Régime sec et surtout strict ! Le gouvernement réaffirme sa volonté de mettre les collectivités locales au pas. Dernier coup dur à notre République décentralisée, après le récent vote de la réforme territoriale, l’annonce par le Ministre du Budget de geler les dotations aux collectivités locales. Sur 36 000 communes, 20 000 seront touchées. Elles verront leur dotation globale baisser. Et baisser dangereusement quand on sait que 70% de l’investissement public provient des collectivités.

A la communauté de communes du canton de Méru, la majorité des élus de droite, ne savent plus quoi faire des mesures adoptées par leur propre camp au niveau national.

La suppression de la taxe professionnelle, lancée par Nicolas Sarkozy amaigrit encore les budgets des communes et la liberté d’action des élus.

La dernière réunion des élus de la communauté de communes, témoigne combien il est difficile de trouver des solutions au désengagement de l’Etat. L’Etat qui, pour compenser les pertes qu’engendrent la suppression de la taxe professionnelle, a décidé de transférer aux communes la perception de la taxe d’habitation auparavant perçue par le département.  

Les élus de la communauté de communes, ont majoritairement décidé qu’il fallait procéder à un « lissage » de la politique d’abattement de cet impôt, ayant pour conséquence de mettre toutes les communes au même taux. Les élus ont fait ce choix pour éviter l’augmentation de la taxe d’habitation. En fait, il s’agit juste de limiter la casse effectuée par la suppression de la taxe professionnelle.

Ce choix qui permet aux communes de percevoir la taxe d’habitation, est difficile à mettre en œuvre, financièrement moins avantageux que la taxe professionnelle. Cette fausse compensation casse le principe d’autonomie fiscale des collectivités, étouffées financièrement. Aucune réforme d’ensemble de la fiscalité locale n’est proposée, ce sont 29 milliards en moins pour les communes, sans aucune solution de remplacement juste et efficace.

La politique incohérente du gouvernement impose aux élus locaux de participer activement à la relance de la croissance tout en les amputant d’une de leurs principales ressources.

Peu importe, pour les élus de droite de la communauté de communes, ce sera le suivi scrupuleux du régime à l’eau et au pain sec que leur famille politique leur impose.