Aire d’accueil des gens du voyage : les caravanes s’arrêteront bien à Méru
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Enfin, les longues tergiversations politiques du maire de Méru et du président de la communauté de communes Alain Letellier, au sujet de l’aire d’accueil des nomades, prennent fin. Elle sera bien sur le territoire de Méru, au sud de la commune entre l’A 16 et la D 105 qui longe Amblainville.
Après 10 ans de réticences et de manœuvres politiques pour échapper à ce qui s’inscrit dans la loi Besson ( loi relative aux gens du voyage) comme une obligation des communes de plus de 5000 habitants, de permettre l’accueil des gens du voyage dans de bonnes conditions.
Le dossier traine encore, car le terrain pour réaliser l’aire d’accueil de grand passage a été identifié, mais il est occupé illégalement. Une procédure judiciaire est en cours, il faut attendre la décision de justice. La mauvaise volonté du maire de Méru et du président de la communauté de commune dans ce dossier des gens du voyage, ne permet pas aujourd’hui au Préfet d’intervenir dans l’occupation illégale des terrains à Bornel.
On voit bien le problème que pose la réticence des élus locaux à installer une aire d’accueil en dépit de ce que dit la loi. Les gens du voyage se retrouvent contraints de s’installer illégalement sur des terrains à défaut d’emplacements prévus et plus confortables permettant un accès à l’électricité et à l’eau.
Mais qui est le plus dans l’illégalité ? Le maire qui rechigne pendant prêt de 10 ans à régler la question de l’accueil des gens du voyage sur sa commune ou bien les nomades qui s’installent dans des lieux interdits à défaut d’emplacement pour les accueillir ?
Le laborieux traitement du dossier de l’aire d’accueil des gens du voyage à Méru, dans un contexte où le chef de l’Etat et son gouvernement rivalisent de surenchères et d’opérations coups de poings à l’encontre des roms, tsiganes et gens du voyage, n’en est que plus insupportable.
La famille politique de monsieur Leblanc en s’attaquant aux gens du voyages d’origines diverses, joue encore la carte du populisme sécuritaire, un degré plus odieux car flirtant avec les propos du front national en la matière.
Au-delà des opportunités que Sarkozy offre à la gauche de le critiquer, les mots sont lourdement en rupture avec le pacte républicain et les valeurs que la France des droits de l’Homme défend. Critiqué par divers acteurs allant de l’ONU jusqu’à l’Eglise, le gouvernement continue la surenchère raciste envers les roms. Espérons que les élus locaux qui soutiennent une telle politique soient en mesure de l’assumer jusque dans ses effets au niveau local.

11 septembre 2010 à 20:51
« Mais les braves gens n’aiment pas que
l’on suive une autre route qu’eux »
Georges Brassens.
Triste société que celle où les minorités font peur. Pire!… où la présidence attise les plus bas instincts en les mettant au pilori. Ce au mépris de ce que nous a enseigné l’histoire. De qui devons-nous avoir le plus peur ? Des gens du voyage ou de ceux qui nous gouvernent?