Urbanisme à Méru : l’incohérence !

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Lorsque le cinéma le Domino fut construit, le choix de l’emplacement par l’équipe municipale conduite par Guy Vadepied, ne fut pas le fruit du hasard : il devait s’intégrer, sur le grand espace dégagé entre l’actuel rond point du bas de la rue de la gare et la place du jeu de Paume,  dans un grand ensemble culturel où viendraient se joindre au cinéma, la médiathèque, le centre culturel avec salle de spectacle,  école de musique, d’arts plastiques, studio musical… Bref, un espace culturel digne d’une ville moderne, à la dimension d’une population promise à 25 000 habitants dans les 10 ans à venir si l’on en juge par le rythme actuel des constructions.

Et patatras ! En 1995 un nouveau maire est élu et l’une de ses premières initiatives est d’implanter au beau milieu de ce grand espace … le centre des impôts. Il prend conscience ensuite que l’idée d’un centre culturel avec médiathèque, idée qu’il avait combattu avant d’être élu, était d’évidence une réalisation indispensable. Mais voilà… où les implanter ?  Un coin entre le haut pignon d’un immeuble et le Centre des impôts est là disponible. Trop petit ? Qu’à cela ne tienne : on fera une petite médiathèque et pour le centre culturel on verra plus tard !

Résultat : nous avons une médiathèque rikiki et, coincée dans une dent creuse, impossible à agrandir lorsque nécessité obligera avec l’accroissement de la population.

Lorsque se réalise la rénovation de la place du jeu de paume, une autre dent creuse apparait : un petit immeuble vétuste mitoyen du Cinéma. « Mais au fait ! … nous avons une petite médiathèque, mais pas de Centre culturel. Mettons-le dans cette dent creuse ! »

L’espace est, de l’avis même des architectes consultés, nettement insuffisant, mais tant pis, nous avons une médiathèque rikiki, nous aurons un centre culturel rikiki (rikiki mais à 3 000 000 € tout de même !). Pas d’espace pour les expositions, des salles trop petites ?  « Pas grave, nous aurons un beau petit objet à mettre dans la vitrine des prochaines élections municipales ! »

Plus sérieusement, nous élus de l’opposition, dénonçons en conseil municipal, lors de chacune des présentations de ces projets, cette politique du coup par coup, d’aménagements qui ne sont pas le fruit d’une grande vision d’ensemble, d’un programme à long terme.

Vision qui aurait permis la réalisation d’un véritable « village dédié à la culture et aux loisirs » au cœur de la ville,  qui aurait donnée une plus grande lisibilité à l’action et la programmation culturelle de notre ville et notre canton. On imagine aussi la vie redonnée à notre centre ville, et les retombées économiques pour le commerce local.

Au lieu de cela nous aurons des équipements éclatés, dispersés, inadaptés, et une programmation « illisible », ce qui ne favorisera pas la fréquentation du public. Tout cela est très dommageable pour la vie culturelle et économique de notre Ville, et par conséquence pour son image.

Pour les raisons exposées ci-dessus nous avons voté contre le projet de Centre culturel présenté le lundi 4 juillet en conseil municipal. Non pas contre le projet architectural en lui-même, mais contre l’espace « rikiki » qui lui est réservé.

Nous avons également voté contre la vente à la Communauté de commune de l’ancienne piscine municipale. Cette décision, votée elle aussi par la majorité UMP, est une insulte faite aux ouvriers chômeurs qui sous le Front populaire, avaient construit cette piscine qui a fait le plaisir, la joie, de milliers de Méruviens pendant plus de 60 ans. Cet espace fait partie du patrimoine historique de la population. Il est scandaleux d’accepter le projet fait par la Communauté de commune d’y réaliser un parking, fermé au public, pour les clients du futur hôtel. Hôtel qui, selon le désir d’Alain Letellier, est prévu dans l’immeuble jumeau du Musée de la Nacre.

Encore une décision inopinée, prise entre deux portes. Ce n’est conforme à notre conception de l’action concertée, de l’élaboration de programmes à long terme. C’est la politique du coup par coup, en fonction de l’humeur, du caprice du moment. Nous en mesurerons hélas les conséquences dans les années à venir.

James Tellier  Pour Méru Ensemble

Note annexe :
Les mêmes élus  qui s’apprêtent, dans le périmètre du Musée de la Nacre, à transformer en  hôtel et en parking des sites appartenant à notre patrimoine historique, tentent de faire barrage au projet d’un complexe commercial comportant un hôtel sur la commune d’Amblainville.  Comprenne qui pourra ! Le maire d’Amblainville ayant eu « l’outrecuidance » de se présenter contre l’UMP en place, serait-il politiquement incorrect ?

LE PROJET

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Les socialistes viennent de débattre et ont adopté un texte global, un projet que le candidat à l’élection présidentielle devra suivre pour proposer les réponses et les changements dont les français ont besoin.

A Méru comme dans toutes les villes et régions de France, les militants du Parti Socialiste ont participé à cette importante réflexion préalable : des réunions thématiques ouvertes à tout citoyen qui le souhaitait ont été organisées pour permettre un travail approfondi sur chacune des thématiques pour lesquelles la Présidentielle de 2012 constitue un enjeu majeur.

Les Conseillers Municipaux du Groupe MERU ENSEMBLE ont bien-sûr largement participé à ce travail collectif et n’ont pas manqué de s’appuyer sur leur expérience d’élus, leur contact de proximité avec les habitants et les manquements de la politique municipale UMP pour vérifier que le projet socialiste apporte chaque fois – dans son esprit et par ses propositions – des réponses et des solutions concrètes aux attentes ressenties localement. Nous avons eu par exemple cette attention particulière sur le plan de l’emploi, du logement, de l’éducation, des transports, de l’énergie, de la jeunesse, de la petite enfance, de la fiscalité, etc.

En matière de santé publique, dans la suite des nombreuses initiatives que nous avons prises pour nous opposer à la décision du Gouvernement de fermer le service de médecine générale, et donc à terme supprimer l’hôpital de Méru, un amendement a été préparé pour dénoncer la politique actuelle de regroupement des établissements hospitaliers qui menace les hôpitaux de proximité et accélère le processus de désertification sanitaire. Nous demandons qu’avec les professionnels de santé exerçant sur les territoires concernés soient chaque fois examinés les moyens de maintenir les équipements publics hospitaliers nécessaires, pour que l’accès aux soins de proximité soit garanti partout et pour tous.

Voilà un exemple du travail que nous faisons au quotidien pour préparer l’avenir et offrir à nos concitoyens des perspectives favorables. La réflexion sur le programme de l’élection présidentielle est d’ailleurs utile, à mi-mandat municipal, pour préparer une autre échéance déterminante pour les méruviens en 2014.

Hervé DE DEROY

www.meru-ensemble.com

Impôts : une complète transparence… s’impose !

Le Méruvien, Ville Pas de commentaires »

Cette période automnale de la coloration puis de la chute des feuilles embellit les paysages.

D’autres feuilles, d’une coloration toute républicaine, tombent dans notre boîte à lettres et réjouissent beaucoup moins : après le dernier tiers des impôts sur le revenu, ce sont les impôts locaux, taxe d’habitation et taxes foncières, qui viennent ponctionner le budget des familles.

Dans le dernier Méruvien, le maire explique (il se gargarise de ce discours tous les ans) qu’il a « stabilisé la pression fiscale…sans diminuer les services rendus à la population ».

Nous prétendons le contraire, les montants payés par le contribuable méruvien sont élevés au regard des services municipaux dont ils peuvent bénéficier, et la pratique d’Yves Leblanc consistant à inclure dans ses énumérations des équipements ou services qui ne concernent en rien les finances communales n’y change rien !

La transparence est due : dans un système fiscal d’une complexité extrême, il revient aux exécutifs de dire la complète vérité et de ne pas dissimuler la réalité supportée par le contribuable.

Où est la transparence, par exemple, lorsque le maire communique sur la stabilité des taux, à niveau élevé, et ne dit rien de la taxe sur la consommation d’électricité qu’il a décidé de faire payer aux méruviens ? Où est cette transparence lorsqu’il n’affiche rien, et pour cause, du niveau de service offert et des évolutions constatées.

A l’UMP, on est expert dans la communication de dissimulation ! Lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2011, le gouvernement Sarkozy a longtemps crié bien fort que les impôts n’augmenteraient pas. Finalement, il a dû reconnaître, sous la pression des parlementaires socialistes, que la suppression ou la réduction de certaines niches fiscales auraient bien pour effet de faire payer plus au contribuable…

La transparence et la juste répartition de l’impôt conditionnent son acceptation et lui confèrent le rôle dynamique qu’il doit jouer dans notre organisation sociale.

Hervé DE DEROY

www.meru-ensemble.com

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