Le patrimoine culturel, social et humain de notre Ville doit être mieux mis en valeur.

culture, Ville 1 Commentaire »

A la lecture de nos articles publiés sur ce blog, nous avons des réactions de Méruviens. Réactions qui viennent enrichir le débat sur le site du Musée de la Nacre et confortent notre vision d’un grand pôle culturel intégrant, autour du Musée, le bâtiment annexe (projet d’hôtel rejeté) ,  le site de l’ancienne piscine et le parc de la Ville.

Parmi ces réactions, nous publions celle de Jean Bettler qui fut Maire-adjoint chargé de l’urbanisme, au côté de Guy Vadepied Maire de Méru de 1977 à 1995.

 »

Au musée, il manque ?

Une salle qui évoquerait l’époque préhistorique de Méru.

Méru est connu pour son passé néolithique.

Pour ma part, j’ai découvert, il y a bien 70ans, dans le terrain proche du chemin de la Mare aux joncs (maintenant, Villages de Méru) des haches polies. A l’automne, après les labours du fermier, les pluies qui lavaient le terrain, les silex ressortaient.

Par ailleurs , Paul Picaut psychologue àu collège du Thelle avait présenté dans cet établissement, une exposition sur la taille des silex avec ce qu’il avait trouvé sur le chantier du lycée Paul Langevin. La collection sera envoyée au musée départemental, faute d’autre solution.

Lors d’une de mes permanences en mairie, il y a bien 30ans, un habitant du quartier de la nacre me remettra une hache taillée , trouvée sur le même chantier ; Il souhaitait que soit préservée sa trouvaille. J’ai demandé au musée, j’attends encore une réponse.

A Méru, dans le passé plusieurs chercheurs, messieurs Van ees Beck (père d’Eric) et Delaisement vendeur de tonneaux ont amassé des tonnes de silex trouvés dans la région. Une partie a été envoyée au musée départemental, le reste ?

Je sais aussi qu’à Bornel, Mr Blondel avait une jolie collection dans une vitrine. Disparu depuis longtemps, qu’est devenue sa collection ?

Dans un autre domaine, lors de la construction de L’autoroute A16, le constructeur Scétauroute fut obligé de faire des fouilles archéologiques. Chaque commune concernée a reçu un dossier la concernant. Le musée pourrait regrouper tous les dossiers qui permettraient  dans le futur, une thèse sur l’habitat au moyen âge.

La construction du boulevard de l’Esches et de la station d’épuration a permis de mettre à jour des traces d’habitat.

En l’absence d’un lieu, beaucoup a été perdu.

La vie à Méru n’a pas commencé aux 18 et 19 ème siècle !

 Il manque également dans ce musée, la vie des habitants de Méru et sa région. La vie des boutonniers et des tabletiers.

La célébration du centenaire des grèves de 1909, nous a permis de redécouvrir les conditions de vie à cette époque.

Il faut rappeler  les raisons de cette grève. La baisse de 30à 50% des tarifs de fabrication des boutons proposée par les patrons. Il n’y avait  à cette epoque , ni caisse de grève, ni assedic,  ni ccas.

Dès le début du conflit, l’organisation des secours fut exemplaire, la création de soupes populaires, d’aides de toutes sortes, la solidarité des autres corps de métier, la fraternité dans la population, la participation des commerçants.

Tout ceci n’est pas évoqué dans le musée. On montre le travail, la fabrication, mais l’homme, ses souffrances, la personne humaine est oubliée !.

Jean Bettler

 »

Jean Bettler, à droite sur cette photo, au côté de Guy Vadepied, lors de la cérémonie de d’ouverture des Fêtes de Pâques (*) . Fêtes qui eurent  lieu chaque année de 1978 à 1995.

Vadepied-bettler.1978

A propos des Fêtes de Pâques, nous recherchons des documents (photos, vidéos…), qui viendront enrichir le patrimoine culturel et social de notre Ville.

A ce titre, vous pouvez visionner (lien ci-dessous) un film réalisé et mis en ligne par Bernard Benoît, également adjoint au Maire Guy Vadepied. En 1980 l’envol du ballon lançait les 3 jours de fêtes populaires qui mobilisait des foules impressionantes à Méru.

http://www.dailymotion.com/video/xvokqc_fetes-de-paques-meru-1980-envol-du-ballon_webcam#.UXf_erWeOzQ

Méru: un projet d’hôtel incohérent, financé sur les deniers publics, au service d’intérêts privés.

Communauté de Communes, culture, Le Méruvien, Urbanisme Pas de commentaires »

centreculturel2Depuis  la première annonce du projet d’ hôtel  dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre, les élus de gauche au Conseil municipal de Méru n’ont cessé d’exprimer leur désaccord sur ce projet. En séance du Conseil municipal comme auprès de la presse locale et sur ce même blog, nous avons manifesté notre hostilité à ce projet.

Alain Letellier semble (selon ses réactions dans la presse) découvrir cette opposition qu’il attribue à notre « rentrée en campagne des municipales ». Sans doute aurait-il entendu nos arguments dès le début, s’il n’avait soutenu, voire incité, la majorité municipale UMP de Méru, à  exclure  les élus de gauche de représentation au sein de la Communauté de Communes des Sablons. Belle conception de la démocratie lorsque près de 49% des électeurs méruviens n’ont aucun représentant dans une assemblée qui décide de la quasi totalité des  choix de leurs équipements collectifs.

Les raisons de notre opposition au projet d’hôtel sont multiples.

Le coût et le non-respect des règles d’urbanisme

Les élus locaux ne communiquent pas beaucoup sur ce point. Les seuls chiffres  portés à la connaissance du public sont les sommes inscrites au budget 2013 de la CCS : 1 500 000 euros pour l’hôtel.

Il est permis de le penser, comme toujours dans ces constructions, le coût réel final risque de se révéler infiniment plus élevé. Déjà, deux avis défavorables de la Commission départementale de sécurité, les 6 mars et 17 juillet 2012, ont obligé à des aménagements supplémentaires.  S’y ajoute le recours à un cabinet juridique pour le choix d’exploitation et le montage éventuel du dossier d’appel d’offres (non chiffré)

Ensuite, toujours aux frais des contribuables,  vient le coût (combien ?) de l’aménagement en parking privé fermé (réservé aux clients de l’hôtel).  Circonstances aggravantes:

- a) ce parking serait aménagé sur le site de l’ancienne piscine construite par les chômeurs méruviens en 1934.

plaque-pisine 1934 2

 

Ce site porteur de l’histoire locale, réduit à un vulgaire parking, cela traduit un certain mépris pour le patrimoine historique de notre Ville

– b) les prescriptions du PLU ne sont pas respectées:  notamment l’obligation, pour un hôtel, d’aménager les surfaces de stationnement qui lui font défaut sur un autre terrain situé à moins de 100 m de son implantation. Or la distance entre ce bâtiment et le site de l’ancienne piscine est de près de 200 mètres.

L’argent des contribuables au service d’intérêts privés.

Est-il moral, voire légal, d’engager les deniers publics pour des équipements qui ne bénéficieront pas aux contribuables du canton, mais à des gens de passage suffisamment aisés pour payer des nuités à 100€ dans des chambres ou plus encore dans des suites.

Il est indécent d’engager l’argent des contribuables sur un projet aussi onéreux, quand, dans le même temps, le président et les élus de la CCS refusent d’engager le moindre centime pour doter Méru et son canton d’une structure médicale qui nous manque si cruellement après la fermeture de l’hôpital !

Quand Alain Letellier dit-il la vérité ?

Sur la demande de permis de construire il est écrit: « L’objet de la présente demande de permis de construire est la transformation d’un magasin d’usine désaffectée en hôtel 3 étoiles afin de compléter l’offre d’accueil du musée de la nacre et de la tabletterie. »

Visiblement, il s’agit là de la version destinée à séduire et emporter l’adhésion de la Direction régionale des affaires culturelle (DRAC), car pour tenter de rassurer des élus qui se posent des questions sur la vocation réelle de cet hôtel, Alain Letellier explique:  » Il existe une forte demande de la part des entreprises des Sablons (Faurecia, EJ Hempel par exemple) pour héberger leurs cadres. »(extrait de compte rendu de la CCS)

Il s’agirait donc bien d’un financement par la Communauté de communes des Sablons, au frais des contribuables, pour servir des intérêts purement privés. L’argument « culturel » n’est qu’une fausse barbe !

Quand il écrit  » la transformation d’un magasin d’usine désaffectée », il fait fi, là encore de la vérité. Et le maire de Méru qui signe le permis de construire est, lui, complice de cet autre mensonge. De nombreux documents le prouvent:  ce bâtiment n’était plus un bâtiment d’usine désaffectée : de 1989 à 1995 il fut un lieu d’expression culturelle. Des artistes, peintres, sculpteurs et autres plasticiens y ont été accueillis en résidence et de nombreuses expositions , conférences, concerts y ont été organisés.

Et cette affectation de bâtiment à vocation culturelle, ni  Alain Letellier, ni les élus méruviens qui siègent à la CCS ne pouvaient l’ignorer. Il était présent lors de l’inauguration du projet qui préfigurait le Musée de la Nacre et le Centre culturel en décembre 1989. (Ci- dessous un document édité à l’issue de cette inauguration où il apparaît en présence, entre autres,  du Préfet Philippe Massoni et du Maire Guy Vadepied)

Inauguration-montage-photo-613r souvenez vous desmarest.r

Il eut été plus judicieux d’affecter définitivement ce bâtiment à sa vocation de Centre culturel. Un choix homogène dans  un magnifique ensemble dédié à la culture, la découverte, la détente, au service de TOUTE la population  et infiniment moins cher que celui en préparation place du Jeu de Paume: cette tour de 5 étages (faute de surface suffisante au sol) qui va coûter aux contribuables plus de 3 millions d’euros !

Pour toutes les raisons citées plus haut, et pour d’autres que nous développerons encore,  nous avons décidé de mener une bataille contre ces projets, d’alerter nos administrés sur ces incohérences et de lancer une pétition demandant l’abandon de ce projet d’hôtel.

Nous le notons, la candidate méruvienne à la succession du Maire UMP, qui ne s’exprime pourtant sur aucun sujet, a tenu (est-ce une surprise ?) a afficher son soutien à ce projet d’hôtel.

à lire également sur ce même blog : 

(publié le 20 octobre 2012)     Quel Centre culturel à Méru ?

La pétition en ligne:

Privé : NON au projet d’hôtel dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre !

 

James Tellier

Quel Centre culturel à Méru ?

Communauté de Communes, culture, Urbanisme, Ville 1 Commentaire »

Nous, conseillers municipaux socialistes, nous sommes opposés au choix du maire de Méru et de sa majorité, sur le lieu de l’implantation du futur centre culturel.

Nous pensons en effet que Méru DOIT se doter d’un tel équipement, mais la décision de l’implanter place du Jeu de Paume est une erreur. La surface réservée à cet endroit est très insuffisante, à un tel point qu’il faudra empiler 5 niveaux. Nous allons ainsi nous doter d’une « tour » avec des espaces réduits qui ne permettront pas de recevoir avec aisance les expositions, et de ne disposer que de salles d’évolution limitant le nombre des participants.

L’expérience de la médiathèque, qui se révèle déjà d’une surface insuffisante pour une population locale qui est en pleine évolution, risque fort de se répéter.

Nous découvrirons très vite les mêmes insuffisances pour le futur centre culturel.

La majorité municipale a implanté successivement – sur ce quartier où existait le cinéma -, le centre fiscal, la médiathèque, la Poste. Maintenant elle veut y ajouter le Centre culturel. Nous connaissons déjà de gros problèmes de circulation et de stationnement dans ce quartier.

Doit-on en rajouter ?

Nous nous opposons à un autre projet :

Jumelé au Musée de la Nacre, il existe un magnifique bâtiment dans lequel la communauté de communes veut aménager un hôtel (!).

Une aberration ! Il ne proposera que 25 chambres de « haut de gamme ». Ce qui pose la question de sa future rentabilité, mais surtout interroge sur le bien-fondé d’engager les deniers publics dans cet aménagement qui sera ensuite confié à la gestion privée.

Hotel pour lequel la Communauté de communes veut transformer le site – porteur de l’histoire de notre Ville – de l’ancienne piscine municipale, en vulgaire parking de nuit !  (seconde aberration!)

 

 

Notre projet de centre culturel :

Quel magnifique Centre culturel dans cet immeuble voisin du Musée de la Nacre !

Quel bel ensemble !

Imaginons :

le Centre culturel,  le Musée de la Nacre, un parcours découverte dans le parc municipal un grand pôle dédié à la culture, la détente, la mémoire de notre Ville, incluant le site de l’ancienne piscine municipale !

Un projet résolument moderne qui ne trahit en rien le passé historique de la capitale de la Nacre, mais au contraire le sublime !

Déjà, en 1994, l’esquisse avait été faite de ce qui devait être un

Centre culturel dans sur ce site des anciennes usines Desmarest.

Les documents ci-joints montrent  tout le potentiel offert en ces lieux. Vaste salle bénéficiant d’un bel éclairage naturel.

Lieu d’expositions,

de spectacles,

de conférences,

de séminaires…

Photos Éric Van Ees BeeckPhotos Éric Van Ees Beeck

Comment peut-on abandonner un tel trésor architectural  à un hôtel dont ne bénéficieront que quelques privilégiés de passage !…

Passer à côté de cette opportunité n’est pas seulement une erreur commise par nos élus locaux, c’est une FAUTE qui marquera leur mandat.

James Tellier

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