Méru: un projet d’hôtel incohérent, financé sur les deniers publics, au service d’intérêts privés.

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centreculturel2Depuis  la première annonce du projet d’ hôtel  dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre, les élus de gauche au Conseil municipal de Méru n’ont cessé d’exprimer leur désaccord sur ce projet. En séance du Conseil municipal comme auprès de la presse locale et sur ce même blog, nous avons manifesté notre hostilité à ce projet.

Alain Letellier semble (selon ses réactions dans la presse) découvrir cette opposition qu’il attribue à notre « rentrée en campagne des municipales ». Sans doute aurait-il entendu nos arguments dès le début, s’il n’avait soutenu, voire incité, la majorité municipale UMP de Méru, à  exclure  les élus de gauche de représentation au sein de la Communauté de Communes des Sablons. Belle conception de la démocratie lorsque près de 49% des électeurs méruviens n’ont aucun représentant dans une assemblée qui décide de la quasi totalité des  choix de leurs équipements collectifs.

Les raisons de notre opposition au projet d’hôtel sont multiples.

Le coût et le non-respect des règles d’urbanisme

Les élus locaux ne communiquent pas beaucoup sur ce point. Les seuls chiffres  portés à la connaissance du public sont les sommes inscrites au budget 2013 de la CCS : 1 500 000 euros pour l’hôtel.

Il est permis de le penser, comme toujours dans ces constructions, le coût réel final risque de se révéler infiniment plus élevé. Déjà, deux avis défavorables de la Commission départementale de sécurité, les 6 mars et 17 juillet 2012, ont obligé à des aménagements supplémentaires.  S’y ajoute le recours à un cabinet juridique pour le choix d’exploitation et le montage éventuel du dossier d’appel d’offres (non chiffré)

Ensuite, toujours aux frais des contribuables,  vient le coût (combien ?) de l’aménagement en parking privé fermé (réservé aux clients de l’hôtel).  Circonstances aggravantes:

- a) ce parking serait aménagé sur le site de l’ancienne piscine construite par les chômeurs méruviens en 1934.

plaque-pisine 1934 2

 

Ce site porteur de l’histoire locale, réduit à un vulgaire parking, cela traduit un certain mépris pour le patrimoine historique de notre Ville

– b) les prescriptions du PLU ne sont pas respectées:  notamment l’obligation, pour un hôtel, d’aménager les surfaces de stationnement qui lui font défaut sur un autre terrain situé à moins de 100 m de son implantation. Or la distance entre ce bâtiment et le site de l’ancienne piscine est de près de 200 mètres.

L’argent des contribuables au service d’intérêts privés.

Est-il moral, voire légal, d’engager les deniers publics pour des équipements qui ne bénéficieront pas aux contribuables du canton, mais à des gens de passage suffisamment aisés pour payer des nuités à 100€ dans des chambres ou plus encore dans des suites.

Il est indécent d’engager l’argent des contribuables sur un projet aussi onéreux, quand, dans le même temps, le président et les élus de la CCS refusent d’engager le moindre centime pour doter Méru et son canton d’une structure médicale qui nous manque si cruellement après la fermeture de l’hôpital !

Quand Alain Letellier dit-il la vérité ?

Sur la demande de permis de construire il est écrit: « L’objet de la présente demande de permis de construire est la transformation d’un magasin d’usine désaffectée en hôtel 3 étoiles afin de compléter l’offre d’accueil du musée de la nacre et de la tabletterie. »

Visiblement, il s’agit là de la version destinée à séduire et emporter l’adhésion de la Direction régionale des affaires culturelle (DRAC), car pour tenter de rassurer des élus qui se posent des questions sur la vocation réelle de cet hôtel, Alain Letellier explique:  » Il existe une forte demande de la part des entreprises des Sablons (Faurecia, EJ Hempel par exemple) pour héberger leurs cadres. »(extrait de compte rendu de la CCS)

Il s’agirait donc bien d’un financement par la Communauté de communes des Sablons, au frais des contribuables, pour servir des intérêts purement privés. L’argument « culturel » n’est qu’une fausse barbe !

Quand il écrit  » la transformation d’un magasin d’usine désaffectée », il fait fi, là encore de la vérité. Et le maire de Méru qui signe le permis de construire est, lui, complice de cet autre mensonge. De nombreux documents le prouvent:  ce bâtiment n’était plus un bâtiment d’usine désaffectée : de 1989 à 1995 il fut un lieu d’expression culturelle. Des artistes, peintres, sculpteurs et autres plasticiens y ont été accueillis en résidence et de nombreuses expositions , conférences, concerts y ont été organisés.

Et cette affectation de bâtiment à vocation culturelle, ni  Alain Letellier, ni les élus méruviens qui siègent à la CCS ne pouvaient l’ignorer. Il était présent lors de l’inauguration du projet qui préfigurait le Musée de la Nacre et le Centre culturel en décembre 1989. (Ci- dessous un document édité à l’issue de cette inauguration où il apparaît en présence, entre autres,  du Préfet Philippe Massoni et du Maire Guy Vadepied)

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Il eut été plus judicieux d’affecter définitivement ce bâtiment à sa vocation de Centre culturel. Un choix homogène dans  un magnifique ensemble dédié à la culture, la découverte, la détente, au service de TOUTE la population  et infiniment moins cher que celui en préparation place du Jeu de Paume: cette tour de 5 étages (faute de surface suffisante au sol) qui va coûter aux contribuables plus de 3 millions d’euros !

Pour toutes les raisons citées plus haut, et pour d’autres que nous développerons encore,  nous avons décidé de mener une bataille contre ces projets, d’alerter nos administrés sur ces incohérences et de lancer une pétition demandant l’abandon de ce projet d’hôtel.

Nous le notons, la candidate méruvienne à la succession du Maire UMP, qui ne s’exprime pourtant sur aucun sujet, a tenu (est-ce une surprise ?) a afficher son soutien à ce projet d’hôtel.

à lire également sur ce même blog : 

(publié le 20 octobre 2012)     Quel Centre culturel à Méru ?

La pétition en ligne:

Privé : NON au projet d’hôtel dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre !

 

James Tellier

Faurecia Méru: un voeu de soutien rejeté par l’UMP et Alain Letellier.

Actualités, Communauté de Communes, Economie locale, Ville Pas de commentaires »

Dans le cadre du Débat d’orientation budgétaire, sur proposition du Groupe communiste, la majorité de gauche au  Conseil général de l’Oise a adopté le jeudi 25 octobre, un vœu de solidarité et de soutien pour les salariés et pour la préservation des emplois chez FAURECIA Méru.

Le groupe UMP a voté contre. Notre conseiller général et Président de la Communauté de communes des Sablons Letellier s’est exprimé sur FAURECIA Méru, en soulignant que la communauté de commune ne s’occupait pas de l’emploi a Méru…

Il est vrai que nos élus locaux ne se sont jamais souciés de la création, ni de la préservation d’emploi dans le canton de Méru. Les fermetures d’entreprises, et des services médicaux de l’hôpital, n’ont jamais soulevé la moindre ébauche de protestation ! Faute de création d’emplois, nos élus créent des parkings autour de la gare… pour les habitants qui, toujours plus nombreux, n’ont d’autre choix que de longues heures de transports en commun pour, toujours plus loin, rejoindre leurs entreprises.

Les élus socialistes méruviens du groupe Méru-ensemble s’associent à ce voeu adopté par le Conseil général de l’Oise.

Vœu déposé par le Groupe communiste, relatif à la situation de l’entreprise Faurécia Méru.

Considérant que les salariés de l’entreprise Faurécia Méru sont détenteurs d’un savoir-faire technique qui a longtemps bénéficié et bénéficie encore à cette dernière, qu’ils sont attachés à l’identité de l’entreprise, à son développement et qu’ils ont laissé dans cette unité de production une grande part d’eux-mêmes,

Considérant que le groupe Faurécia est fiscalement domicilié dans un paradis fiscal (La Barbade), grâce auquel il échappe à l’impôt sur les dividendes et sur les plus-values, sous couvert d’un enchevêtrement de sociétés et de holdings,

Considérant que les licenciements prévus par Faurécia s’ajoutent au fait que la situation économique et l’attractivité du pays de Thelle et de la commune de Méru sont déjà fortement dégradées.

***

Nous exigeons que s’engage un travail de prospective stratégique pour l’attractivité du territoire et l’emploi, associant tous les élus et les acteurs publics, quels que soient leurs engagements, dès lors qu’ils partagent cet objectif,

Nous souhaitons que l’Etat prenne toutes les mesures utiles à la réanimation économique du pays du Thelle, et que les services du Ministre en charge du Redressement productif, examinent les possibilités de sauvegarde de l’emploi chez Faurécia Méru,

Nous appelons l’entreprise Faurécia qui a semble-t-il bénéficié des largesses fiscales de La Barbade, à mettre à contribution les réserves qu’elle a tirées de ce montage pour sauvegarder les emplois du site,

Nous affirmons notre solidarité et notre soutien sans faille aux femmes et hommes qui ont largement contribué au développement de l’usine et qui sont aujourd’hui menacés de licenciement.

 

 

Quel Centre culturel à Méru ?

Communauté de Communes, culture, Urbanisme, Ville 1 Commentaire »

Nous, conseillers municipaux socialistes, nous sommes opposés au choix du maire de Méru et de sa majorité, sur le lieu de l’implantation du futur centre culturel.

Nous pensons en effet que Méru DOIT se doter d’un tel équipement, mais la décision de l’implanter place du Jeu de Paume est une erreur. La surface réservée à cet endroit est très insuffisante, à un tel point qu’il faudra empiler 5 niveaux. Nous allons ainsi nous doter d’une « tour » avec des espaces réduits qui ne permettront pas de recevoir avec aisance les expositions, et de ne disposer que de salles d’évolution limitant le nombre des participants.

L’expérience de la médiathèque, qui se révèle déjà d’une surface insuffisante pour une population locale qui est en pleine évolution, risque fort de se répéter.

Nous découvrirons très vite les mêmes insuffisances pour le futur centre culturel.

La majorité municipale a implanté successivement – sur ce quartier où existait le cinéma -, le centre fiscal, la médiathèque, la Poste. Maintenant elle veut y ajouter le Centre culturel. Nous connaissons déjà de gros problèmes de circulation et de stationnement dans ce quartier.

Doit-on en rajouter ?

Nous nous opposons à un autre projet :

Jumelé au Musée de la Nacre, il existe un magnifique bâtiment dans lequel la communauté de communes veut aménager un hôtel (!).

Une aberration ! Il ne proposera que 25 chambres de « haut de gamme ». Ce qui pose la question de sa future rentabilité, mais surtout interroge sur le bien-fondé d’engager les deniers publics dans cet aménagement qui sera ensuite confié à la gestion privée.

Hotel pour lequel la Communauté de communes veut transformer le site – porteur de l’histoire de notre Ville – de l’ancienne piscine municipale, en vulgaire parking de nuit !  (seconde aberration!)

 

 

Notre projet de centre culturel :

Quel magnifique Centre culturel dans cet immeuble voisin du Musée de la Nacre !

Quel bel ensemble !

Imaginons :

le Centre culturel,  le Musée de la Nacre, un parcours découverte dans le parc municipal un grand pôle dédié à la culture, la détente, la mémoire de notre Ville, incluant le site de l’ancienne piscine municipale !

Un projet résolument moderne qui ne trahit en rien le passé historique de la capitale de la Nacre, mais au contraire le sublime !

Déjà, en 1994, l’esquisse avait été faite de ce qui devait être un

Centre culturel dans sur ce site des anciennes usines Desmarest.

Les documents ci-joints montrent  tout le potentiel offert en ces lieux. Vaste salle bénéficiant d’un bel éclairage naturel.

Lieu d’expositions,

de spectacles,

de conférences,

de séminaires…

Photos Éric Van Ees BeeckPhotos Éric Van Ees Beeck

Comment peut-on abandonner un tel trésor architectural  à un hôtel dont ne bénéficieront que quelques privilégiés de passage !…

Passer à côté de cette opportunité n’est pas seulement une erreur commise par nos élus locaux, c’est une FAUTE qui marquera leur mandat.

James Tellier

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