Les primaires, première étape vers une mutation démocratique des partis

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Une chose est sûre, les faits sont incontestables : la primaire citoyenne a occupé tout l’espace politique  et médiatique.

Comme son nom l’y prédestinait, la primaire a occupé un 3ème espace : l’espace démocratique matérialisé par quelques 2,7 millions de votants le 9 octobre dernier et 6% de plus le 16 octobre.

Une première étape vers une mutation démocratique des partis politiques

Une deuxième chose est sûre : les objectifs ont été atteints, en ce sens le parti socialiste a réussi l’exercice. La gauche nous avait en effet exposé plusieurs motifs liés à la mise en place de primaires pour désigner le candidat socialiste à la présidentielle de 2012.

Le PS après le congrès de Reims avait besoin d’être plus transparent dans son fonctionnement,  il avait  aussi besoin d’un leader pour les présidentielles.

Le PS comme les autres partis est touché par la sondagiocratie, il se devait sortir des a priori sondagiers qui plombent les débats d’idées. La primaire a éloigné la menace de la démocratie d’opinions gangrenée par les instituts de sondages. Elle a même au contraire politisé l’espace démocratique, chacun a pu rentrer dans des débats de fond et de qualité. Les débats citoyens sur les candidats venant de l’extérieur du parti, l’ont dynamisé à l’intérieur, les militants ont mis à profit cette dynamique.  Les discussions sur le programme ont souvent été approfondies.

La primaire a montré un PS rassemblé autour d’un projet. Les 6 candidats en lice lors du 1er tour ont montré des lignes idéologiques différentes tout en ayant un socle construit en commun par les socialistes : le projet du changement et ses 30 propositions. Une ligne idéologique pluraliste a été mise en lumière allant de la gauche démondialiste de Montebourg aux idées de Valls à la droite de la gauche  notamment sur la TVA sociale en passant par des différences idéologiques moins marquées entre  Aubry et Hollande.

Loin de personnaliser à outrance les débats, la primaire a montré un PS renforcé par des personnalités. Elle a montré que le parti socialiste n’était pas réductible à une somme de courants et de personnes s’affrontant pour des postes. La primaire a montré la vraie richesse du PS, sa diversité sans adversité.

C’est une première étape réussie vers  la résolution des difficultés qui traversent le PS.

Les primaires ne doivent pas être une finalité démocratique : de l’intérêt de moderniser les partis autrement

Certes la primaire est un véritable tremplin pour structurer un espace démocratique nouveau mais beaucoup reste encore à faire. Il faut que le parti socialiste réussisse à cristalliser l’engouement politique des citoyens qui ne s’engagent pas au quotidien. L’acte de vote est la partie visible de l’engagement mais il est bien incomplet et imparfait.

Un engouement politique sur la durée d’autant plus difficile à susciter  qu’il faut bien  constater que depuis une vingtaine d’années, une tendance à la montée de l’abstention semble manifester d’une crise de la représentation politique. La primaire en a été le fait que la participation a dépassé les prévisions.  Si 2,86 millions d’électeurs ont voté au deuxième tour, cela ne représente que 6,35% du corps électoral français (qui compte 45 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales).  La dimension contestataire que revêt l’abstentionnisme concerne donc bien la représentation politique et de ce fait l’organisation démocratique des partis politiques.

Le parti socialiste en a pris acte avec la mise en place des primaires, mais la volonté de rénovation de l’appareil socialiste mis en marche par Montebourg ne doit pas s’arrêter là.  Il doit intérioriser que le besoin de politique des français est fort. La politique intéresse plus que jamais.

Le PS doit encore s’ouvrir et tenir compte des mutations de la participation politique (le développement des forums de discussion sur internet ou des mobilisations transnationales anti-mondialisation, revendication par une partie de l’électorat de la comptabilisation des votes blancs).

Le parti socialiste est devenu majoritairement un parti d’élus plus qu’un parti de militants, il doit revenir à un mode de fonctionnement plus proche du terrain et plus à l’écoute de la société.

Le PS apparaît encore trop comme un parti où les enjeux liés à la préservation des positions de pouvoir apparaissent déterminants. La prégnance des clivages idéologiques  dans les débats du parti demeure encore trop faible.

Malgré les difficultés que traverse le PS et les partis politiques plus largement, l’importante mobilisation lors de ces primaires montre  que dans la société reste politisée et que les attentes à l’égard des partis n’ont pas disparues.

Les primaires citoyennes font partie de cette nouvelle offre politique qui pourra structurer de nouvelles attentes. Le PS doit réfléchir à de nouvelles perspectives pour assurer son propre avenir.

Les primaires sont une réussite éphémère qu’il faut inscrire dans la durée en proposant d’autres alternatives de rénovation afin de ne pas en faire une fatalité démocratique.

Anaïs GALLIER

 

UN BEL EXERCICE DE DEMOCRATIE

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Bel exercice de démocratie et de participation citoyenne que ces Elections Primaires qui viennent d’avoir lieu pour désigner le candidat du Parti socialiste à la Présidentielle de 2012.

Cette belle façon de faire vivre la démocratie a largement intéressé les citoyens, lesquels ont été fidèles en nombre aux rendez-vous des débats télévisés.

Que plusieurs millions d’électeurs aient participé, deux dimanche de suite, à un scrutin purement volontaire, à un engagement personnel et délibéré pour être acteur de la préparation de la campagne pour l’élection présidentielle, cela montre bien, à un moment où il est trop rapidement dit que les citoyens ne croient plus en la politique, que les valeurs de Gauche ainsi que les femmes et les hommes qui les portent font naître des espoirs à la hauteur des attentes ressenties.

C’est la démonstration du rejet de la politique conduite par le président Sarkozy et l’UMP, c’est la traduction d’une volonté forte de changement, d’une alternance désormais incarnée par François Hollande et concrétisée par des éléments de programme qui apportent les vraies réponses aux problèmes de société et de crise économique et financière que nous connaissons.

A Méru comme ailleurs, la participation à ce scrutin a été très importante et c’est un flux quasiment continu d’électeurs qui s’est présenté au bureau de vote en centre ville, 77 rue des Martyrs de la Résistance. Accueillis par les militants et élus de Méru Ensemble, ils ont pu vivre un grand moment de démocratie et de responsabilité politique et préparer de la meilleure façon l’échéance de 2012.

Cela a été une nouvelle pratique de la vie politique, moderne, participative, qui a mobilisé les citoyens et leur a montré une facette nouvelle de la démocratie : ils ont été acteurs d’un changement en préparation, à un moment où, habituellement, ce sont les formations politiques qui agissent seules.

La Droite a bien-sûr cherché à minimiser la portée et le succès de ces Primaires. C’est normal, elle n’a pas la même conception de la démocratie. Un exemple, le Maire UMP de Méru qui méprise la moitié des électeurs de sa ville en refusant aux élus de l’opposition une juste représentation au Conseil Communautaire des Sablons.

Réaction primaire d’un pouvoir qui a pour obsession de le garder.

La Primaire Citoyenne organisée par les socialistes a eu, elle, une volonté : vous le donner.

 

Hervé DE DEROY

 

Second tour des primaires citoyennes dans le canton de Méru

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