Peut-on laisser démolir l’ancienne piscine de Méru ?

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Chaque fois que je passe devant l’ancienne piscine de Méru, mon cœur se serre un peu. Non pas que je sois une ancienne méruvienne de souche… Mais le style de cette époque, dans sa simplicité et sa robustesse, me plaît. Et me plaît surtout le symbole de cette piscine construite par des ouvriers chômeurs, construction d’utilité publique, pendant le Front Populaire. Une initiative qui devrait servir de modèle à notre époque où sévit le chômage. Un patrimoine architectural, historique, social dont nous devrions être fiers, au lieu de le vendre et le remplacer par un parking privé d’hôtel.

Il y aurait tant d’autres projets possibles… La gare d’Orsay a bien été réaménagée en musée de l’impressionnisme, et l’ancienne piscine de Roubaix en musée d’art et d’industrie (et quel magnifique musée !)… J’imagine bien l’ancienne piscine de Méru transformée en annexe du musée de la nacre, ou en musée d’histoire locale et de traditions populaires. Avec à proximité le magnifique parc de la ville, si bien restauré. Quel bel ensemble pour notre ville….

Si le musée de la nacre a vu le jour, c’est bien parce qu’une poignée d’utopistes s’est lancée dans l’aventure, alors que personne n’y croyait…  Je pense notamment à notre ami Pierre Dunil aujourd’hui disparu. Pourquoi ne pas poursuivre cette belle utopie en allant encore plus loin ?

N’y a-t-il aucun moyen de sauver ce site ? Ne peut-il être inscrit quelque part sur un inventaire et être protégé ?

Comment faire pour trouver d’anciens Méruviens qui pourraient avoir des documents utilisables à cet effet ? Dans un premier temps, ne pourrait-on lancer une action dans ce sens, qui serait suspensive de toute décision de destruction, pour gagner du temps en attendant de finaliser un projet plus positif ?

J’espère que ce modeste article se verra relayé par mail à un grand nombre de contacts, notamment aux anciens Méruviens, afin de rassembler les personnes qui se sentent concernées par cette question, et de voir si quelque chose est possible.

Anne-Marie Thullier

La piscine municipale remplie de gravas provenant de divers chantiers communaux

 

Urbanisme à Méru : l’incohérence !

Bonnet d’âne ou cerise, Communauté de Communes, conseil municipal, culture, Economie locale, Le Méruvien, Urbanisme, Ville Pas de commentaires »

Lorsque le cinéma le Domino fut construit, le choix de l’emplacement par l’équipe municipale conduite par Guy Vadepied, ne fut pas le fruit du hasard : il devait s’intégrer, sur le grand espace dégagé entre l’actuel rond point du bas de la rue de la gare et la place du jeu de Paume,  dans un grand ensemble culturel où viendraient se joindre au cinéma, la médiathèque, le centre culturel avec salle de spectacle,  école de musique, d’arts plastiques, studio musical… Bref, un espace culturel digne d’une ville moderne, à la dimension d’une population promise à 25 000 habitants dans les 10 ans à venir si l’on en juge par le rythme actuel des constructions.

Et patatras ! En 1995 un nouveau maire est élu et l’une de ses premières initiatives est d’implanter au beau milieu de ce grand espace … le centre des impôts. Il prend conscience ensuite que l’idée d’un centre culturel avec médiathèque, idée qu’il avait combattu avant d’être élu, était d’évidence une réalisation indispensable. Mais voilà… où les implanter ?  Un coin entre le haut pignon d’un immeuble et le Centre des impôts est là disponible. Trop petit ? Qu’à cela ne tienne : on fera une petite médiathèque et pour le centre culturel on verra plus tard !

Résultat : nous avons une médiathèque rikiki et, coincée dans une dent creuse, impossible à agrandir lorsque nécessité obligera avec l’accroissement de la population.

Lorsque se réalise la rénovation de la place du jeu de paume, une autre dent creuse apparait : un petit immeuble vétuste mitoyen du Cinéma. « Mais au fait ! … nous avons une petite médiathèque, mais pas de Centre culturel. Mettons-le dans cette dent creuse ! »

L’espace est, de l’avis même des architectes consultés, nettement insuffisant, mais tant pis, nous avons une médiathèque rikiki, nous aurons un centre culturel rikiki (rikiki mais à 3 000 000 € tout de même !). Pas d’espace pour les expositions, des salles trop petites ?  « Pas grave, nous aurons un beau petit objet à mettre dans la vitrine des prochaines élections municipales ! »

Plus sérieusement, nous élus de l’opposition, dénonçons en conseil municipal, lors de chacune des présentations de ces projets, cette politique du coup par coup, d’aménagements qui ne sont pas le fruit d’une grande vision d’ensemble, d’un programme à long terme.

Vision qui aurait permis la réalisation d’un véritable « village dédié à la culture et aux loisirs » au cœur de la ville,  qui aurait donnée une plus grande lisibilité à l’action et la programmation culturelle de notre ville et notre canton. On imagine aussi la vie redonnée à notre centre ville, et les retombées économiques pour le commerce local.

Au lieu de cela nous aurons des équipements éclatés, dispersés, inadaptés, et une programmation « illisible », ce qui ne favorisera pas la fréquentation du public. Tout cela est très dommageable pour la vie culturelle et économique de notre Ville, et par conséquence pour son image.

Pour les raisons exposées ci-dessus nous avons voté contre le projet de Centre culturel présenté le lundi 4 juillet en conseil municipal. Non pas contre le projet architectural en lui-même, mais contre l’espace « rikiki » qui lui est réservé.

Nous avons également voté contre la vente à la Communauté de commune de l’ancienne piscine municipale. Cette décision, votée elle aussi par la majorité UMP, est une insulte faite aux ouvriers chômeurs qui sous le Front populaire, avaient construit cette piscine qui a fait le plaisir, la joie, de milliers de Méruviens pendant plus de 60 ans. Cet espace fait partie du patrimoine historique de la population. Il est scandaleux d’accepter le projet fait par la Communauté de commune d’y réaliser un parking, fermé au public, pour les clients du futur hôtel. Hôtel qui, selon le désir d’Alain Letellier, est prévu dans l’immeuble jumeau du Musée de la Nacre.

Encore une décision inopinée, prise entre deux portes. Ce n’est conforme à notre conception de l’action concertée, de l’élaboration de programmes à long terme. C’est la politique du coup par coup, en fonction de l’humeur, du caprice du moment. Nous en mesurerons hélas les conséquences dans les années à venir.

James Tellier  Pour Méru Ensemble

Note annexe :
Les mêmes élus  qui s’apprêtent, dans le périmètre du Musée de la Nacre, à transformer en  hôtel et en parking des sites appartenant à notre patrimoine historique, tentent de faire barrage au projet d’un complexe commercial comportant un hôtel sur la commune d’Amblainville.  Comprenne qui pourra ! Le maire d’Amblainville ayant eu « l’outrecuidance » de se présenter contre l’UMP en place, serait-il politiquement incorrect ?

Le Projet de Rénovation Urbaine de Méru est un mauvais projet

conseil municipal, Logement, Nacre, Ville Pas de commentaires »

Le dernier point de l’ordre du jour du conseil municipal, très souvent  le plus embarrassant pour la majorité, est celui qui vient en débat vers minuit, quand les journalistes exténués par leur longue journée ont plié bagages. Ce sont les questions sur lesquelles le maire veut le moins d’échos possible.  Ce fut le cas pour la question de la fermeture de l’hôpital, reléguée en 28 ème question lors de la séance du Conseil municipal du 13 décembre dernier, obligeant le personnel hospitalier venu entendre leurs élus à attendre pendant plus de 3 heures !

Ce fut le cas le lundi 28 mars, lorsque, dernier point de l’ordre du jour , le Conseil municipal était invité à voter une dépense de 250 000 € pour le marché passé avec une officine de communication sur le Programme de Rénovation Urbaine du quartier de la Nacre.

Nous, élus du groupe Méru Ensemble, avons saisi ce point de l’ordre du jour pour communiquer les observations recueillies auprès des habitants concernés.

Texte de l’intervention de James Tellier au nom du groupe Méru Ensemble :

« Nous déplorons comme vous le coût de cette communication. 250 000 €, c’est cher, mais cela semble nécessaire quand on voit de quelle manière vous avez conduit votre communication en direction des habitants.

Une opération de rénovation urbaine, telle que celle en projet sur le quartier de la Nacre, avec relogement, démolition et reconstruction, nécessite la mobilisation de moyens financiers et humains importants. Cela implique l’obligation d’une étude préalable longue, sérieuse, où les habitants doivent impérativement être impliqués dès le début et jusqu’à sa conclusion.

Cela a-t-il été le cas pour les habitants de notre quartier ? NON !

En 2007, à quelques mois des élections municipales de 2008, vous vous êtes contenté de présenter aux habitants VOTRE projet de rénovation. A aucun moment, ni les habitants, ni  les associations, ni les enseignants du quartier, n’ont été sollicités pour participer à l’élaboration de ce projet.

Depuis, en dehors d’une exploitation éhontée de ce projet auprès de la population pendant la campagne des municipales, aucun retour vers les habitants pour recueillir les souhaits, leurs observations ou aspirations, visant à amender ce projet. Vous jugez sans doute que leurs avis n’ont aucun intérêt dans cette phase d’élaboration.

2007-2011 : quatre années sont passés.

Or, nous voilà entrés dans la phase de réalisation, et votre attitude reste la même : vous présentez le même projet, à quelques variantes près. Une fois encore, après un long monologue, devant 80 personnes dans le préau de l’école Jean Moulin, vous n’accordez  que 10 minutes d’une oreille distraite aux observations des  habitants.

Et pourtant, ils en avaient des choses à vous dire ces habitants !

Ils voulaient vous dire : « votre PRU est un mauvais projet »

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il a été concocté dans notre dos.

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il ne tient pas compte des besoins réels des méruviens actuellement en demande de logement ou mal logés. Ce projet n’est pas fait pour nous !

Ce projet n’est pas fait pour nous, car il propose des logements plus petits que ceux qui vont être démolis,  et l’offre de logements très sociaux est quasiment nulle. Il ne tient pas compte de la réalité sociale de la population concernée. Ce qui annonce les drames humains de demain avec toujours plus de familles mal-logées.

Votre PRU est un mauvais projet, parce que nos enfants qui avaient la chance d’avoir une école protégée de la grande circulation automobile, vont maintenant y être confrontés d’où qu’ils viennent !

1)      une voie, qui va être la voie principale du quartier et donc promise à une circulation importante, va passer devant leur école

2)      ceux qui habiteront sur le site de la friche Norinco, devront rejoindre la même école en traversant la route départementale !

Nous avions (et nous avons) d’autres tracés à proposer, mais encore aurait-il fallu que vous daigniez nous associer à l’élaboration. Jamais vous ne nous y avez invités en mairie, et comme vous avez décrété que nous n’aurions aucun représentant au conseil communautaire des Sablons, ce n’est pas là non plus que nous risquions d’être entendus.

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il n’accorde que peu d’importance aux équipements scolaires : nous allons avoir un apport important de population nouvelle et pas l’espace scolaire pour l’accueillir.

Votre PRU est un mauvais projet car vous en avez négligé le cœur de quartier (actuellement la place du 11 novembre)

Votre PRU est un mauvais projet, parce que le volet social a été oublié : Où sont les activités économiques et les activités commerciales. Où sont les structures de services publics ? Où sont les services de santé ? Où ont été pris en compte les besoins en services de proximité ?  Nous attendions que vous preniez en compte le volet mixité fonctionnelle, or il en est totalement absent.  Le problème de l’emploi, problème n°1 au cœur de la population a été totalement négligé.

Les habitants, si vous en aviez laissé la possibilité lors de cette réunion à l’école Jean Moulin auraient conclu ainsi : Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il n’est pas fait pour nous mais pour satisfaire votre égo, (par calcul politique : n’avez-vous pas temporisé le lancement de ce PRU, pour qu’il se termine en fin 2013, à quelques mois, voire semaines, des municipales de 2014). »

 

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