Méru: Les causes de la pénurie de logements.

Logement, Ville Ajouter un commentaire

Lors de la dernière réunion du Conseil municipal, le maire de Méru a lancé une charge contre les « marchands de sommeil » qui sévissent, notamment en centre Ville.  Avec lui, nous, élus de gauche, avons déploré les  prix scandaleux de certains loyers, pour des logements souvent en état d’insalubrité et dépourvus des éléments de confort les plus élémentaires.

Si des propriétaires peu scrupuleux peuvent se permettre de tels abus, c’est bien évidemment que, pour les locataires qui en sont victimes, il n’y a pas de choix : c’est la rue ou accepter l’inacceptable. « ce logement pourri à prix prohibitif, c’est mieux que rien du tout… ». Mais lorsqu’ils rentrent dans ce logement, le piège se referme impitoyablement sur eux. Leur demande de  logement auprès des services municipaux et des bailleurs n’a plus aucune chance d’aboutir : « vous comprenez, Madame, Monsieur, nous n’avons que très peu de logements à proposer ; et vous… vous n’êtes pas prioritaires… il va falloir attendre »

Ainsi, quand l’adjointe au logement de la Ville de Méru avoue du bout des lèvres 250 demandes de logements insatisfaites, nous dénonçons une sous-estimation qui ne tient pas compte de tous ces mal-logés. Autres non-comptabilisés « demandeurs de logements », tous ces jeunes, parfois en couple, qui, en âge d’aménager dans leur propre logement, doivent cohabiter avec leurs parents, à cause de la pénurie de logement. Ils sont nombreux à Méru.

Lorsque nos élus locaux font semblant de découvrir tous ces concitoyens sans logement ou mal logés, il y a de quoi s’indigner en effet. Il y a surtout de quoi s’indigner contre la politique du logement menée depuis 16 ans par ces mêmes élus. Politique brandie de façon dogmatique par Yves Leblanc depuis 1995 : le gel total de toute nouvelle construction de logement locatif collectif. Ce long gel de 15 ans a produit l’inévitable drame du logement pour des centaines de méruviens – une fois encore les plus démunis- qui en paient le prix fort.

Pénurie qui s’illustre par le cri d’alarme adressé par voie de presse par l’hôpital de Beaumont qui a dû prolonger le séjour d’une jeune maman et de son jeune fils de 6 ans victimes de l’incendie de leur logement en centre ville de Méru. Prolongation imposée par l’incapacité de la Ville de Méru à reloger cette jeune famille ainsi que d’autres victimes du même incendie. Extrait du communiqué publié le 29 décembre dernier : « … nous avons décidé de garder la maman et son enfant quelque temps encore à l’hôpital plutot que de les mettre à la rue ou encore de les remettre au 115 qui s’occupe des SDF »

Monsieur le maire s’enorgueillit de gérer la ville « en bon père de famille ». Que penser d’un père de famille qui n’assure pas un toit à ses proches ?

James Tellier

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