Peut-on laisser démolir l’ancienne piscine de Méru ?

Communauté de Communes, conseil municipal, Urbanisme, Ville Pas de commentaires »

Chaque fois que je passe devant l’ancienne piscine de Méru, mon cœur se serre un peu. Non pas que je sois une ancienne méruvienne de souche… Mais le style de cette époque, dans sa simplicité et sa robustesse, me plaît. Et me plaît surtout le symbole de cette piscine construite par des ouvriers chômeurs, construction d’utilité publique, pendant le Front Populaire. Une initiative qui devrait servir de modèle à notre époque où sévit le chômage. Un patrimoine architectural, historique, social dont nous devrions être fiers, au lieu de le vendre et le remplacer par un parking privé d’hôtel.

Il y aurait tant d’autres projets possibles… La gare d’Orsay a bien été réaménagée en musée de l’impressionnisme, et l’ancienne piscine de Roubaix en musée d’art et d’industrie (et quel magnifique musée !)… J’imagine bien l’ancienne piscine de Méru transformée en annexe du musée de la nacre, ou en musée d’histoire locale et de traditions populaires. Avec à proximité le magnifique parc de la ville, si bien restauré. Quel bel ensemble pour notre ville….

Si le musée de la nacre a vu le jour, c’est bien parce qu’une poignée d’utopistes s’est lancée dans l’aventure, alors que personne n’y croyait…  Je pense notamment à notre ami Pierre Dunil aujourd’hui disparu. Pourquoi ne pas poursuivre cette belle utopie en allant encore plus loin ?

N’y a-t-il aucun moyen de sauver ce site ? Ne peut-il être inscrit quelque part sur un inventaire et être protégé ?

Comment faire pour trouver d’anciens Méruviens qui pourraient avoir des documents utilisables à cet effet ? Dans un premier temps, ne pourrait-on lancer une action dans ce sens, qui serait suspensive de toute décision de destruction, pour gagner du temps en attendant de finaliser un projet plus positif ?

J’espère que ce modeste article se verra relayé par mail à un grand nombre de contacts, notamment aux anciens Méruviens, afin de rassembler les personnes qui se sentent concernées par cette question, et de voir si quelque chose est possible.

Anne-Marie Thullier

La piscine municipale remplie de gravas provenant de divers chantiers communaux

 

Fermeture des urgences de nuit : l’Hôpital de Méru meurt à petit feu

Communauté de Communes, Ville Pas de commentaires »

Le démantèlement des services publics de santé continue à Méru. Le 1er juin dernier  le service de nuit des urgences fermait.  La liste des coups portés à l’Hôpital est longue : fermeture de la maternité en 2001, fermeture de la chirurgie en 2008, et fermeture  surprise du service médecine il y a quelques mois.

L’argument avancé par la direction pour fermer les urgences est toujours le même : l’hôpital n’est pas assez rentable.

L’argument énoncé vient de celui avancé par l’Etat à travers la Loi Bachelot  qui a pour objectif la rentabilité optimale de l’hôpital :

-rémunération des hôpitaux en fonction de leur activité

-un directeur d’hôpital omnipotent face à un conseil de surveillance sans pouvoirs

- la création de l’ARS véritable défenseur de la volonté gouvernementale

-la création de déserts médicaux avec les regroupements hospitaliers dans des grands pôles

Le vent du libéralisme souffle sur la santé. Il souffle sur tous les services publics en France depuis le lancement de la réforme de l’Etat par la droite en 2007 avec la révision générale des politiques publiques dite RGPP. La droite avance qu’elle veut réduire les dépenses de l’Etat tout en veillant au souci et à l’amélioration des besoins des usagers. On voit les résultats : la privatisation des services publics dégrade sérieusement les conditions de vie des concitoyens. A Méru dorénavant les urgences médicales ne doivent plus être urgentes puisqu’il faudra faire minimum 20km pour aller à Beauvais ou à Beaumont.

Cette politique de casse du service public est relayée localement par le maire de Méru qui estime que vu le déficit des hôpitaux de Méru et Beaumont (que la fusion devait sauver) le pole de santé qui remplacera l’hôpital d’ici 2013 sera plus adapté. On a pour l’instant beaucoup de mal à croire le maire qui nous évoquait  il y a quelques mois sa volonté de maintenir les urgences aujourd’hui fermées. On a beaucoup de mal à imaginer que celui qui avalise  la casse des services de santé sur son territoire participe ensuite un projet en faveur des habitants.

Notre mobilisation pour sauver l’hôpital de Méru est engagée et continue. Nous défendons  l’hôpital, service public  qui est et doit rester par principe non rentable puisqu’il  assure de manière égale l’accès aux soins sur le territoire.

Une mobilisation d’autant plus nécessaire, que l’hôpital de Méru n’est pas le seul touché dans l’Oise. La logique du profit  menace les hôpitaux de Senlis, Creil, Clermont..et la liste n’est pas exhaustive. Les résistances locales grandissent à mesure que le démantèlement orchestré par l’ARS se concrétise.

Le message est clair : la santé n’est pas une marchandise.

Extrait d’un reportage de France 3 Picardie:

http://picardie.france3.fr/info/les-urgences-fermees-la-nuit-69052568.html?onglet=videos

 

Du pessimisme et du catastrophisme il faudrait se garder

Economie locale 1 Commentaire »

Nantes, France
Creative Commons License photo credit: mainblanche

Dans le dernier numéro du « Méruvien », le maire de Méru, se félicitant de la « bonne santé financière » de la commune, semble peu inquiet pou 2009 : « La période est difficile mais notre plus grand ennemi est sans aucun doute le pessimisme ». Il croit « que les mesures découlant du G 20 rétabliront la confiance, moteur déterminant dans le domaine économique » ….. !

Droit dans ses bottes, Monsieur LEBLANC continue de soutenir un système qui s’effondre causant des dommages irréversibles à notre économie, touchant dans notre département les sous-traitants automobiles en particulier [Le Parisien du 8 décembre 2008]

- 6089 salariés dans l’Oise en repos forcé ou en chômage technique, n’ y- a – t ’il pas des raisons d’être pessimiste ?

- 1260 employés chez FAURECIA Méru qu s’attendent à une cessation d’activité de 15 jours en fin d’année, n’est-ce pas catastrophique ?

Qu’ont fait les gouvernements de droite pour préserver l’emploi plutôt que les gains des actionnaires ?

Qu’a fait Monsieur LEBLANC, depuis 13 ans pour agir sur le développement économique, diversifier l’activité, créer de nouveaux emplois ?

Le moment n’est plus aux discours. Il est suffisamment grave pour exiger des actes.

Ester

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