Hôpital de Méru : Fermeture du service de Médecine

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Conseil Municipal du 13 décembre 2010

Après l’annonce soudaine faite au personnel de la fermeture du service de médecine générale de l’Hôpital de MERU, nous voulons dénoncer le caractère révoltant d’une mesure qui est une atteinte au service public de santé pénalisant fortement notre territoire et ses habitants, une décision également révoltante car elle est prise sans aucune information préalable des personnels et populations concernés, a fortiori sans aucune concertation préalable.

Nous sommes stupéfaits que la seule information donnée soit effectivement l’annonce de la décision quelques semaines seulement (moins d’un mois) avant le caractère pleinement effectif de la mesure, quelques jours seulement (moins d’une semaine) avant l’arrêt de l’accueil de nouveaux patients au sein du service.

Aucune concertation n’a été engagée, ni auprès du personnel, ni auprès de la population, ni devant le Conseil municipal.

Il est impossible que les membres du conseil de surveillance de l’hôpital n’aient pas été associés à cette décision, notamment les représentants des collectivités territoriales qui y siègent, et particulièrement vous, M. le Maire.

Pourtant, jamais le Conseil municipal n’a été tenu informé de la moindre réflexion engagée sur ce sujet, jamais les élus municipaux n’ont été avertis d’un risque éventuel de recul majeur du service public sur le territoire de la commune.

L’observation vaut également pour le Conseil Communautaire des Sablons qui n’a pas davantage été alerté.

Il est scandaleux que l’on ait cherché à dissimuler aussi longtemps que possible  un projet assurément murement réfléchi dans les bureaux de l’Agence Régionale de Santé et du Ministère, comme dans les couloirs des Mairies concernées, en particulier celle de MERU.

Il est clair que la décision a été prise dans le secret pour tenter d’empêcher les réactions légitimes qu’une telle décision pouvait susciter. C’est une attitude coupable, irresponsable et indigne de la part des autorités sanitaires et du Maire UMP de MERU qui sert en bon petit soldat la politique de régression du service public traduite dans la loi Bachelot. Vous n’éprouvez d’ailleurs aucune difficulté à le faire puisque vous faites de même pour le service public communal : suppression pure et simple, et masquée lorsque cela est possible, des services que vous jugez superflus et coûteux, quelle que soit l’utilité publique reconnue, réduction des moyens et des emplois publics pour les services dont le maintien s’impose à vous.

Alors que la ville s’est fortement mobilisée dans les années 90 pour moderniser le plateau technique de la chirurgie et défendre la maternité, le regroupement des hôpitaux de Méru et de Beaumont au sein du CHIPO a conduit au départ de ces deux services. Aujourd’hui c’est la fermeture de la médecine générale, et on ne peut que s’interroger et s’inquiéter : est-ce que cela ne marque pas la fermeture prochaine des urgences et la suppression totale de l’établissement hospitalier faisant de MERU et sa région un désert sanitaire. En quoi cette disparition progressive du service public de santé fortement préjudiciable au territoire est-elle compatible avec l’ambition que vous affichez de faire de MERU la capitale du Sud-Ouest de l’Oise ?       Lire la suite de l’article »

Budget Primitif 2011

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Conseil Municipal du 13 décembre 2010

Lors du débat sur les orientations budgétaires, nous avons largement exposé les raisons de notre opposition aux choix qui sont les vôtres :

– Une compression des crédits de fonctionnement et notamment de la masse salariale et des charges de gestion courante traduisant une insuffisance de moyens mis à la disposition des services pour satisfaire le bon niveau des besoins

– Des choix en investissement qui ne servent pas davantage l’ambition que nous devrions avoir d’offrir à la ville les véritables outils et équipements publics pour conforter ses atouts et qu’enfin, à l’égal des autres villes du sud de l’Oise, elle puisse bénéficier du développement économique attaché à la proximité et au desserrement de la région parisienne.

Au lieu de cela, ce budget pour 2011 continue à regarder notre ville par le petit bout de la lorgnette, sans vision d’ensemble et sans gestion concertée des projets les plus importants. Vous nous parlez d’une ville qui doit avoir le statut de pôle de développement et de vie, qui rayonne sur un vaste territoire, et ce que nous observons, c’est que l’énergie devant alimenter ce rayonnement est de bien basse tension.

Nous vous confirmons donc que nous voterons contre ce budget et que nous maintenons les interrogations formulées le mois dernier, interrogations auxquelles vous n’avez apporté aucune réponse, comme c’est votre habitude, au mépris des règles les plus élémentaires de la démocratie locale.

Une vraie interrogation que cet affichage d’un niveau de produit des services à hauteur de 583 000 €, en hausse de plus de 12 % par rapport aux réalisations du CA 2009, une prévision de recette qui n’a jamais été approchée, et de loin, toutes ces années passées. Vous nous aviez vous-même montré des chiffres, lors du débat sur les orientations budgétaires faisant apparaître des diminutions sur les années 2008 à 2010 : 539 000 en 2008, 523 000 en 2009, 512 000 seulement en 2010. Cette variation régulière à la baisse fait mal imaginer un sursaut possible de 12 % sur une seule année. Nous aurons surement l’occasion d’en reparler.

Interrogation aussi que cette diminution des dépenses de fournitures scolaires de 11 %, alors que nous considérons comme prioritaires les dépenses éducatives et les moyens donnés en particulier aux établissements scolaires. 120 000 € étaient inscrits l’année dernière, le crédit est réduit à 107 000 € pour 2011.

Interrogation également que cette pratique budgétaire irrégulière que nous constatons concernant la dotation prévue au titre de  l’action sociale en direction du personnel communal que la loi impose et que vous bafouez : aucun crédit n’est prévu pour 2011 ! quant aux années précédentes, depuis 2008, 31 500 €, pas moins étaient inscrits tous les ans au budget pour faire bonne figure, et ces crédits sont tombés régulièrement dans l’excédent annuel parce que l’adhésion à l’organisme social, le CNAS, n’a jamais été réalisée… Ceci a un double effet : le premier, c’est que cela vous permet de confisquer ces crédits et de les réaffecter, coupable utilisation des moyens budgétaires d’une dépense pourtant obligatoire ! Le deuxième effet c’est que les agents ne peuvent pas bénéficier des prestations nombreuses auxquels ils ont droit (allocations diverses, réductions tarifaires, prêts à la consommation et prêts immobiliers à taux réduit), mais cela semble peu vous soucier !     Lire la suite de l’article »

Menaces sur l’hôpital: le maire de Méru ne peut nier ses responsabilités

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Le maire de MERU prétend avoir été informé par la presse de la fermeture du service médecine. Il met en cause l’Agence Régionale de Santé  (ARS) d’Ile-de-France qu’il dit être à l’origine de cette décision.

M. LEBLANC est PREMIER VICE PRESIDENT du Conseil de Surveillance du CHIPO,  qui « gouverne » les hôpitaux de BEAUMONT et MERU depuis leur fusion.

ARS et Conseil de Surveillance ont leurs missions propres fixées par la loi :

– L’ARS est un établissement public de l’Etat placé sous la tutelle du ministre de la Santé, chargée de la mise en œuvre de la politique de  Santé définie par le gouvernement, dans chaque région. Elle a un caractère administratif.

– Le Conseil de Surveillance se prononce sur la stratégie et exerce le contrôle permanent de la gestion de l’établissement, c’est-à-dire qu’entre autres missions, il délibère :

  • Sur le projet d’établissement
  • Sur le compte financier et l’affectation des résultats
  • Sur le rapport annuel de l’activité présenté par le directeur , il communique ses observations sur la gestion de l’établissement au directeur de l’ARS

D’autre part :

A tout moment, il opère des vérifications et les contrôles qu’il juge opportuns , et peut se faire communiquer les documents qu’il estime nécessaire à l’accomplissement de ses missions.

Le maire de MERU siège donc dans une instance dont les pouvoirs de décision et de contrôle sont très étendus.

Or, la situation catastrophique du CHIPO est dûe à de graves erreurs de choix stratégiques, ayant pour conséquence des dérives financières et un endettement impossible à redresser.

En sa qualité de VICE PRESIDENT du Conseil de Surveillance, M. LEBLANC a forcément été associé aux décisions  qui ont conduit le CHIPO  à réaliser des opérations surdimensionnées au regard de son activité. Ce sont ces graves erreurs de gestion qui sont épinglées par l’ARS qui exige  des mesures d’économies drastiques pour redresser la situation. La première proposée est la fermeture du service médecine de MERU. Elle est insuffisante et d’autres restructurations sont déjà envisagées…

Le maire de MERU, ne peut nier sa responsabilité : il est membre éminent d’une instance qui a commis de lourdes erreurs de gestion dont les conséquences vont priver la population de tout un territoire d’un service public de santé de proximité.

Thérèse CHAPELOUX – Conseillère Municipale « MERU ENSEMBLE »

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