coup de colère et explique la raison pour laquelle elle n’avait pas signé cette convention.

Elle dénonce l’impréparation du maire de Méru sur un dossier important en termes de rénovation urbaine car il n’a fait la demande officielle de subvention au Conseil Général que le 11 mai dernier. La vice présidente explique donc que Méru ne faisait pas partie des engagements financiers du département ( 59 millions entre 2004 et 2011) en raison du dépôt tardif de la demande de subvention. Retard qui ne laissait aucune place à un examen sérieux du dossier.

La légèreté du maire de Méru dans la conduite des projets en faveur des habitants trouve son illustration dans ce  dossier qui concerne un grand nombre de ses administrés.

La signature d’une convention ANRU est un acte important pour une commune. Les objectifs du Plan de Rénovation Urbaine pour Méru sont :

1 – Décloisonner le quartier de la Nacre, améliorer les conditions de logement et introduire une mixité de logements : locatif – accession à la propriété.

2 – Restructurer le quartier pour prendre en compte les besoins de stationnement, améliorer les espaces publics et les liaisons piétonnes.

3 – Valoriser le commerce notamment par le traitement particulier de la placette située entre les rues du 11 Novembre, Brossolette et Camille Claudel.

4 – Construire des équipements adaptés aux besoins de la population : Maison de l’Enfant.

Après étude du Cabinet Orpus et consultation des bailleurs, des financeurs, des habitants, une opération de reconstruction-démolition a été définie.

Les sites pressentis pour la reconstruction des logements :

  • la friche Norinco, propriété de la Communauté de Communes ;
  • le terrain situé à l’arrière du lycée Lavoisier, propriété de l’Hôpital.

Les immeubles (patrimoine OPAC) visés par l’opération reconstruction-démolition :

  • 60 logements situés Rocade des Peupliers (3PLR) ;
  • 44 logements situés 2-3 rue Jean Moulin.

629 logements seront par ailleurs visés par des opérations de réhabilitation et 375 logements seront résidentialisés.

Sur les espaces ainsi laissés vacants dans le quartier de la Nacre est prévue la réalisation :

  • de 9 logements individuels ;
  • de 20 logements collectifs privés ;
  • de 32 logements collectifs intermédiaires portés par l’OPAC.

Le projet de rénovation urbaine est donc cela va sans dire un projet important pour Méru et ses habitants.

Par ailleurs, la rénovation urbaine est un objet important pour les amis politique de Monsieur Leblanc et notamment Jean Louis Borloo, qui ont qualifié le programme national de rénovation urbaine dans lequel s’inscrit Méru, de « plus grand chantier de l’histoire civile française ». L’Etat a dégagé 6 milliards d’euros sur 10 ans, les financements correspondants étant gérés par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (A.N.R.U.), établissement public créé à cet effet. Dans le cadre du Plan de Relance de l’Economie, une somme complémentaire de 350 millions d’euros a été affectée à l’A.N.R.U.

Monsieur Leblanc en l’occurrence ne semble pas attacher non plus d’importance à ce qui pour ses camarades de l’UMP  représente un engagement fort.

Nous osons à peine vous citer le calendrier qui était prévu par la municipalité pour la rénovation urbaine à Méru : L’opération devait être intégralement achevée à la fin de l’année 2013.

Nous veillerons à ce que ce soit la politique inefficace de Monsieur Leblanc qui face l’objet d’une rénovation avec pour échéance les prochaines municipales de 2014.

2 commentaires relatif(s) à “Le maire de Méru n’est pas pressé de signer la convention ANRU”

  1. Cédric Dit:

    En gros vous voulez raser des logements de gens les ayant dégradés et dont la population augmente sensiblement le niveau de délinquance de la ville pour leurs donner des logements neufs. La logique m’échappe.

  2. James Tellier Dit:

    Réponse à Cédric: J’habite le quartier de la Nacre depuis 40 ans et paie régulièrement mon loyer, c’est dire qu’après tant d’années je me sents un peu propriétaire de mon logement; pourtant, on ne me demande pas mon avis pour le démolir. Voudriez-vous qu’en plus je me retrouve SDF ? Dites vous, Cédric, que je suis un citoyen parfaitement honorable, comme des centaines d’autres habitants de ce quartier. Et ceux qui sont concernés par cette démolition (initialement voulue par l’actuel Maire de Méru qui ne s’est privé d’en faire un argument de campagne lors des précédentes élections municipales) sont tout comme moi d’honnêtes gens, pauvres pour nombre d’entre-eux mais honorables ! Je vous invite à visiter mon logement (mes voisins le feront également avec plaisir). Vous découvrirez ainsi que les locataires, de toutes origines, ne dégradent pas leurs logements, contrairement aux idées reçues et vous ferez une autre opinion des habitants du quartier de la Nacre. Cette invitation est ouverte à tous ceux qui ont tendance à partager, un peu vite l’opinion, ou les interrogations, de Cédric.
    James Tellier

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