sept 282010
Sur un fond de sortie de crise encore timide et incertaine le président Sarkozy en appelle sans retenue et sans pudeur aux mesures de rigueur et aux économies (pour les autres ! l’indemnité du président et les dépenses de l’Elysée n’ont jamais été aussi importantes…).
Il annonce la diminution du remboursement des frais médicaux. Tant pis pour ceux qui n’auront plus les moyens d’accéder aux soins ou qui devront supporter le surcoût des cotisations de mutuelle !
Il engage la révision de l’âge légal de départ à la retraite, 62 ans au lieu des 60 ans accordés par la Gauche, et 67 ans pour l’âge auquel la retraite à taux plein est garantie à ceux qui n’ont pas pu cotiser suffisamment.
« Travailler plus ! » avait-il dit, et bien ce sera effectivement travailler plus longtemps, à condition précisément d’avoir un travail, et sur ce sujet, le président est bien plus avare de bonnes paroles… Et il ne parle pas davantage du « … gagner plus ! »
Il en appelle à la diminution des dépenses publiques, ce qui conduit à rogner sur les services dont la population a besoin : moins d’enseignants alors que les besoins éducatifs n’ont jamais été aussi grands, moins de personnel de santé et de justice alors que les besoins sont criants, réduction des effectifs de gendarmerie et de police alors que dans le même temps la tranquillité publique n’est pas garantie.
Notre société est en danger, et coupables sont ceux qui, à l’image d’Yves Leblanc et de sa majorité municipale, soutiennent sans réserve cette politique et la décline localement.
Leur conception de l’action publique est malheureusement en pleine cohérence avec les effets caractéristiques de cette politique ; le bouclier fiscal qui restitue 423 millions d’euros aux 1169 familles les plus fortunées de France en est une illustration ignominieuse !
Hervé DE DEROY
www.meru-ensemble.com
sept 032010
Le mois de septembre est synonyme de rentrée, pour les grands comme pour les petits. Rentrée bien difficile pour les familles dans ce contexte de sortie laborieuse de crise, avec une croissance positive, et donc annonciatrice d’un mieux économique qui fait naître un peu l’espoir, mais qui reste encore bien faible, en particulier au regard de ce qui est constaté en Allemagne par exemple. Ne boudons cependant pas cet espoir et réjouissons-nous s’il peut apporter quelques améliorations notamment en termes d’emplois, pour les jeunes et ceux qui le sont moins. Mais restons prudents dans notre appréciation des temps à venir, d’abord parce que la reprise ne peut s’appuyer solidement sur des signes aussi fragiles de croissance, et aussi parce que les gouvernements Sarkozy, celui d’aujourd’hui et celui à venir, vivent une campagne de promotion permanente d’un homme et sont donc incapables de définir et de conduire une politique réelle de soutien à l’économie et au bien-être social ; les mesures prises restent inspirées du même esprit de protection à l’égard des plus fortunés et de mépris en direction des foyers aux revenus moyens et faibles. C’est un pouvoir qui, avec ceux qui le soutiennent, se sert de l’économie et des politiques publiques au lieu de les mettre au service de la société et des citoyens. Au conseil municipal, là où nous pouvons agir, nous nous opposons à de telles politiques. C’est le cas quand le maire fait peser depuis des années une fiscalité additionnelle sur les factures d’électricité qui pèse sur les budgets des ménages. C’est vrai également lorsque « l’implication choisie » de la municipalité dans l’opération de renouvellement urbain essentielle pour l’avenir se traduit par un retard préjudiciable, l’absence de garanties sur les conditions de relogement et des aspects environnementaux volontairement ignorés.
Hervé DE DEROY
www.meru-ensemble.com
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