Méru : Hausse des tarifs de la restauration scolaire

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CONSEIL MUNICIPAL DU 26 MARS DERNIER :

LE MAIRE ET SA MUNICIPALITE ENVISAGENT UNE HAUSSE IMPORTANTE DES TARIFS DE LA RESTAURATION SCOLAIRE


Le Maire Yves Leblanc proposait une majoration de 2,5% de tous les tarifs de cantine.

 

De plus, comme les tranches de revenu proposées n’étaient pas actualisées, cela conduisait à ce que certaines familles connaissent des augmentations de 20% et plus ! C’est tout à fait inadmissible.

Nous considérons pour notre part que plusieurs éléments doivent conduire à une actualisation modérée de cette tarification :

  • L’impact sur les familles de la crise et de la politique désastreuse du gouvernement Sarkozy (chômage, perte de pouvoir d’achat, hausse du carburant et des charges de chauffage, coût élevé du crédit, etc.)
  • Un revenu moyen des méruviens très en dessous de la moyenne nationale comme vient de le relever le récent rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Les prestations du service public communal doivent donc être servies, selon nous, sans trop peser sur le budget des familles
  • Le prix ne doit pas être un frein pour la fréquentation de la cantine. Pour les foyers les plus modestes, ce déjeuner est parfois le moyen de garantir un repas complet et équilibré aux enfants
  • Les excédents budgétaires générés par le niveau actuel de l’imposition locale permettent à la Ville de faire un effort sans que cela pèse sur les contribuables

Yves Leblanc a obstinément refusé d’entendre nos arguments et nos propositions. En fin de débat, prenant sans doute conscience du caractère inacceptable et impopulaire d’une mesure qu’il avait cru pouvoir faire adopter discrètement (!), il finit par retirer la question de l’ordre du jour de cette séance.

NOUS AVONS REUSSI A BLOQUER CETTE DECISION

Nous avons réussi à éviter le pire ! Nous serons vigilants et défendrons les intérêts des méruviens lorsque cette question sera à nouveau débattue.

Rappelons que, pour les mêmes raisons, nous nous étions fortement opposés au nouveau règlement des centres de loisirs qui n’accorde aucune souplesse de paiement et met les familles dans des difficultés de trésorerie importantes.

Malheureusement, aucun conseiller municipal de la majorité n’est sensible à nos arguments ; toutes et tous votent aveuglément les rapports du Maire… La majorité reste la majorité, et elle emporte la décision au moment du vote.

Hervé De Deroy, Président du groupe Méru Ensemble.

 

Fermetures des Urgences de Méru

Le Méruvien, Politique de santé, Ville Pas de commentaires »

Le C.H.I des Portes de l’Oise s’est contenté d’un communiqué laconique, le 8 février, sur son site internet :

« A compter du 1 février 2012, les Urgences de Méru seront fermées définitivement

En raison du manque récurrent d’effectif médical, nous vous informons de la fermeture définitive du service urgences du site de Méru à compter du 1 février 2012.
Veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée, vous rendre directement aux urgences de Beaumont sur Oise, 25, rue Edmond Turcq ou contactez le 15. »

Depuis le 1er février, il est donc permis d’imaginer la détresse d’un certain nombre de patients qui se sont « cassé le nez » sur cette porte fermée.

Il est tout de même assez scandaleux que la population n’ait pas été préalablement mieux informée. Il semble bien que la presse n’ait découvert cette info officielle qu’en même temps que nous, le 8 février.

Quant aux élus locaux, le Docteur Alain Letellier, Président de la Communauté de Communes des Sablons, et le Maire de Méru, 1er Vice président du Conseil de surveillance du CHI, chacun comprendra leur peu d’empressement à porter cette information à leurs administrés.

Voilà moins d’un an le maire de Méru se voulait rassurant « il avait obtenu des garanties du CHIPO  pour le maintien des urgence le jour »…

Mais si cette fermeture définitive ne suscite pas plus d’émotion, c’est aussi pour une bien triste réalité: nos élus UMP, tant à la tête de la C.C des Sablons qu’à celle  de la Ville de Méru ont habitué les médias et leurs administrés à cette mort du service public de santé.

Ils avaient hérité, en 1995, d’un Hôpital, l’Hôpital Albert-Degremont fièreté de toute une population, avec Maternité, Chirurgie, Médecine, Urgences … Ce que retiendra l’histoire locale de leurs mandats électifs c’est leur incroyable passivité*  face à la fermeture successive de TOUS ces services publics de santé.

James Tellier

*passivité est en l’occurrence un mot …« politiquement correcte ». Nous pourrions être plus durs, en nous souvenant des luttes menées dans les années antérieures à 1995, par les élus d’alors qui savaient mobiliser pour les manifestations, intervenir auprès des ministères… actions qui avaient permis de laisser cet héritage d’un service publique de santé digne de ce nom !

 

Liberté d’expression, démocratie et élus locaux

Bonnet d’âne ou cerise, Communauté de Communes Pas de commentaires »

Alain Letellier et Yves Leblanc ont quelques points communs : ils aiment le pouvoir sans partage, n’acceptent aucune opposition, et s’emportent violemment, allant jusqu’à humilier publiquement le « pauvre » conseiller qui a eu l’outrecuidance de douter de la pertinence de telle ou telle décision. Ils sont nombreux à avoir subi les foudres de leur président lors de réunions de la Communauté de Communes des sablons. Comme le révèle le courrier Picard dans son édition du jeudi 22 décembre dernier (voir ci-dessous), le dernier à s’être vu vertement invité à   »s’écraser » est son collègue maire de Villeneuve les Sablons.

Ses victimes ne sont pourtant pas de ses opposants politiques. Encore faudrait-il que ces derniers aient le droit de siéger dans cette Assemblée de la Communauté de communes des Sablons. Le maire UMP de Méru ayant purement et simplement décidé qu’aucun conseiller de gauche ( pourtant élus avec 49% des suffrages méruviens) n’auraient de délégation au sein de la CCS. Sur 12 conseillers méruviens, 12 sont de droite ! Ce, bien entendu avec la bénédiction de son ami Alain Letellier.

Car la gauche est ici interdite :

- Les militants sont « virés » du marché de St Crépin par le maire en personne, avec «  interdiction d’y distribuer des journaux ».

- A Méru, les conseillers municipaux ont droit à une indemnité mensuelle d’environ 300 €… mais seulement les « politiquement corrects », car les conseillères et conseillers de gauche n’y ont pas droit !

Quant aux journalistes, ils sont instamment priés de n’écrire que ce que notre maire et notre président de C.C leur indique, sinon… le premier est prompt à téléphoner à leur direction de rédaction pour leur indiquer comment ils doivent travailler, et le second les invective, les menace ou leur donne ses consignes en séance publique.

Vive la démocratie. Vive la liberté d’expression.

James Tellier

 

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