Comment créer de nouveaux impots ?

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Interlude culturel proposé par

Anne Marie THULLIER


Extrait du « Diable Rouge « , d’Antoine Rault, mis en scène par Christophe Lidon au Théâtre Montparnasse, pièce qui vient de recevoir deux Molières.

- Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou?

- Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.  Mais l’Etat? L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

- Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

- Mazarin : On en crée d’autres.
- Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
- Mazarin : Oui, c’est impossible.
- Colbert : Alors, les riches ?

- Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

- Colbert : Alors, comment fait-on ?

- Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là !   Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ! C’est un réservoir inépuisable.

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Liberté, Egalité, Identité ?

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la-fraterniteLe débat est lancé par Eric Besson depuis quelques mois. La liberté et l’égalité cohabitent très facilement avec le dernier terme auquel aspire notre république : la fraternité.

Cohabitation forcée entre les deux termes, cohabitation consentie entre les deux hommes. Nicolas et Eric relancent le débat sur l’identité nationale.

Ce terme est aussi dangereux qu’il est flou. Résumer son identité  à un sentiment national est réducteur et encore plus à l’heure où nous intensifions nos échanges commerciaux mais aussi culturels avec les autres pays, à l’heure où en fait le monde et notre pays sont multiculturels. Il se cache derrière ce terme une volonté de dicter ce que doit être un bon français et le gouvernement lie « l’identité nationale » à la question de l’immigration dans notre pays et à la mauvaise image qu’il a des immigrés. Rappelons au passage la triste phrase d’Hortefeux «  quand il y  en a un ça va . C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Lire la suite de l’article »

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Halte au virus…

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Une épidémie frappe la France, contrairement à la récente grippe H1N1, cette virulente maladie touche le pays depuis des décennies et par malheur, de plus en plus de foyers.
Ce virus connu de tous, avait connu une rémission au sortir de la seconde guerre mondiale avant de revenir en force aux alentours de 1975.
D’éminents économistes et gouvernements successifs ont tenté de trouver la solution pour endiguer ce fléau mais rien n’y fut, la maladie se répandait aux quatre coins de France et de Navarre…

Le gouvernement Jospin fit naître l’espoir auprès de la population, avec l’instauration de mesures telles que les emplois-jeunes et la réforme des 35H00. Ainsi, 28 % des contaminés trouvèrent la guérison en l’espace de 5 ans.
Mais le drame de 2002 sonne le glas de ce début de solution, et la maladie se répand de nouveau à rythme régulier.
Les années passent, sans aucun vaccin pour stopper l’épidémie. Celle-ci tendait à se stabiliser et diminuait (pour des raisons démographiques), lorsqu’en septembre 2008, Lehman Brothers dépose le bilan. C’est le début d’une crise économique mondial suivi de près par une crise sociale.
Les médecins s’affolent à travers le monde, chacun essayant de soigner la maladie de leur côté, puis décident enfin de se réunir afin de trouver des remèdes contre cette crise économique qui propage ce terrible virus.

Cette affection est virulente et frappe plus de 2,6 millions de personnes en France, dont 52 400 infectés le mois dernier. Ce chiffre ne comporte qu’une catégorie de malades (catégorie A) ; sachant que les terribles infections des entreprises Continental, Worthington Creyssensac et d’autres ne sont pas encore comptabilisées, nous ne connaissons pas l’ampleur de l’épidémie à ce jour.

A quand Monsieur Sarkozy le vaccin contre le chômage !

Il n’est pas d’actualité. Le chômage atteindra 10 % en cette fin d’année 2009. Une hausse de 25 % en un an, mais Monsieur Sarkozy ne proposera que quelques pistes de réflexions courant 2010 !
N’est-ce pas la priorité d’un gouvernement, d’un représentant de l’Etat, de prendre des mesures immédiates pour pérenniser le marché de l’emploi ? Apporter à ces concitoyens un sentiment de sécurité et non des campagnes sur l’insécurité ?

Cher(e)s « malades » gardez espoir de voir le Président contaminé en 2012 !

Laetitia Dafflon

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