La facture éducative de 10 années de droite au pouvoir

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 La France vient de recevoir la facture éducative de 10 années de droite au pouvoir. Les résultats de notre système éducatif, évalués par le test PISA entre 2009 et mai 2012, montrent à quel point la précédente majorité a délaissé l’éducation.

Les critiques formulées par Luc Chatel contre l’actuel gouvernement sont parfaitement intolérables et déplacées au regard de son bilan comme ministre de l’Education nationale de la droite au pouvoir. La réalité est sans appel : un accroissement des écarts de niveau entre les élèves, avec un plus grand nombre d’élèves en difficulté et en grande difficulté ; une aggravation des déterminismes sociaux : l’école française est aujourd’hui celle des pays de l’OCDE où l’origine sociale des enfants pèse le plus lourd dans les résultats scolaires.

Ce bilan, c’est celui de l’abandon de l’école par la droite lors du dernier quinquennat.

L’insoutenable légèreté avec laquelle Nicolas Sarkozy et l’UMP ont traité l’éducation explique la situation : suppression de 80 000 postes, destruction de la formation des enseignants, déscolarisation des jeunes enfants, démantèlement des RASED, attaques contre les remplaçants etc.

Nous payons aujourd’hui le prix de cette politique. La nouvelle majorité a donc raison de faire de la refondation l’école de la République une priorité. L’étude PISA le confirme d’ailleurs en approuvant le diagnostic, en soulignant que les réponses du gouvernement vont dans le bon sens et en l’incitant à poursuivre les réformes engagées.

Le Parti socialiste soutient le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon dans le travail engagé pour mieux venir en aide aux élèves en difficultés pour élever le niveau de tous :

– priorité au premier degré, parce que c’est là que se scellent trop souvent les inégalités et les destins scolaires. Avec notamment la réforme des rythmes scolaires, qui bénéficiera en priorité aux élèves les moins favorisés.

– dispositifs innovants en primaire dans les zones les plus déshéritées (plus de maîtres que de classes, scolarisation des moins de trois ans).

– liaison école-collège, moment de trop nombreuses ruptures.

– effort sans précédent sur le remplacement (avec 1 000 postes dédiés dès cette année) ; car le non-remplacement d’un professeur absent fragilise les apprentissages.

– formation des enseignants : pour qu’ils puissent aborder leur métier avec tous les outils nécessaires pour accompagner les élèves dans leurs apprentissages.

Le deuxième temps de la refondation qui commence cet hiver permettra d’amplifier ce qui a déjà été engagé avec notamment : le chantier des métiers, pour redéfinir ce que doit être l’enseignant du 21e siècle, dans le dialogue avec les organisations syndicales ; la mise en place du Conseil supérieur des programmes, pour réorganiser l’ensemble de la scolarité obligatoire (école et collège) ; la réforme à venir de l’éducation prioritaire pour qu’enfin notre pays offre les mêmes chances à tous ses enfants.

Le gouvernement a pris la pleine mesure de la situation. Il a compris à quel point l’Education nationale avait été abimée par ceux qui passent leur temps à donner des leçons de gestion.

Rien, aucune polémique à visée politicienne, aucune manipulation des réformes mises en œuvre, ne doit venir freiner l’élan réformateur insufflé par Vincent Peillon. Tout ce qui est réalisé aujourd’hui ne l’est que dans un seul intérêt : celui des élèves et de la jeunesse de France.

 

Emeric Bréhier, secrétaire national à l’Education

Rythmes scolaires : la municipalité rattrapée par son imprévision

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hdd,cm2013Le Maire de Méru vient d’annoncer sa décision de reporter à l’année scolaire 2014-2015 la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Dans un courrier adressé aux parents d’élèves il tente de masquer l’imprévision et l’irresponsabilité d’une équipe municipale qui a traité ce dossier de la plus mauvaise façon, en particulier par un défaut de concertation consternant.

Rappelons l’enchainement des faits qui conduisent à cette décision.

Ce n’est que le 18 mars dernier, soit moins de deux semaines avant la date butoir pour se déterminer, que le Conseil municipal reçoit une communication du Maire sur le sujet. Une communication, c’est-à-dire que le Maire entend ne pas faire débattre sur cette question et prévoit que cela soit une simple information. Le rapport présenté est clair : « la ville de Méru appliquera cette réforme dès la rentrée de septembre 2013 ».

De très nombreux parents d’élèves sont venus ce soir-là assister à la séance du Conseil municipal pour interpeler le Maire sur le contenu du projet, pour connaître la nature des activités périscolaires proposées à leurs enfants, pour exprimer leur point de vue sur l’organisation horaire envisagée.

Refus du Maire de donner la parole aux parents, d’entendre leurs interrogations ; ce n’est que sous la pression que j’ai exercée et l’insistance des parents que le Maire a dû accepter le débat, faute de pouvoir l’éviter. Belle conception de la démocratie locale !…

Grâce à leur initiative, les parents ont obtenu la tenue d’une réunion en mairie quelques jours plus tard.  Cette réunion a pour l’essentiel permis de faire un constat : aucune réflexion sérieuse n’était engagée sur le programme des activités périscolaires ; la seule réponse de la municipalité a consisté à dire que les enfants pourraient faire… des coloriages! Quelle ambition pour une réforme dont l’objectif est la meilleure réussite des enfants dans leurs apprentissages !…

Fuyant sa responsabilité propre, la municipalité a renvoyé à un vote des conseils d’école la décision de mettre ou non en œuvre la réforme dès la prochaine rentrée.

Nous déplorons une situation qui a un double effet :

– les enfants de Méru vont devoir attendre un an pour bénéficier d’une organisation du temps scolaire respectant mieux les rythmes d’apprentissage et de repos, et vont subir le même retard pour accéder à des activités pédagogiques complémentaires très utiles.

– la ville perd le bénéfice d’une dotation financière importante de l’Etat très utile pour financer la mise en place des nouvelles actions périscolaires

L’absence de concertation approfondie de la part de la municipalité, en direction des parents d’élèves comme des enseignants, est la cause de ce qui nous apparaît comme un grand gâchis, une véritable occasion manquée de placer immédiatement l’enfant au cœur d’un projet éducatif local, construit collectivement dans l’intérêt des élèves et des équipes éducatives.

Une telle démarche que nous appelons de nos vœux chaque année, notamment dans les débats budgétaires du Conseil municipal, n’a jamais trouvé comme écho que l’insuffisance, parfois même la réduction progressive et systématique des moyens d’accompagnement qu’une ville se doit d’offrir au service public de l’éducation.

On comprend mieux ainsi que les esprits soient peu préparés à la mise en œuvre de la réforme et que cela ait pu faire naître quelques inquiétudes légitimes chez certains parents et enseignants lorsque le Maire a fait connaître son intention de mettre en œuvre cette réforme dès la rentrée prochaine. La municipalité ayant fait si peu tout au long de ses mandats et n’étant aujourd’hui prête qu’à offrir un coloriage massif aux enfants, il y a effectivement de quoi être inquiets !…

C’est bien dommage pour les enfants.

Hervé DE DEROY

Informations sur cette réforme:

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/pourquoi-une-reforme-sur-les-rythmes-scolaires

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Le Service Minimum d’Accueil(S.M.A) assuré par des enseignants retraités ou morts ?

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Creative Commons License photo credit: elmada

 

L’état, en la personne de Xavier Darcos, a mis en place un système pour accueillir les élèves lorsque leurs enseignants font grève. De la même manière que les militaires du contingent ont parfois été appelés à remplacer les éboueurs ou les aiguilleurs du ciel lors de mouvements de grève….Mais cette fois, ce sera pour toutes les grèves systématiquement. Ce Service Minimum d’Accueil (S.M.A), rebaptisé depuis par le législateur « droit d’accueil des élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire », ne cesse d’alimenter la polémique. Lire la suite de l’article »

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