20 ans déjà, l’histoire d’un Musée.

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Ce week-end nous vous proposons la découverte de Brigitte Nahon et Jean-Luc Poivret, artiste qui rendit hommage à Maurice Bellonte à travers ses créations.

 

 

 

Brigitte NAHON

Brigitte Nahon, née en 1960 à Nice, reçoit le prix du Dessin en 1973 dans une exposition de groupe sur le thème de l’écologie organisée par la ville de Nice.

En 1976, elle se passionne pour la danse contemporaine et la haute montagne, et elle y crée des installations éphémères, parfois photographiées.

De 1980 à 1981, elle étudie les Arts Plastiques à l´université de Provence, Aix-en-Provence, et reçoit le Premier Prix de Peinture, Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme de la région P.A.C.A..

Brigitte Nahon découvre en 1983 la taille directe sur pierre grâce à un Maître Ouvrier de France, un Compagnon qui participe à la restauration de la cathédrale d’Aix-en-Provence. Il lui donne un bloc de pierre d’Aix et lui prête ses outils, la nuit, pour qu’elle puisse travailler.

Elle rencontre Bernard Pagès en 1984, grâce au critique Jacques Lepage. L’artiste lui permet de travailler durant deux ans dans son atelier à la Pointe-de-Contes, Alpes-Maritimes. Elle obtient sa maîtrise d’Arts Plastiques à l’Université d’Aix en Provence la même année.

En 1985, elle est diplômée d’Etudes Approfondies d’Arts Plastiques de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, et poursuit une thèse d’Arts Plastiques intitulée : La passivité efficace dans la création plastique, sous la direction du Professeur René Passeron, directeur du CNRS en Esthétiques. Nahon participe à des colloques sur l’esthétisme au CNRS.

De 1987 à 1989, elle travaille la sculpture pendant 6 mois à Kfar Saba en Israël et y laisse des installations éphémères qu’elle photographie ; elle séjourne et travaille dans les déserts de Judée et du Neguev où elle réalise ses premiers travaux en équilibre utilisant l’eau de pluie et des éléments de récupération.

Nahon s’établit à Paris en 1988. Elle participe ardemment à la vie de l´Usine Ephémère, dans le XIXème arrondissement, puis à celle de l´Hôpital Ephémère jusqu´en 1994. Sa première exposition à Paris se déroule à l´Usine Ephémère. Elle réalise une œuvre monumentale pour la SEERI, Paris-La Défense et commence à travailler l´acier grâce au mécénat d´Usinor-Sacilor. Elle expose avec Lawrence Weiner à la Galerie Bébert à Rotterdam.

En 1991, elle crée ses premières œuvres monumentales en extérieur, en Cristal de Baccarat et acier corten, lors de l’exposition de groupe Parcours Privés, invitée par Adelina von Fürstenberg, ainsi qu’au musée Carnavalet, dans la cour Le Pelletier de Saint-Fargeau, invitée par les Affaires Culturelles de la ville de Paris. Exposition personnelle à la Galerie de Marseille et obtention d’une aide à la création de la D.R.A.C. Ile de France.

En 1992, importante exposition personnelle à l’Abbaye Saint-André de Meymac, Centre d’Art Contemporain. Elle rencontre Odile Duboc et sa compagnie de danse Contre-Jour. Sélectionnée pour une résidence durant les Ateliers Eté 1992 à la Villa Saint-Clair de Sète, l’artiste réalise ses premières sculptures en verre remplies de différents liquides, présentées à la galerie Praz / Delavallade à Paris.

La D.R.A.C. d’Ile-de-France lui commande des études scénographiques en 1993, et elle expose à l’Institut Français de Thessalonique. Au cours de cette année, elle recherche et découvre l’existence d’un des membres de sa famille originaire des Balkans, au nord de la Grèce, Haïm Nahon, rescapé de la Shoah, survivant du camp  d’Auschwitz et de la Marche de la Mort. Elle reçoit le Premier Prix de Sculpture du Salon de Montrouge.

En 1994, Brigitte Nahon est lauréate de la Villa Médicis « hors les murs » (Etats-Unis) ; elle rencontre de la famille avec Haïm Nahon en Floride où il réside.
Elle expose à Montréal au Quartier Ephémère et s’installe à New York.

Invitée par Marc Pottier, l’artiste expose en 1995 à la Biennale de Venise Posyr Lirketche G, sculpture composée de globes de verre de Murano et d´eau ; la sculpture est installée dans le parc de sculptures Socrates à New York lors de l’exposition Pop Up.

En 1996, première installation en fils lors de l’événement Walk on the Soho Side, à la boutique Yojhi Yamamoto à New York, puis en 1997, l’Institut Français de Tel Aviv lui consacre une exposition personnelle, Pour vivre. Lors du vernissage, elle fait connaissance de membres de sa famille paternelle ayant fui le nazisme, jusque-là non rencontrés.
Nahon expose à l’Atelier du Musée Zadkine, Paris, et participe au premier concours de sculpture monumentale permanente en extérieur, installé en 1998 dans la Cour d’Entrée du nouveau bâtiment EDF – Electricité de France, à Saint-Denis.

En 1999, première exposition personnelle à la Galerie Jérôme de Noirmont, Paris, Revinniir Zagaizz, et conjointement, l’artiste crée Le Passage pour l’exposition Les Champs de la Sculpture II sur les Champs Elysées à Paris. En 2000, La Fontaine aux roseaux d´argent, sculpture-fontaine permanente en extérieur est installée dans le nouveau jardin médiéval au Musée de Cluny, le Musée National du Moyen-Age à Paris. Suite à un concours des Ministères de la Justice et de la Culture, l’artiste crée Equilibre, sculpture permanente en extérieur en Avignon.

Exposition Connecting Worlds : Contemporary Sculpture from the European Union, en 2001, au Kennedy Center à Washington et première rétrospective, Brigitte Nahon, au Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro, avec une installation extérieure de l’oeuvre Le Passage. Invitée par Toby Lewis, l’artiste gagne son premier concours aux Etats-Unis pour une sculpture permanente monumentale intitulée Dancing Reeds, placée dans le hall d’entrée du nouveau bâtiment de la compagnie Progressive Insurance en Ohio et inaugurée en 2002.

Suite à un concours, la sculpture permanente Echelle de Vie est installée en 2002 à l´entrée du Centre de Recherche Médicale de L´Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris. Cette même année, OPERA, exposition personnelle à la Galerie Jérôme de Noirmont. En 2004, elle crée son premier autoportrait en sculpture murale, intitulé Nous, présenté lors de l’exposition Happy Birthday ! de la Galerie Jérôme de Noirmont.

Troisième exposition personnelle, À la vie !, en 2005 à la Galerie Jérôme de Noirmont. L’artiste présente ses premières sculptures en cristal de Baccarat, ainsi que ses séries Origin et LeHaim HaiaH regroupant une quarantaine de dessins-peintures. De plus elle emploie pour la première fois dans Alive une poulie industrielle qu’elle adopte dans son vocabulaire artistique.

Acquisition en 2006 de la sculpture Time Zero par le Jewish Museum de New York ; Il s’agit de la première acquisition d’une sculpture pour une collection permanente d’un musée américain.
Exposition Light X Eight : The Hannukah Project au Jewish Museum de New York. Invitée par Christophe Pasquet et l’association du Point Ephémère, l’artiste découvre une partie de l’Inde. Elle réside deux mois et demi dans le Tamil Nadu, région fortement touchée par le Tsunami de 2004 et rencontre les villageois, les Intouchables. Elle choisit de dénoncer les injustices sociales des castes indiennes à travers son œuvre, notamment grâce au développement de son concept d’Equilibre, démontrant les paradoxes de la vie et de la mort et crée plus de soixante sculptures dans une chambre au sein du complexe hôtelier où elle travaille : NaHoN’s Room.

En 2008, elle s’installe en Israël, où elle rejoint sa famille.

Brigitte NAHON – Equilibre, 1999-2000

Brigitte NAHON – Sans Titre, 2001

Brigitte NAHON – Exchange, 2001

Brigitte NAHON – Tenor, Naissance d’une voix, 2002

 

Jean Luc POIVRET, entretien avec Bernard MARCADE 1997

Pour Jean-Luc Poivret, ses ateliers ont toujours été des hangars pour stocker, peindre et réfléchir sur l’idée que l’homme déambule dans une grande matière pneumatique où le souffle serait à l’origine des choses.

Il aime les terrains d’aviation. Il aime dialoguer avec les pilotes, les techniciens, les ingénieurs. Non, il ne représente pas le vol de l’oiseau.

<< Peindre sur le Musée, est une de mes idées >> C’est en 1982 qu’il commence à peindre sur des objets de collection, des éléments d’avions historiques (années 40.50.60.).

Il achète une aile d’avion, un cockpit, des objets où la matière en aluminium excelle.

<<…Par contre, c’est de façon très déterminée que j’ai choisi la peinture brillante comme écho à la brillance du métal. Plus qu’une question formelle, il s’agit pour moi d’une affaire de langage ; j’aime l’expression : – avoir des idées brillantes ! >>

Il peint des formes abstraites ou figuratives ou ayant trait au gustatif (saucière, fromages, brioche), des architectures imaginaires colorées, il passe des jus, il superpose, gratte, essuie, retire, compose, décape, juxtapose, conjugue surface et volume, sens, mots et objets, cosmos et matière, le stable et l’instable, le mobile et l’immobile, le jeu et la spéculation. Sciences et techniques, les arts et le monde des idées sont exposés là dans ces projets/objets. L’art pictural, la Peinture est convoquée dans cet objet silencieux, c’est évident.

<< Pour moi, il n’y a ni terre ni ciel, mais une forme, plutôt comme un *immense hangar en sustentation…Les pragmatiques de l’aviation considèrent leur activité comme un moyen de transport fonctionnel qui sert à voyager d’un point à un autre…Je ne suis évidemment pas de ce côté-là ! Pour moi, l’avion est un mot. Je peins un mot, je ne peins pas un objet. En ce sens je ne considère pas les morceaux d’avion que j’utilise comme des sculptures. Ce serait plutôt des mots en surface…>>

Jean-Luc Poivret.

Extraits du catalogue A ET RIEN édité par le Musée d’Art Contemporain de Dunkerque 1997

Jean-Luc POIVRET – L’avion, 1981-1982

Jean-Luc POIVRET – Machine pneumatique pour regarder au dehors, 1990

Jean-Luc POIVRET – Hommage à Maurice BELLONTE

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Cette semaine dans le cadre des 20 ans de l’inauguration du Musée de la Nacre et plus particulièrement l’hommage rendu au travail effectué par l’association « Ephémères », nous vous proposons cette semaine de découvrir deux des artistes qui exposèrent à Méru, Nicolaï  Ovtchinnikov et Julio Villani. 

 

Nicolaï  Ovtchinnikov  par Frédéric d’Agay Historien , Éditeur ;

Muriel Rousseau Ovtchinnikov qui l’a conçu avait envie d’un vrai bistro parisien à proximité de chez elle. Depuis il y en a quatre autres dans la ville. Muriel est une des Moscovites les plus branchées et incontournables de la capitale où elle a filé après sa sortie des Arts déco de Paris. Elle a créé une agence de création et de communication Lieu Commun qui invente des mots russes, des dessins, des décors, des évènements… tout ce qu’elle touche se transforme en or ! Pas seulement de l’or sonnant et trébuchant, de l’or de sentiments, de rencontres, de création. Elle a fêté ses 15 ans de Moscou avec une exposition « Art to B-to Be Art » au Musée des arts décoratifs montrant sa peinture, ses porcelaines, ses photos… elle met en relation toutes sortes de gens qui lui plaisent, premier impératif ! Le vendredi soir elle organise un atelier de nu féminin pour ses amis, ses clients, des créateurs, des oligarques. J’ai participé à une séance qui se passait dans un salon où elle exposait à côté de la Galerie Trétiakov moderne. On s’amuse beaucoup et cela donne une énergie de groupe formidable. Son mari Nikolaï Ovtchinnikov est un des grands artistes russes, peintre et créateur. J’adore de lui, un petit temple grec dont les colonnes sont des troncs de bouleau. Sa vision du monde est d’un angle inconnu des autres. C’est aussi un ancien hooligan des années 80 qui avait monté avec des copains un groupe de rock interdit dont les cassettes se vendaient sous le manteau. Ce groupe donnait cette semaine un concert au Manège Impérial, la grande salle d’exposition de Moscou, au pied du Kremlin, en même temps qu’une grande exposition internationale de photos, devant un groupe de fans quinquagénaires qui se remémoraient ces grands moments du rock russe…

http://fredericdagay.blogspot.com

Nikolai OVTCHINNIKOV – Partie d’échecs entre Repine et Polenov, 1990

Júlio Villani

Júlio Villani est un plasticien né à Marilia au Brésil en 1956; il vit à Paris depuis 1982.

Biographie

Villani fait ses études à la faculté des arts plastiques (F.A.A.P.) de São Paulo et à la Watford School of arts de Londres. Il intègre ensuite l’École nationale des beaux-arts à Paris.

Propos artistique

Ses supports de création vont de la peinture à la sculpture mais aussi la broderie ou la vidéo. D’autres formes de création dans le domaine des arts appliqués incluent son travail de broderie et de tapisserie réalisée à la Manufacture de la Savonnerie ou à la Manufacture des Gobelins ainsi que des vitraux (commande Hôpitaux de Paris pour l’Oratoire de l’Hôpital Vaugirard, Paris en 1991). Certaines de ses sculptures ont été fondues à la fonderie d’art Landowski à Paris.

La peinture de Villani utilise la technique de l’huile avec des aplats de couleurs déposés sur différents supports, souvent issus de papiers administratifs (actes notariés, photographies de mariages, de communions…). Une œuvre importante de Júlio Villani est une sculpture intitulée L’origine du monde — emprunt à Gustave Courbet – présentant des formes mâle-femelle emboîtées sous forme de trois corps.

Expositions

Au nombre de ses expositions personnelles peuvent être citées celles au Musée des Beaux-Arts d’Agen (1997), à la Fondation Peter und Irene Ludwig à Aix-la-Chapelle, ainsi qu’au passage de Retz à Paris (1998), à la Pinacoteca del Estado de São Paulo, à la Casa França-Brasil de Rio de Janeiro, au Credac d’Ivry-sur-Seine (2004), au Centre d’art contemporain 10neuf de Montbéliard (2005), à la galerie Laage-Salomon, à la Galerie Jacqueline Moussion, à la Maison de l’Amérique latine à Paris (Je ne suis pas d’ici en 2005).

Parmi ses participations à des expositions collectives : Musée d’art moderne de la Ville de Paris et Musée d’Art de São Paulo (1987), FIAC (2002, 2005), Modernidade, Don’t call it performance, Musée Reina Sofía de Madrid (2002) et au Museo del Barrio de New York (2004), Stop-Art au Fri-Art de Fribourg et Art concret à la Fondation Daniela Chappard de Biarritz, Vivre Paris à l’Espace Electra, fondation EDF, de Paris.

Júlio VILLANI – Galerie de portraits et Galerie de portraits II, 2000

Júlio VILLANI – Cerisier, 2006

Júlio VILLANI – Ponto de encontro 2007

Nous vous donnons rendez-vous ce week-end pour notre prochain reportage…

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Décembre 1989, on inaugurait ce qui deviendrait le Musée de la Nacre : le « Centre de Vie Culturelle et d’Initiation aux Pratiques Artistiques ».

Dès le projet initial, la municipalité Vadepied voulait par la rénovation de cette usine de tabletterie faire connaître ou rappeler l’histoire de la ville et de ses boutonniers.

A l’origine, cette ancienne industrie devint les locaux de l’association « Ephémères », association ayant pour but d’aider des jeunes artistes en mettant à leur disposition des locaux, ateliers et moyens de production, tant au niveau de l’art qu’au niveau de la danse et de la musique.

L’association cherchant des locaux, l’usine semblait parfaite pour accueillir des artistes. De plus, il était important pour la municipalité de permettre aux néophytes tout comme aux passionnés d’accéder à la culture. Cette bâtisse retraçant une partie de l’histoire des boutonniers, la création du musée de la Nacre était déjà en prévision.

Dans les semaines à venir, le blog de Méru Ensemble vous propose de revivre le lancement de cette magnifique idée ouvrant la culture à tous, sous différents reportages sur les artistes tels que Jean Paul Ganem et Jean-Luc Poivret, artistes accueillis par Ephémères, ainsi que les différentes activités proposées par l’association.

Découvrez ci-joint les photos de l’inauguration et du Musée avant rénovation,

Inauguration du Centre de Vie Culturelle et d’Initiation aux Pratiques Artistiques

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