Fermeture des urgences de nuit : l’Hôpital de Méru meurt à petit feu

Communauté de Communes, Ville Ajouter un commentaire

Le démantèlement des services publics de santé continue à Méru. Le 1er juin dernier  le service de nuit des urgences fermait.  La liste des coups portés à l’Hôpital est longue : fermeture de la maternité en 2001, fermeture de la chirurgie en 2008, et fermeture  surprise du service médecine il y a quelques mois.

L’argument avancé par la direction pour fermer les urgences est toujours le même : l’hôpital n’est pas assez rentable.

L’argument énoncé vient de celui avancé par l’Etat à travers la Loi Bachelot  qui a pour objectif la rentabilité optimale de l’hôpital :

-rémunération des hôpitaux en fonction de leur activité

-un directeur d’hôpital omnipotent face à un conseil de surveillance sans pouvoirs

– la création de l’ARS véritable défenseur de la volonté gouvernementale

-la création de déserts médicaux avec les regroupements hospitaliers dans des grands pôles

Le vent du libéralisme souffle sur la santé. Il souffle sur tous les services publics en France depuis le lancement de la réforme de l’Etat par la droite en 2007 avec la révision générale des politiques publiques dite RGPP. La droite avance qu’elle veut réduire les dépenses de l’Etat tout en veillant au souci et à l’amélioration des besoins des usagers. On voit les résultats : la privatisation des services publics dégrade sérieusement les conditions de vie des concitoyens. A Méru dorénavant les urgences médicales ne doivent plus être urgentes puisqu’il faudra faire minimum 20km pour aller à Beauvais ou à Beaumont.

Cette politique de casse du service public est relayée localement par le maire de Méru qui estime que vu le déficit des hôpitaux de Méru et Beaumont (que la fusion devait sauver) le pole de santé qui remplacera l’hôpital d’ici 2013 sera plus adapté. On a pour l’instant beaucoup de mal à croire le maire qui nous évoquait  il y a quelques mois sa volonté de maintenir les urgences aujourd’hui fermées. On a beaucoup de mal à imaginer que celui qui avalise  la casse des services de santé sur son territoire participe ensuite un projet en faveur des habitants.

Notre mobilisation pour sauver l’hôpital de Méru est engagée et continue. Nous défendons  l’hôpital, service public  qui est et doit rester par principe non rentable puisqu’il  assure de manière égale l’accès aux soins sur le territoire.

Une mobilisation d’autant plus nécessaire, que l’hôpital de Méru n’est pas le seul touché dans l’Oise. La logique du profit  menace les hôpitaux de Senlis, Creil, Clermont..et la liste n’est pas exhaustive. Les résistances locales grandissent à mesure que le démantèlement orchestré par l’ARS se concrétise.

Le message est clair : la santé n’est pas une marchandise.

Extrait d’un reportage de France 3 Picardie:

http://picardie.france3.fr/info/les-urgences-fermees-la-nuit-69052568.html?onglet=videos

 

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