Comment créer de nouveaux impots ?

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Interlude culturel proposé par

Anne Marie THULLIER


Extrait du « Diable Rouge « , d’Antoine Rault, mis en scène par Christophe Lidon au Théâtre Montparnasse, pièce qui vient de recevoir deux Molières.

- Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou?

- Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.  Mais l’Etat? L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

- Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

- Mazarin : On en crée d’autres.
- Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
- Mazarin : Oui, c’est impossible.
- Colbert : Alors, les riches ?

- Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

- Colbert : Alors, comment fait-on ?

- Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là !   Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ! C’est un réservoir inépuisable.

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Du pessimisme et du catastrophisme il faudrait se garder

Economie locale 1 Commentaire »

Nantes, France
Creative Commons License photo credit: mainblanche

Dans le dernier numéro du « Méruvien », le maire de Méru, se félicitant de la « bonne santé financière » de la commune, semble peu inquiet pou 2009 : « La période est difficile mais notre plus grand ennemi est sans aucun doute le pessimisme ». Il croit « que les mesures découlant du G 20 rétabliront la confiance, moteur déterminant dans le domaine économique » ….. !

Droit dans ses bottes, Monsieur LEBLANC continue de soutenir un système qui s’effondre causant des dommages irréversibles à notre économie, touchant dans notre département les sous-traitants automobiles en particulier [Le Parisien du 8 décembre 2008]

- 6089 salariés dans l’Oise en repos forcé ou en chômage technique, n’ y- a – t ’il pas des raisons d’être pessimiste ?

- 1260 employés chez FAURECIA Méru qu s’attendent à une cessation d’activité de 15 jours en fin d’année, n’est-ce pas catastrophique ?

Qu’ont fait les gouvernements de droite pour préserver l’emploi plutôt que les gains des actionnaires ?

Qu’a fait Monsieur LEBLANC, depuis 13 ans pour agir sur le développement économique, diversifier l’activité, créer de nouveaux emplois ?

Le moment n’est plus aux discours. Il est suffisamment grave pour exiger des actes.

Ester

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