jan 082009

photo credit: dimitridf
L’État est le garant du droit au logement. Or depuis 2002 il se désengage et laisse les élus locaux souvent bien seuls face aux besoins urgents et croissants de leurs concitoyens.
Ces élus définissent leur politique locale du logement, trop souvent, en fonction d’objectifs politiques: la réélection au fauteuil de maire l’emporte, hélas, face aux besoins réels des familles locales modestes.
A Méru, depuis 13 ans, la municipalité UMP s’est opposée à la construction de tout logement à loyer modéré. Elle le revendique comme un dogme de sa politique du logement.
Suivant le slogan de Nicolas Sarkozy « faire de la France un pays de propriétaires », ces derniers mois la municipalité a lancé construction de plusieurs lotissements. Nous approuvons: enfin, la municipalité met un terme à plus d’une décennie d’absence totale de constructions nouvelles! Le succès (observé jusqu’à présent) de la commercialisation de ces programmes, montre qu’ils correspondaient à une attente.
Il reste que les enfants des familles méruviennes modestes, exclus de l’ accès à la propriété, se voient aussi privés de location. Les demandes insatisfaites s’accumulent. L’angoisse croissante est perceptible. Les foyers où cohabitent 3 générations s’accroissent. Faute de renouvellement, la vétusté des logements s’aggrave. Nos murs abritent des drames (sourds pour combien de temps encore?).
C’est le fruit amer d’une politique du logement égoïste qui accentue les inégalités… et la fracture sociale.
James TELLIER,
pour le groupe des élus de la liste MERU ENSEMBLE
déc 122008

photo credit: mainblanche
Dans le dernier numéro du « Méruvien », le maire de Méru, se félicitant de la « bonne santé financière » de la commune, semble peu inquiet pou 2009 : « La période est difficile mais notre plus grand ennemi est sans aucun doute le pessimisme ». Il croit « que les mesures découlant du G 20 rétabliront la confiance, moteur déterminant dans le domaine économique » ….. !
Droit dans ses bottes, Monsieur LEBLANC continue de soutenir un système qui s’effondre causant des dommages irréversibles à notre économie, touchant dans notre département les sous-traitants automobiles en particulier [Le Parisien du 8 décembre 2008]
- 6089 salariés dans l’Oise en repos forcé ou en chômage technique, n’ y- a – t ’il pas des raisons d’être pessimiste ?
- 1260 employés chez FAURECIA Méru qu s’attendent à une cessation d’activité de 15 jours en fin d’année, n’est-ce pas catastrophique ?
Qu’ont fait les gouvernements de droite pour préserver l’emploi plutôt que les gains des actionnaires ?
Qu’a fait Monsieur LEBLANC, depuis 13 ans pour agir sur le développement économique, diversifier l’activité, créer de nouveaux emplois ?
Le moment n’est plus aux discours. Il est suffisamment grave pour exiger des actes.
Ester
déc 122008

photo credit: ~ Pil ~
La crise financière née aux Etats Unis s’est transformée en une vaste crise économique aux conséquences sociales lourdes, avec des effets dont l’ampleur à venir est difficilement mesurable.
Alors que la droite demandait toujours plus de libéralisation, laissait se développer la financiarisation de nos systèmes et criait au loup chaque fois que l’État intervenait, quelle réponse avance-t-elle aujourd’hui face à la crise financière mondiale : l’Etat ! En effet, face à cette situation, aux Etats Unis comme en Europe, la puissance publique apparaît comme un recours, le seul niveau d’intervention susceptible de développer une action efficace.
Quelle leçon ! Et comme il serait souhaitable qu’elle soit bien comprise pour l’avenir dans la mise en œuvre des moyens de régulation nécessaires.
Encore faut-il que l’intervention des fonds publics soit parfaitement contrôlée et que les milliards soudainement disponibles ne soient pas par exemple orientés vers les banques sans la garantie qu’ils seront mis à la disposition de ceux, particuliers, entreprises, collectivités, qui en ont besoin.
Encore faut-il également qu’au plan local, dans un contexte qui était déjà extrêmement difficile au plan de l’emploi, du pouvoir d’achat et du service public en raison de la politique du gouvernement Sarkosy-Fillion, l’action publique municipale soit également orientée pour répondre aux nécessités de ces temps de crise.
Nous veillerons aux réponses qui seront faites sur ce point par le Maire lors de la discussion budgétaire qui s’ouvre.
Hervé DE DEROY
Président du groupe des élus de la liste MERU ENSEMBLE
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