L’UMP 2014: Le projet de la casse sociale est de retour

Le Méruvien, société, Ville 1 Commentaire »

 

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A deux mois des élections municipales, les dirigeants de l’UMP ont affirmé ce samedi 25 janvier 2014, lors d’un conseil national, un projet résolument néolibéral.

Et les idées ne manquent pas chez Jean-François Copé et les siens : FAIRE DU NEUF AVEC DE L’ANCIEN.

L’UMP prévoit 65 milliards de baisse d’impôts pour le patronat et sans contre partie. Il souhaite affecter autant au remboursement de la dette.

Cela porte à 130 milliards d’euros la cagnotte à trouver, sous forme d’économies : 50% pour l’Etat, 50% pour la Sécurité sociale et les collectivités locales.

Copé veut résorber le chômage en « libérant » les entreprises et en combattant l’assistanat dit-il. Outre la baisse des charges sociales sans contre partie pour le patronat,  l’UMP entend mettre un terme définitif aux 35 heures.

Il veut  également, la création d’un seul contrat de travail, fusionnant le CDD et le CDI, et entend mettre fin à « l’emploi à vie » systématique dans la fonction publique.

Bref, la précarité pour tout le monde.

La droite veut également la dégressivité des allocations chômage pour « inciter à la reprise d’activité » et en finir avec l’assistanat disent-ils.

Les revenus de la solidarité et les droits connexes ne pourront pas dépasser les 75% du SMIC.

Le RSA en prendrait aussi pour son grade, avec  à la différence du patronat, l’instauration d’une contrepartie, de travail pour les bénéficiaires du RSA.
La casse sociale ne s’arrête pas là.  L’UMP propose de « poursuivre l’allongement progressif de la durée de cotisation » et « repousser l’âge légal à 65 ans en 2023 comme dans la plupart des pays européens » disent-ils.

L’UMP ressort à nouveau son idée de la hausse de la TVA pour compenser la baisse des cotisations qui sera accordée au patronat, ce qu’ils appellent pudiquement la TVA anti-délocalisation.

« Il ne s’agit pas d’un projet d’alternance exhaustif et définitif » dixit.  Il s’agit de proposer ensemble des grandes mesures d’urgence pour redresser la France », souligne le président de l’UMP, Jean-François Copé, dans un message aux conseillers nationaux.

Ces mesures sont jugées trop radicales par des ténors de l’UMP  elle même.  L’ancien ministre de l’Economie François Baroin ne votera pas le projet. Trop libérales explique l’ancien Premier ministre Alain Juppé, qui n’entend pas cautionner non plus ce projet. Henri Guaino, n’a pris aucune précaution pour critiquer ouvertement Jean-François Copé sur la nature de ses mesures dites d’urgence.

La gauche a hérité  d’une France affaiblie sur le plan économique et sociale. La dette de la France a bel et bien augmenté de près de 600 milliards sous le mandat de Sarkozy et de l’UMP, avec une moyenne de 117 mds de hausse annuelle sur 5 ans.

Les dirigeants de l’UMP veulent recommencer avec les mêmes recettes, néfastes pour la France, alors que la majorité de gauche se bat pour redresser une France mise à genou par un héritage catastrophique de la gestion de la droite et du quinquennat de Nicolas Sarkozy,

Apparemment, l’UMP a adopté une stratégie globale pour tout le pays. FAIRE DU NEUF AVEC DE L’ANCIEN.  Puisque c’est également le cas à Méru avec Mme Nathalie Ravier et l’UMP locale.

Dans l’Oise Hebdo du 05 juillet 2013, Mme Ravier tête de liste de l’équipe UMP, pour les municipales de 2014, déclare être fière du bilan de l’équipe en place depuis 18 ans et  dont-elle fait partie, sans renier quoi que ce soit, elle s’engage à poursuivre dans une certaine continuité dit-elle.leblanc-ravier01,13

Mme Nathalie Ravier s’est donc engagée à poursuivre la même politique que Mr Leblanc.  Faire de Méru une ville dortoir dépourvu des services public vitaux pour les anciens et les nouveaux méruviens: développement économique générateur d’emploi, centre de santé, logements, places dans les crèches, écoles aux normes, structures pour nos jeunes, espaces culturels dignes pour nos artistes et nos associations, commerces de proximité et animation du centre-ville, transport, résidences pour personnes âgées, etc…

Depuis son élection et dans un esprit de justice sociale, la majorité de gauche met tout en œuvre, malgré les difficultés que cela impose, pour relever un double défi. D’une part, éviter une faillite qui nous ferait revenir quarante ans en arrière et réduirait à néant notre modèle social. D’autre part, préparer la sortie de crise en actionnant tous les leviers susceptibles de nous remettre sur la voie du progrès et  donner des marges pour investir, des marges pour innover, des marges pour embaucher, avec des contreparties que les représentants des salariés sont en droit d’obtenir.

Oui ça change. Pour en savoir plus, cliquez sur le lien :

http://mailing.gsan.org/files/ml_GSAN/140108LivretOuiCaChange.pdf

M. Mostapha.

Méru: un projet d’hôtel incohérent, financé sur les deniers publics, au service d’intérêts privés.

Communauté de Communes, culture, Le Méruvien, Urbanisme Pas de commentaires »

centreculturel2Depuis  la première annonce du projet d’ hôtel  dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre, les élus de gauche au Conseil municipal de Méru n’ont cessé d’exprimer leur désaccord sur ce projet. En séance du Conseil municipal comme auprès de la presse locale et sur ce même blog, nous avons manifesté notre hostilité à ce projet.

Alain Letellier semble (selon ses réactions dans la presse) découvrir cette opposition qu’il attribue à notre « rentrée en campagne des municipales ». Sans doute aurait-il entendu nos arguments dès le début, s’il n’avait soutenu, voire incité, la majorité municipale UMP de Méru, à  exclure  les élus de gauche de représentation au sein de la Communauté de Communes des Sablons. Belle conception de la démocratie lorsque près de 49% des électeurs méruviens n’ont aucun représentant dans une assemblée qui décide de la quasi totalité des  choix de leurs équipements collectifs.

Les raisons de notre opposition au projet d’hôtel sont multiples.

Le coût et le non-respect des règles d’urbanisme

Les élus locaux ne communiquent pas beaucoup sur ce point. Les seuls chiffres  portés à la connaissance du public sont les sommes inscrites au budget 2013 de la CCS : 1 500 000 euros pour l’hôtel.

Il est permis de le penser, comme toujours dans ces constructions, le coût réel final risque de se révéler infiniment plus élevé. Déjà, deux avis défavorables de la Commission départementale de sécurité, les 6 mars et 17 juillet 2012, ont obligé à des aménagements supplémentaires.  S’y ajoute le recours à un cabinet juridique pour le choix d’exploitation et le montage éventuel du dossier d’appel d’offres (non chiffré)

Ensuite, toujours aux frais des contribuables,  vient le coût (combien ?) de l’aménagement en parking privé fermé (réservé aux clients de l’hôtel).  Circonstances aggravantes:

- a) ce parking serait aménagé sur le site de l’ancienne piscine construite par les chômeurs méruviens en 1934.

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Ce site porteur de l’histoire locale, réduit à un vulgaire parking, cela traduit un certain mépris pour le patrimoine historique de notre Ville

– b) les prescriptions du PLU ne sont pas respectées:  notamment l’obligation, pour un hôtel, d’aménager les surfaces de stationnement qui lui font défaut sur un autre terrain situé à moins de 100 m de son implantation. Or la distance entre ce bâtiment et le site de l’ancienne piscine est de près de 200 mètres.

L’argent des contribuables au service d’intérêts privés.

Est-il moral, voire légal, d’engager les deniers publics pour des équipements qui ne bénéficieront pas aux contribuables du canton, mais à des gens de passage suffisamment aisés pour payer des nuités à 100€ dans des chambres ou plus encore dans des suites.

Il est indécent d’engager l’argent des contribuables sur un projet aussi onéreux, quand, dans le même temps, le président et les élus de la CCS refusent d’engager le moindre centime pour doter Méru et son canton d’une structure médicale qui nous manque si cruellement après la fermeture de l’hôpital !

Quand Alain Letellier dit-il la vérité ?

Sur la demande de permis de construire il est écrit: « L’objet de la présente demande de permis de construire est la transformation d’un magasin d’usine désaffectée en hôtel 3 étoiles afin de compléter l’offre d’accueil du musée de la nacre et de la tabletterie. »

Visiblement, il s’agit là de la version destinée à séduire et emporter l’adhésion de la Direction régionale des affaires culturelle (DRAC), car pour tenter de rassurer des élus qui se posent des questions sur la vocation réelle de cet hôtel, Alain Letellier explique:  » Il existe une forte demande de la part des entreprises des Sablons (Faurecia, EJ Hempel par exemple) pour héberger leurs cadres. »(extrait de compte rendu de la CCS)

Il s’agirait donc bien d’un financement par la Communauté de communes des Sablons, au frais des contribuables, pour servir des intérêts purement privés. L’argument « culturel » n’est qu’une fausse barbe !

Quand il écrit  » la transformation d’un magasin d’usine désaffectée », il fait fi, là encore de la vérité. Et le maire de Méru qui signe le permis de construire est, lui, complice de cet autre mensonge. De nombreux documents le prouvent:  ce bâtiment n’était plus un bâtiment d’usine désaffectée : de 1989 à 1995 il fut un lieu d’expression culturelle. Des artistes, peintres, sculpteurs et autres plasticiens y ont été accueillis en résidence et de nombreuses expositions , conférences, concerts y ont été organisés.

Et cette affectation de bâtiment à vocation culturelle, ni  Alain Letellier, ni les élus méruviens qui siègent à la CCS ne pouvaient l’ignorer. Il était présent lors de l’inauguration du projet qui préfigurait le Musée de la Nacre et le Centre culturel en décembre 1989. (Ci- dessous un document édité à l’issue de cette inauguration où il apparaît en présence, entre autres,  du Préfet Philippe Massoni et du Maire Guy Vadepied)

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Il eut été plus judicieux d’affecter définitivement ce bâtiment à sa vocation de Centre culturel. Un choix homogène dans  un magnifique ensemble dédié à la culture, la découverte, la détente, au service de TOUTE la population  et infiniment moins cher que celui en préparation place du Jeu de Paume: cette tour de 5 étages (faute de surface suffisante au sol) qui va coûter aux contribuables plus de 3 millions d’euros !

Pour toutes les raisons citées plus haut, et pour d’autres que nous développerons encore,  nous avons décidé de mener une bataille contre ces projets, d’alerter nos administrés sur ces incohérences et de lancer une pétition demandant l’abandon de ce projet d’hôtel.

Nous le notons, la candidate méruvienne à la succession du Maire UMP, qui ne s’exprime pourtant sur aucun sujet, a tenu (est-ce une surprise ?) a afficher son soutien à ce projet d’hôtel.

à lire également sur ce même blog : 

(publié le 20 octobre 2012)     Quel Centre culturel à Méru ?

La pétition en ligne:

Privé : NON au projet d’hôtel dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre !

 

James Tellier

Le jeu d’Autruche du maire UMP Yves Leblanc et de son équipe

Bonnet d’âne ou cerise, conseil municipal, Economie locale, Politique de santé, Urbanisme Pas de commentaires »

autruche Méru1Aujourd’hui, à Méru, la droite UMP essaie, non sans peine, d’avancer masquée.

Lors de ses vœux pour la nouvelle année 2013, le maire de Méru Yves. Leblanc, nous avait présentés, la personne que son équipe UMP a semble-t-il choisie pour lui succéder.

Le magicien nous avait fait un de ses tours UMPiens, en nous présentant un membre de son équipe UMP, son adjointe Mme Nathalie Ravier, se prétendant candidate sans étiquette politique.

Avec un tel tour de passe passe, l’équipe UMP insulte l’intelligence des méruviens en général et en particulier de ceux qui ont accordé leur confiance à M. Yves Leblanc en 2008.

La réalité c’est que la décision de M. Yves Leblanc, de ne pas briguer un nouveau mandat et l’avancée masquée de l’UMP, avec Mme Nathalie Ravier se prétendant une candidate sans étiquette est un aveu d’échec. Incapables d’assumer un bilan catastrophique de 18 années de gestion municipale, l’équipe UMP fait le jeu de l’autruche, comme si les méruviens étaient dupes et aveugles.

Trois mandats menés en fanfare, sur le thème de l’insécurité, pour des résultats plus que maigres, puisque notre ville vient d’être déclarée zone de sécurité prioritaire (ZSP).

« Les ZSP ont été définies, en fonction de critères objectifs de gravité déterminés – dans le cas de notre ville- par la direction générale de la gendarmerie nationale. L’analyse de l’évolution de la délinquance montre une forte montée de l’insécurité, de 190 % pour l’ensemble des indicateurs particulièrement entre 2010 et 2012. Les vols liés à l’automobile ont progressé de 380 % en 2010 et les cambriolages des résidences principales et secondaires ont connu une forte hausse de 41 % en 2012 »[1].

Au lieu de reculer, la délinquance s’est bien enracinée dans notre ville, parce que la prévention des racines de celle-ci n’a jamais été la priorité de M. Yves Leblanc et de son équipe UMP.

La perte de l’hôpital est également une triste illustration d’une politique d’isolement menée, par l’équipe en place de M. Yves Leblanc et sa colistière Mme Nathalie Ravier.

La politique d’urbanisme du maire et de son équipe UMP, se résume à confier les terrains disponibles à des promoteurs privés, qui en l’absence de projets municipaux, ne se soucient que d’une rentabilité maximum, sans tenir compte des besoins des anciens et des nouveaux méruviens: développement économique générateur d’emploi, centre de santé, logement, places dans les crèches, écoles aux normes, structures pour nos jeunes, espaces culturels dignes pour nos artistes et nos associations, commerces de proximité et animation du centre-ville, transport, résidences pour personnes âgées, espaces verts, etc.

Une telle politique a déstructuré notre cité et a fait de Méru une ville-dortoir. Mme Nathalie Ravier s’est d’ores et déjà engagé à poursuivre cette politique désastreuse pour notre ville.

Disons Stop .  Méru mérite beaucoup mieux que de devenir une ville dortoir et une simple friche industrielle.

Mostapha

[1] ASSEMBLÉE NATIONALE , Rapport N° 258, PAR M. Jean-Pierre BLAZY, rapporteur.


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