La grève des boutonniers de l’Oise : Le tarif de famine

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Le tarif de famine

Nous continuons notre voyage dans l’histoire de la grève des boutonniers de l’Oise. Cette semaine nous vous présentons "Le tarif de famine". Bonne lecture à tous.

James Tellier.

La guerre des voisins ?

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voisin voisine

 Creative Commons License photo credit: nicephore

Le maire de Méru, après consultation des plans d’aménagements, a autorisé la construction du lotissement NEXITY, terrains proches du quartier Pierre Mendès France.

Le quartier du PMF est constitué de petites maisons en location gérées par Picardie Habitat. Ces habitations étaient à l’origine prévues pour être vendues aux locataires mais la municipalité s’y opposa et les logements furent vendus à Picardie Habitat.

Lors de la réunion de quartier organisée par la municipalité, plusieurs problèmes furent évoqués par les habitants du quartier Pierre Mendès France dus à l’implantation de ce nouveau lotissement.

En effet, avec l’apparition des premières maisons, des problèmes tels que des difficultés d’écoulement sont survenues, ceci dues à des collecteurs bouchés qui entraînent des remontées d’odeurs intempestives, l’apparition de rats ou encore des flaques d’eau incommensurables sur le parking. Des affaissements de terrain sont également possible.

Certains locataires connaissent aussi, depuis le début des travaux, des ennuis de réceptions de télévision (principalement Canal Satellite, TPS).

Il est à savoir que ces difficultés sont dues à la proximité des deux lotissements.

Les habitations sont trop rapprochées les unes des autres, comme le prouvent les problèmes de vis-à-vis : la fenêtre de la cuisine donnant directement dans le salon des voisins, ou plus grave encore donnant sur un mur et ainsi privant de lumière une pièce entière.

Le jardin d’une des locataires a également été diminué sans consultation de celle-ci, afin de permettre le passage des enfants allant à l’école.

 

La ville de Méru va-t-elle laisser les locataires vivre dans de telles conditions s’interroge une des habitantes du quartier ?

Réponse d’Yves Leblanc, il semblerait que les plans aient été modifiés après signature.

De plus, la ville ne peut rien faire, les logements appartenant à la Cilova.

Il déplore tout de même les malfaçons provoquées par la construction des habitations NEXITY, en rejetant la faute sur le géomètre qui aurait fait des erreurs en interprétant les plans ?

 

Les 152 pavillons prévus n’étant pas encore tous sortis de terre, il est à se demander à quelles autres difficultés devront faire face les habitants des deux lotissements.

Et surtout à quels embarras les autorités compétentes répondront-elles en premier ? Celles des locataires ou celles des propriétaires ?

Laëtitia Dafflon

Logement: les plus modestes laissés pour compte

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Abstracting Contemporary Architecture. III. Social housing (Mexico City)
Creative Commons License photo credit: dimitridf

L’État est le garant du droit au logement. Or depuis 2002 il se désengage et laisse les élus locaux souvent bien seuls face aux besoins urgents et croissants de leurs concitoyens.

Ces élus définissent leur politique locale du logement, trop souvent, en fonction d’objectifs politiques: la réélection au fauteuil de maire l’emporte, hélas,  face aux besoins réels des familles locales modestes.

 A Méru, depuis 13 ans, la municipalité UMP s’est opposée à la construction de tout logement à loyer modéré. Elle le revendique comme un dogme de sa politique du logement.

 Suivant le slogan de Nicolas Sarkozy « faire de la France un pays de propriétaires », ces derniers mois la municipalité a lancé construction de plusieurs lotissements. Nous approuvons: enfin, la municipalité met un terme à plus d’une décennie d’absence totale de constructions nouvelles! Le succès (observé jusqu’à présent) de la commercialisation de ces programmes, montre qu’ils correspondaient à une attente.

 Il reste que les enfants des familles méruviennes modestes, exclus de l’ accès à la propriété, se voient aussi privés de location. Les demandes insatisfaites s’accumulent. L’angoisse croissante est perceptible. Les foyers où cohabitent 3 générations s’accroissent. Faute de renouvellement, la vétusté des logements s’aggrave. Nos murs abritent des drames (sourds pour combien de temps encore?).

C’est le fruit amer d’une politique du logement égoïste qui accentue les inégalités… et la fracture sociale.

 James TELLIER,

pour le groupe des élus de la liste MERU ENSEMBLE

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