Cinéma: Pétition POUR ou pétition CONTRE ?

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Depuis plusieurs années la Ville de Chambly mène le projet de la création d’un « Village des loisirs » ambitieux équipement  composé de boutiques dédiées aux loisirs, de restaurants, espaces de détente, un théâtre de 490 places et un cinéma proposant 10 salles.

Ce projet de cinéma nourrit des inquiétudes sur la pérennité de notre cinéma méruvien « Le Domino ».

La présence de ce cinéma est effectivement indispensable. Le Domino est le seul cinéma dans le Sud-Ouest de l’Oise, le Pays « Vexin Thelle-Sablons.

C’est une municipalité de gauche qui en a voulu et réalisé la construction. Les bénévoles de l’association « Méru-cinéma » et son Président Roland Bizet – qui fut l’un des artisans de la création de ce cinéma  – , mènent depuis  une action exemplaire que nous saluons et soutenons.

Sa pérennité est le vœux partagé unanimement par toutes les composantes de la vie politique de notre Ville, de notre canton, et même de tout ce Sud de l’Oise.  Nous nous inscrivons dans toute action susceptible d’en assurer une longue vie.

A propos d’action, nous observons une initiative menée par la municipalité de Méru; sur le site officiel de la Ville une pétition est proposée à la signature : « Sauvons le cinéma de Méru » . Un lien nous mène sur un autre site, et là le ton n’est plus le même ; le slogan est devenu « Non au multiplex de Chambly ! »

Nous ne signerons pas cette pétition.

Si « sauver le cinéma de Méru » est un message positif auquel nous souscrivons, nous refusons de participer au blocage d’un autre projet et condamnons cette manipulation des pétitionnaires.   Lire la suite de l’article »

Urgences à Méru: survivront-elles à la fermeture de la médecine ??

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Lors de ses vœux aux méruviens, le vendredi 14 janvier 2011, le maire de Méru, Yves Leblanc, s’est voulu rassurant en expliquant que le service des urgences ne fermerait pas. Il s’y est engagé, comme il l’avait fait auparavant pour la maternité, la chirurgie et le service de médecine qui ont tous fermé depuis.

Témoignage parmi de nombreux autres joints à notre pétition « Sauvons l’Hôpital de Méru », une jeune maman nous a adressé un courrier qui pose la question de la survie de notre service d’urgence… et de notre hôpital. Avec son accord, nous publions ce courrier:

« La présence d’un hôpital, avait contribué il y a 2 ans, à ma décision de m’installer à Méru, d’autant que j’ai 2 jeunes enfants. Et mon problème est bien là, et c’est ce qui fait que je ne crois pas Mr Leblanc, car l’avenir qu’il me promet est différent de la réalité que je vis.

Fin avril 2010, ma fille alors âgée de 2 ans et demie, a du mal à respirer suite à une laryngite aigue. J’arrive aux urgences en début d’après-midi, où on s’étonne et me reproche de façon assez rude d’être venue aux urgences de Méru, puisque c’est l’hôpital de Beaumont qui gère les urgences pédiatriques. Je tombe des nues. Compte tenue de la détresse respiratoire de ma fille, une ambulance doit nous emmener à Beaumont, mais il faut attendre 2-3 heures avant qu’elle n’arrive. Finalement on me conseille de prendre ma voiture, cela sera plus rapide. Mon dossier est transmis aux urgences de Beaumont qui nous attendent et nous prennent en charge immédiatement.

Je ne remets nullement en cause le personnel de l’hôpital de Méru et ses compétences, bien au contraire, mais une triste réalité qui m’amène à constater que les urgences de Méru, sont en train de s’éteindre petit à petit, en confiant peu à peu à Beaumont des urgences spécifiques, puis viendra le tour des urgences générales. Tout est fait localement pour décourager les méruviens de s’y rendre, nous demandant ainsi tacitement de participer à la mort des urgences et donc de l’hôpital de Méru, ce que je refuse.

La politique locale mais aussi nationale en matière de santé est inquiétante et dangereuse pour les habitants de Méru. Un deuxième exemple révélateur, la crèche familiale de Méru n’a plus d’infirmière depuis le 31 décembre 2010, car son contrat n’a pas été renouvelé.

Alors non, je ne crois pas aux promesses de Mr Leblanc, et non je ne crois pas à ses meilleurs vœux quand ils sont synonymes pour moi, de la fin d’un service public majeur comme l’hôpital. Il est de notre devoir de dénoncer cette politique et de nous mobiliser pour maintenir à Méru un hôpital de qualité, mais aussi de manière plus globale un service de santé digne de ce nom. »

Stéphanie Gautier

Nous recevons hélas de nombreux témoignages sur la dégradation des services des urgences un peu partout dans notre département. A Beauvais comme à Creil les urgences sont saturées et le personnel débordé. A Creil, Un médecin urgentiste, Loïc Pen, lance un véritable cri d’alarme: « Nous dénonçons des conditions de travail inacceptables, entraînant une réelle souffrance au travail pour l’ensemble du personnel, une insécurité dans la pratique professionnelle de chacun, une altération de la qualité des soins aux patients »  La description détaillée qu’il fait du quotidien dans son service d’urgences est atterrant.

Une méruvienne témoigne de l’angoissante expérience qu’elle et son mari viennent de vivre aux urgences de Beauvais:

« Je vous envoie cette tribune libre, sur le coup de l’émotion, car mon mari vient de le vivre en direct à Beauvais. C’est absolument incroyable !

Suite à un malaise, il a été transporté par le SAMU à l’hôpital de Beauvais mardi soir vers 22h. Il a été enregistré de suite avec sa carte vitale. Au bout d’un long moment on lui a pris sa tension, et on l’a laissé avec l’appareil, sur un simple siège roulant.

Puis, plus rien, aucun soin, aucune auscultation. Il y avait beaucoup de monde, les gens étaient nombreux par pièces, certains étaient là et attendaient depuis… 15h !

A 23h30, quelqu’un a demandé combien de temps il fallait attendre pour être vu. On leur a répondu : environ 6 heures ! Se sentant un peu mieux et comprenant qu’il en avait pour la nuit à attendre (en position assise !) et qu’il serait mieux chez lui, il est sorti en catimini, sans prévenir personne.

Depuis, l’hôpital ne s’est même pas aperçu qu’il avait disparu ! Mais s’il s’était agi d’une vraie urgence vitale ? Que serait-il devenu ? Que sont devenus ceux qui attendaient depuis 15h sans rien à manger ni à boire ? » (Par soucis de discrétion, nous ne publions pas de nom lié à ce témoignage)

Dans une région en voie de désertification médicale, avec d’insuffisants équipements où l’on réduit toujours plus les moyens en personnel, et après la fermeture du service médecine de l’hôpital de Méru, comment croire aux belles assurances de nos élus locaux (?).  Il y a vraiment URGENCE à une grande mobilisation citoyenne dans notre canton.

Ce blog  se propose de devenir la caisse de résonnance de tous les témoignages de la dégradation due à cette désertification. Ensemble, manifestons notre indignation auprès des autorités locales !

Laetitia Dafflon pour Meru-ensemble.

Méru: Les causes de la pénurie de logements.

Logement, Ville Pas de commentaires »

Lors de la dernière réunion du Conseil municipal, le maire de Méru a lancé une charge contre les « marchands de sommeil » qui sévissent, notamment en centre Ville.  Avec lui, nous, élus de gauche, avons déploré les  prix scandaleux de certains loyers, pour des logements souvent en état d’insalubrité et dépourvus des éléments de confort les plus élémentaires.

Si des propriétaires peu scrupuleux peuvent se permettre de tels abus, c’est bien évidemment que, pour les locataires qui en sont victimes, il n’y a pas de choix : c’est la rue ou accepter l’inacceptable. « ce logement pourri à prix prohibitif, c’est mieux que rien du tout… ». Mais lorsqu’ils rentrent dans ce logement, le piège se referme impitoyablement sur eux. Leur demande de  logement auprès des services municipaux et des bailleurs n’a plus aucune chance d’aboutir : « vous comprenez, Madame, Monsieur, nous n’avons que très peu de logements à proposer ; et vous… vous n’êtes pas prioritaires… il va falloir attendre »

Ainsi, quand l’adjointe au logement de la Ville de Méru avoue du bout des lèvres 250 demandes de logements insatisfaites, nous dénonçons une sous-estimation qui ne tient pas compte de tous ces mal-logés. Autres non-comptabilisés « demandeurs de logements », tous ces jeunes, parfois en couple, qui, en âge d’aménager dans leur propre logement, doivent cohabiter avec leurs parents, à cause de la pénurie de logement. Ils sont nombreux à Méru.

Lorsque nos élus locaux font semblant de découvrir tous ces concitoyens sans logement ou mal logés, il y a de quoi s’indigner en effet. Il y a surtout de quoi s’indigner contre la politique du logement menée depuis 16 ans par ces mêmes élus. Politique brandie de façon dogmatique par Yves Leblanc depuis 1995 : le gel total de toute nouvelle construction de logement locatif collectif. Ce long gel de 15 ans a produit l’inévitable drame du logement pour des centaines de méruviens – une fois encore les plus démunis- qui en paient le prix fort.

Pénurie qui s’illustre par le cri d’alarme adressé par voie de presse par l’hôpital de Beaumont qui a dû prolonger le séjour d’une jeune maman et de son jeune fils de 6 ans victimes de l’incendie de leur logement en centre ville de Méru. Prolongation imposée par l’incapacité de la Ville de Méru à reloger cette jeune famille ainsi que d’autres victimes du même incendie. Extrait du communiqué publié le 29 décembre dernier : « … nous avons décidé de garder la maman et son enfant quelque temps encore à l’hôpital plutot que de les mettre à la rue ou encore de les remettre au 115 qui s’occupe des SDF »

Monsieur le maire s’enorgueillit de gérer la ville « en bon père de famille ». Que penser d’un père de famille qui n’assure pas un toit à ses proches ?

James Tellier

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