La sécurité est d’abord affaire de cohésion sociale

Actualités, Ville, nationales, société Pas de commentaires »

La sécurité et la tranquillité publique sont essentielles : la première des libertés est bien de pouvoir aller et venir sans craindre pour son intégrité physique ou pour ses biens.

A Méru force est de constater que le problème est loin d’être réglé : faits divers et compte-rendu d’audience du tribunal donnent la mesure de la situation.

Et quelles sont les réactions du Maire et de l’Etat?

D’abord on explique, par interprétation des chiffres, que les statistiques ne sont pas aussi mauvaises que cela ; bien incertaine consolation pour la victime qui vient de se faire arracher son sac à main, dont l’habitation a été visitée ou dont la voiture est saccagée ou incendiée !

La réponse suggérée, c’est la généralisation de la vidéosurveillance qui n’apporte cependant pas toutes les assurances d’identification des auteurs et a souvent pour effet de déplacer les lieux de délinquance.

La réponse c’est aussi la vigilance de la police municipale et l’intervention forte de la gendarmerie. Cela est nécessaire et doit être salué dans un contexte souvent difficile. Mais nous déplorons l’abandon de la police de proximité qui établissait un rapport constant et précieux entre la population et les représentants de l’ordre.

Le volet répressif de la lutte contre la délinquance doit être activé, certes, mais il y a à Méru une insuffisance criante des moyens de prévention. Les associations et clubs sportifs sont efficaces dans leur rôle d’accompagnement à la citoyenneté, mais l’espace public est insuffisamment doté des moyens de médiation, d’animation et d’accès aux équipements ?

Et que penser d’une Municipalité qui, sous couvert de sécurité, stigmatise la population d’un quartier, la Nacre, et crée une image déplorable en neutralisant pendant plusieurs mois les feux de signalisation d’une des entrées de ville.

Hervé DE DEROY

Post to Twitter Post to Facebook Post to MySpace

Comment créer de nouveaux impots ?

Ville, société Pas de commentaires »

taxe_pauvres

Interlude culturel proposé par

Anne Marie THULLIER


Extrait du « Diable Rouge « , d’Antoine Rault, mis en scène par Christophe Lidon au Théâtre Montparnasse, pièce qui vient de recevoir deux Molières.

- Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou?

- Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.  Mais l’Etat? L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

- Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

- Mazarin : On en crée d’autres.
- Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
- Mazarin : Oui, c’est impossible.
- Colbert : Alors, les riches ?

- Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

- Colbert : Alors, comment fait-on ?

- Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là !   Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ! C’est un réservoir inépuisable.

Post to Twitter Post to Facebook Post to MySpace

Liberté, Egalité, Identité ?

Ville, nationales, société Pas de commentaires »
la-fraterniteLe débat est lancé par Eric Besson depuis quelques mois. La liberté et l’égalité cohabitent très facilement avec le dernier terme auquel aspire notre république : la fraternité.

Cohabitation forcée entre les deux termes, cohabitation consentie entre les deux hommes. Nicolas et Eric relancent le débat sur l’identité nationale.

Ce terme est aussi dangereux qu’il est flou. Résumer son identité  à un sentiment national est réducteur et encore plus à l’heure où nous intensifions nos échanges commerciaux mais aussi culturels avec les autres pays, à l’heure où en fait le monde et notre pays sont multiculturels. Il se cache derrière ce terme une volonté de dicter ce que doit être un bon français et le gouvernement lie « l’identité nationale » à la question de l’immigration dans notre pays et à la mauvaise image qu’il a des immigrés. Rappelons au passage la triste phrase d’Hortefeux «  quand il y  en a un ça va . C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Lire la suite de l’article »

Post to Twitter Post to Facebook Post to MySpace

Copyright Méru Ensemble : Tous droits réservés
Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion