L’HEURE N’EST PAS AUX MANIPULATIONS MAIS AU SENS DES RESPONSABILITES

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L’agression d’un jeune méruvien  – que le Procureur de la République a qualifiée de « tentative de meurtre » – a bouleversé notre ville et indigné ses habitants par son caractère sauvage et barbare.

Par respect  envers les souffrances physiques et morales de la victime et de sa famille, la section du Parti Socialiste de Méru s’est refusé à réagir publiquement à ce tragique fait divers.

En revanche, l’absence de réaction du maire et son silence interpellent. Ce drame n’aurait-il pas dû amener le 1er magistrat, par sens des responsabilités et simplement par humanité, à condamner publiquement une telle violence ? Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ?

Voici quelques semaines, après la décision du gouvernement de classer Méru en Zone de Sécurité Prioritaire, il déclarait à la presse : « Associer Méru à la délinquance, ça me fait râler… C’est stigmatiser une ville qui ne le mérite plus. »

Peut-être pour ne pas se contredire, il se tait, alors que les méruviens auraient souhaité l’entendre sur un sujet dont il s’est beaucoup servi pour asseoir son pouvoir : sa capacité à régler les problèmes d’insécurité.

Dans ce contexte, les déclarations à la presse d’une responsable associative du quartier de la Nacre, interrogent sur les objectifs  de la démarche.

Décrivant il y a 16 ans un « quartier pauvre, sale, oublié de tous… semblant à l’abandon… » elle se réjouit de trouver aujourd’hui  « un quartier relativement tranquille…où on peut se promener sans se faire agresser ».  Si ces propos témoignent de l’attachement à son quartier et traduisent la réalité, tant mieux.  Qu’elle affirme que ce changement serait lié « au changement de l’équipe municipale et l’arrivée d’Yves Leblanc » laisse perplexe.

Rappelons en effet que cette dirigeante associative figurait en 2008 en bonne place sur la liste de Mme DROBECQ , adjointe de M. LEBLANC depuis 1995, entrée en dissidence en raison de désaccords profonds avec le maire.

Parmi les arguments utilisés, citons :

–          Sur la prévention de la délinquance : « En 2000, c’est LEBLANC qui a mis un terme aux missions du club de prévention… »

–          Sur la politique de la jeunesse : « Il n’existe aucun dispositif de soutien aux initiatives initiées par les jeunes. La jeunesse méruvienne est livrée à elle-même »

–          Sur les projets de rénovation du quartier de la Nacre : « Force est de constater que ce quartier n’est pas une priorité de LEBLANC. »

–          Sur la personnalité du maire sortant : « Ces propos indiquent le profil d’un personnage dédaigneux refusant la contradiction et n’acceptant jamais de reconnaître ses torts ou de se remettre en cause. »

Voilà les critiques – entre autres ! – portées en 2008 contre Yves Leblanc  par la liste sur laquelle  figurait la présidente des « Amis du Quartier ». Pourquoi ce retournement ? A quoi – ou à qui – est-il dû ?

Les socialistes de Méru s’élèvent contre toutes les manipulations, celles destinées à ternir l’image de leur ville, dont ils connaissent les faiblesses mais aussi les points forts, et celles tenant de la méthode « Coué » qui prétendent que tout va bien, et qui pourraient laisser croire que les responsables politiques sont indifférents aux difficultés quotidiennes des habitants : emploi, logement, santé, sécurité, précarité… sujets que nous aborderons avec eux dans les mois qui viennent pour y apporter des réponses.

Thérèse CHAPELOUX

Sur ce thème, nous vous invitons à relire sur ce blog l’article publié le 5 septembre 2011. Le lien: http://www.meru-ensemble.com/ville/meru-communication-politique-ou-concertation-avec-les-habitants-2188/

 

 

Méru: « communication politique » ou concertation avec les habitants ?

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Depuis 2007, année où ce projet a vu le jour, l’information auprès des habitants sur le PRU, plan de rénovation urbaine du quartier de la Nacre, n’a pas été le point fort de la municipalité. Pas de concertation, une communication à sens unique.

C’est la raison pour laquelle nous espérions une amélioration avec l’intervention d’un Cabinet spécialiser en communication sur ce type d’opération. Cabinet dont le contrat a été signé par le maire de Méru en ce début 2011.

De fait, peu avant cet été, ce cabinet a réalisé sur le quartier une consultation auprès des habitants. Même s’il est permis de regretter que ce soit seulement à l’heure où les travaux vont démarrer que l’on entame une consultation qui devait se faire dès le début du projet en 2007, nous attendions les conclusions de cette étude avec intéret.

Elles nous ont été présentées en juillet dernier et le constat n’est pas tendre :

« Depuis le début des années 2000, l’image du quartier de La Nacre s’est dégradée et une vie « en vase clos » s’est établie. De nombreux problèmes se sont installés au cours des décennies passées (sources : Convention pour la mise en œuvre du Projet de Rénovation Urbaine Quartier de La Nacre 2010-2013) »… (extrait de du rapport publié)

Mais les images en disent plus que les rapports écrits toujours édulcorés pour ne pas trop froisser la susceptibilité des élus en place.

Et le reportage (*) qui accompagne ce rapport, c’est l’expression du ressenti amer des habitants. Ce qu’ils disent nous donne les raisons de ce qui a produit cette « image dégradée ». Que disent-ils ?

– « aucun jeux pour les enfants » – « les espaces verts ne sont pas entretenus… jamais une fleur dans notre quartier »- « manque d’éclairage » – « manque de parkings » – « stationnement anarchique et danger pour nos enfants » – « manque de bancs publics » – « absence d’entretien des espaces piétons » …

Les habitants ne font que dire dans ce reportage ce qu’ils disent aux élus municipaux depuis 15 ans, sans avoir jamais été entendus.

Ce travail de l’Agence de communication ne nous apprend rien de nouveau. Fallait-il payer (250 000 €) un cabinet de communication pour tirer aussi peu d’enseignements nouveaux, alors que la simple écoute des habitants par les élus municipaux aurait du suffire ?!!!

Mais, ajoutons pour la vérité, la mission de cette agence de com. ne s’arrête pas là… A l’approche des futures élections municipales, son travail apportera, n’en doutons pas, un plan com . et de précieux arguments à l’équipe UMP…  Ce ne sera donc pas 250 000 € de perdus pour tout le monde !

(*) le reportage:

 

James Tellier

Le Projet de Rénovation Urbaine de Méru est un mauvais projet

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Le dernier point de l’ordre du jour du conseil municipal, très souvent  le plus embarrassant pour la majorité, est celui qui vient en débat vers minuit, quand les journalistes exténués par leur longue journée ont plié bagages. Ce sont les questions sur lesquelles le maire veut le moins d’échos possible.  Ce fut le cas pour la question de la fermeture de l’hôpital, reléguée en 28 ème question lors de la séance du Conseil municipal du 13 décembre dernier, obligeant le personnel hospitalier venu entendre leurs élus à attendre pendant plus de 3 heures !

Ce fut le cas le lundi 28 mars, lorsque, dernier point de l’ordre du jour , le Conseil municipal était invité à voter une dépense de 250 000 € pour le marché passé avec une officine de communication sur le Programme de Rénovation Urbaine du quartier de la Nacre.

Nous, élus du groupe Méru Ensemble, avons saisi ce point de l’ordre du jour pour communiquer les observations recueillies auprès des habitants concernés.

Texte de l’intervention de James Tellier au nom du groupe Méru Ensemble :

« Nous déplorons comme vous le coût de cette communication. 250 000 €, c’est cher, mais cela semble nécessaire quand on voit de quelle manière vous avez conduit votre communication en direction des habitants.

Une opération de rénovation urbaine, telle que celle en projet sur le quartier de la Nacre, avec relogement, démolition et reconstruction, nécessite la mobilisation de moyens financiers et humains importants. Cela implique l’obligation d’une étude préalable longue, sérieuse, où les habitants doivent impérativement être impliqués dès le début et jusqu’à sa conclusion.

Cela a-t-il été le cas pour les habitants de notre quartier ? NON !

En 2007, à quelques mois des élections municipales de 2008, vous vous êtes contenté de présenter aux habitants VOTRE projet de rénovation. A aucun moment, ni les habitants, ni  les associations, ni les enseignants du quartier, n’ont été sollicités pour participer à l’élaboration de ce projet.

Depuis, en dehors d’une exploitation éhontée de ce projet auprès de la population pendant la campagne des municipales, aucun retour vers les habitants pour recueillir les souhaits, leurs observations ou aspirations, visant à amender ce projet. Vous jugez sans doute que leurs avis n’ont aucun intérêt dans cette phase d’élaboration.

2007-2011 : quatre années sont passés.

Or, nous voilà entrés dans la phase de réalisation, et votre attitude reste la même : vous présentez le même projet, à quelques variantes près. Une fois encore, après un long monologue, devant 80 personnes dans le préau de l’école Jean Moulin, vous n’accordez  que 10 minutes d’une oreille distraite aux observations des  habitants.

Et pourtant, ils en avaient des choses à vous dire ces habitants !

Ils voulaient vous dire : « votre PRU est un mauvais projet »

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il a été concocté dans notre dos.

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il ne tient pas compte des besoins réels des méruviens actuellement en demande de logement ou mal logés. Ce projet n’est pas fait pour nous !

Ce projet n’est pas fait pour nous, car il propose des logements plus petits que ceux qui vont être démolis,  et l’offre de logements très sociaux est quasiment nulle. Il ne tient pas compte de la réalité sociale de la population concernée. Ce qui annonce les drames humains de demain avec toujours plus de familles mal-logées.

Votre PRU est un mauvais projet, parce que nos enfants qui avaient la chance d’avoir une école protégée de la grande circulation automobile, vont maintenant y être confrontés d’où qu’ils viennent !

1)      une voie, qui va être la voie principale du quartier et donc promise à une circulation importante, va passer devant leur école

2)      ceux qui habiteront sur le site de la friche Norinco, devront rejoindre la même école en traversant la route départementale !

Nous avions (et nous avons) d’autres tracés à proposer, mais encore aurait-il fallu que vous daigniez nous associer à l’élaboration. Jamais vous ne nous y avez invités en mairie, et comme vous avez décrété que nous n’aurions aucun représentant au conseil communautaire des Sablons, ce n’est pas là non plus que nous risquions d’être entendus.

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il n’accorde que peu d’importance aux équipements scolaires : nous allons avoir un apport important de population nouvelle et pas l’espace scolaire pour l’accueillir.

Votre PRU est un mauvais projet car vous en avez négligé le cœur de quartier (actuellement la place du 11 novembre)

Votre PRU est un mauvais projet, parce que le volet social a été oublié : Où sont les activités économiques et les activités commerciales. Où sont les structures de services publics ? Où sont les services de santé ? Où ont été pris en compte les besoins en services de proximité ?  Nous attendions que vous preniez en compte le volet mixité fonctionnelle, or il en est totalement absent.  Le problème de l’emploi, problème n°1 au cœur de la population a été totalement négligé.

Les habitants, si vous en aviez laissé la possibilité lors de cette réunion à l’école Jean Moulin auraient conclu ainsi : Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il n’est pas fait pour nous mais pour satisfaire votre égo, (par calcul politique : n’avez-vous pas temporisé le lancement de ce PRU, pour qu’il se termine en fin 2013, à quelques mois, voire semaines, des municipales de 2014). »

 

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