Peut-on laisser démolir l’ancienne piscine de Méru ?

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Chaque fois que je passe devant l’ancienne piscine de Méru, mon cœur se serre un peu. Non pas que je sois une ancienne méruvienne de souche… Mais le style de cette époque, dans sa simplicité et sa robustesse, me plaît. Et me plaît surtout le symbole de cette piscine construite par des ouvriers chômeurs, construction d’utilité publique, pendant le Front Populaire. Une initiative qui devrait servir de modèle à notre époque où sévit le chômage. Un patrimoine architectural, historique, social dont nous devrions être fiers, au lieu de le vendre et le remplacer par un parking privé d’hôtel.

Il y aurait tant d’autres projets possibles… La gare d’Orsay a bien été réaménagée en musée de l’impressionnisme, et l’ancienne piscine de Roubaix en musée d’art et d’industrie (et quel magnifique musée !)… J’imagine bien l’ancienne piscine de Méru transformée en annexe du musée de la nacre, ou en musée d’histoire locale et de traditions populaires. Avec à proximité le magnifique parc de la ville, si bien restauré. Quel bel ensemble pour notre ville….

Si le musée de la nacre a vu le jour, c’est bien parce qu’une poignée d’utopistes s’est lancée dans l’aventure, alors que personne n’y croyait…  Je pense notamment à notre ami Pierre Dunil aujourd’hui disparu. Pourquoi ne pas poursuivre cette belle utopie en allant encore plus loin ?

N’y a-t-il aucun moyen de sauver ce site ? Ne peut-il être inscrit quelque part sur un inventaire et être protégé ?

Comment faire pour trouver d’anciens Méruviens qui pourraient avoir des documents utilisables à cet effet ? Dans un premier temps, ne pourrait-on lancer une action dans ce sens, qui serait suspensive de toute décision de destruction, pour gagner du temps en attendant de finaliser un projet plus positif ?

J’espère que ce modeste article se verra relayé par mail à un grand nombre de contacts, notamment aux anciens Méruviens, afin de rassembler les personnes qui se sentent concernées par cette question, et de voir si quelque chose est possible.

Anne-Marie Thullier

La piscine municipale remplie de gravas provenant de divers chantiers communaux

 

Le SMIC à 1860 euros… minimum

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Bientôt les élections… Tout devient possible…. On peut rêver….

En effet, la circulaire Guéant du 6 avril 2011, adressée aux préfets, indique « la conduite à tenir par les services » auprès des « ressortissants de pays tiers » bénéficiant des accords de Schengen désirant entrer en France.

Entre autres contrôles, les services en question doivent s’assurer que le ressortissant étranger puisse « justifier de ressources suffisantes ».

Guéant, et donc le gouvernement Sarkozy, définissent ainsi ce qu’ils appellent « ressources suffisantes » : 31 euros par jour et par personne si les étrangers concernés disposent d’un hébergement, 62 euros dans le cas contraire.

Sans vouloir faire d’explication de texte sur ce genre de littérature, cela signifie que pour vivre de façon « suffisante », c’est-à-dire avoir une existence digne, 62 euros par personne suffisent, d’après l’auteur de la circulaire, pour se loger, se nourrir, se vêtir… etc….

Je ne discuterai pas la somme ni son utilisation, mais je remarque que pour une personne seule, cela implique un revenu mensuel de 1860 euros. Pour un couple, 3720 euros.  Et puisqu’il s’agit d’une somme « par personne » sans distinction d’âge, pour une famille avec deux enfants, le revenu doit être de 7440 euros. Une « immigration choisie » qui rappelle curieusement le pillage colonialiste…

Dont acte.

Pourtant, en France, le SMIC actuel est de 1365 euros par mois (JO du 17/12/2010). Notre pays, pourtant gouverné par Sarkozy, serait donc considérablement retardataire en ce qui concerne « les ressources suffisantes » !

Si ce gouvernement veut être cohérent avec lui-même – ce n’est pas gagné – il doit de toute urgence relever le SMIC à ce minimum de 1860 euros par mois, sous peine de se faire accuser par ses électeurs du FN de favoriser les immigrés au détriment des bons Français de souche !

Jean-Pierre Thullier

 

Urbanisme à Méru : l’incohérence !

Bonnet d’âne ou cerise, Communauté de Communes, conseil municipal, culture, Economie locale, Le Méruvien, Urbanisme, Ville Pas de commentaires »

Lorsque le cinéma le Domino fut construit, le choix de l’emplacement par l’équipe municipale conduite par Guy Vadepied, ne fut pas le fruit du hasard : il devait s’intégrer, sur le grand espace dégagé entre l’actuel rond point du bas de la rue de la gare et la place du jeu de Paume,  dans un grand ensemble culturel où viendraient se joindre au cinéma, la médiathèque, le centre culturel avec salle de spectacle,  école de musique, d’arts plastiques, studio musical… Bref, un espace culturel digne d’une ville moderne, à la dimension d’une population promise à 25 000 habitants dans les 10 ans à venir si l’on en juge par le rythme actuel des constructions.

Et patatras ! En 1995 un nouveau maire est élu et l’une de ses premières initiatives est d’implanter au beau milieu de ce grand espace … le centre des impôts. Il prend conscience ensuite que l’idée d’un centre culturel avec médiathèque, idée qu’il avait combattu avant d’être élu, était d’évidence une réalisation indispensable. Mais voilà… où les implanter ?  Un coin entre le haut pignon d’un immeuble et le Centre des impôts est là disponible. Trop petit ? Qu’à cela ne tienne : on fera une petite médiathèque et pour le centre culturel on verra plus tard !

Résultat : nous avons une médiathèque rikiki et, coincée dans une dent creuse, impossible à agrandir lorsque nécessité obligera avec l’accroissement de la population.

Lorsque se réalise la rénovation de la place du jeu de paume, une autre dent creuse apparait : un petit immeuble vétuste mitoyen du Cinéma. « Mais au fait ! … nous avons une petite médiathèque, mais pas de Centre culturel. Mettons-le dans cette dent creuse ! »

L’espace est, de l’avis même des architectes consultés, nettement insuffisant, mais tant pis, nous avons une médiathèque rikiki, nous aurons un centre culturel rikiki (rikiki mais à 3 000 000 € tout de même !). Pas d’espace pour les expositions, des salles trop petites ?  « Pas grave, nous aurons un beau petit objet à mettre dans la vitrine des prochaines élections municipales ! »

Plus sérieusement, nous élus de l’opposition, dénonçons en conseil municipal, lors de chacune des présentations de ces projets, cette politique du coup par coup, d’aménagements qui ne sont pas le fruit d’une grande vision d’ensemble, d’un programme à long terme.

Vision qui aurait permis la réalisation d’un véritable « village dédié à la culture et aux loisirs » au cœur de la ville,  qui aurait donnée une plus grande lisibilité à l’action et la programmation culturelle de notre ville et notre canton. On imagine aussi la vie redonnée à notre centre ville, et les retombées économiques pour le commerce local.

Au lieu de cela nous aurons des équipements éclatés, dispersés, inadaptés, et une programmation « illisible », ce qui ne favorisera pas la fréquentation du public. Tout cela est très dommageable pour la vie culturelle et économique de notre Ville, et par conséquence pour son image.

Pour les raisons exposées ci-dessus nous avons voté contre le projet de Centre culturel présenté le lundi 4 juillet en conseil municipal. Non pas contre le projet architectural en lui-même, mais contre l’espace « rikiki » qui lui est réservé.

Nous avons également voté contre la vente à la Communauté de commune de l’ancienne piscine municipale. Cette décision, votée elle aussi par la majorité UMP, est une insulte faite aux ouvriers chômeurs qui sous le Front populaire, avaient construit cette piscine qui a fait le plaisir, la joie, de milliers de Méruviens pendant plus de 60 ans. Cet espace fait partie du patrimoine historique de la population. Il est scandaleux d’accepter le projet fait par la Communauté de commune d’y réaliser un parking, fermé au public, pour les clients du futur hôtel. Hôtel qui, selon le désir d’Alain Letellier, est prévu dans l’immeuble jumeau du Musée de la Nacre.

Encore une décision inopinée, prise entre deux portes. Ce n’est conforme à notre conception de l’action concertée, de l’élaboration de programmes à long terme. C’est la politique du coup par coup, en fonction de l’humeur, du caprice du moment. Nous en mesurerons hélas les conséquences dans les années à venir.

James Tellier  Pour Méru Ensemble

Note annexe :
Les mêmes élus  qui s’apprêtent, dans le périmètre du Musée de la Nacre, à transformer en  hôtel et en parking des sites appartenant à notre patrimoine historique, tentent de faire barrage au projet d’un complexe commercial comportant un hôtel sur la commune d’Amblainville.  Comprenne qui pourra ! Le maire d’Amblainville ayant eu « l’outrecuidance » de se présenter contre l’UMP en place, serait-il politiquement incorrect ?
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