LES CORDONS DE LA BOURSE

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La rentrée est bien là, avec beaucoup d’incertitudes et de craintes, en particulier pour ceux qui connaissent des difficultés au plan de l’emploi ou des ressources.

Dans le même temps, les yeux sont rivés sur la bourse. La crise financière profonde et durable fait que l’actualité se précipite pour nous dire quelle a été la nouvelle chute de la bourse de Paris ou des places internationales ; les pourcentages et les courbes s’affichent, l’économie mondiale est en panne parce que les investisseurs perdent confiance dans le marché et que l’endettement des pays inquiète.

Mais est-ce bien ces bourses là qu’il faut regarder ? La réalité financière des marchés  est importante puisque – qu’on le veuille ou non – elle commande pour partie notre économie. Mais ne masque-t-elle pas de façon indécente une autre réalité, vécue au quotidien par les citoyens, celle de leur propre bourse dont les cordons sont de plus en plus resserrés. La dette et la notation des états doit-elle occuper à ce point les commentaires et les gouvernants doivent-ils en appeler encore à l’effort de citoyens qui connaissent souvent l’obligation d’un endettement à la consommation trop fort, le pouvoir d’achat ne couvrant plus les besoins ?

C’est vrai, la santé des marchés financiers nous importe pour que l’économie soit porteuse des emplois et des niveaux de salaires dont les français ont besoin. Et la question de la dette du pays – qui n’a jamais augmenté aussi fort que depuis que Sarkozy est président – nous importe aussi pour que la bonne gestion budgétaire permette une action publique efficace !

Mais soyons d’abord inquiets d’entendre que le coût de la rentrée scolaire augmente de 6% cette année alors que l’accès à l’éducation est la première des priorités ! Alarmons-nous des hausses en matière d’énergie et des produits de consommation courante qui plombent les budgets des familles et entendons ces mêmes parents déplorer que le coût des services soit si élevé, à la piscine des Sablons par exemple.

Le déficit budgétaire de la France n’est pas imputable à la crise et les politiques locales, à Méru comme ailleurs, dépendent bien des municipalités. Qu’on ne nous montre plus la bourse des investisseurs et des spéculateurs pour masquer des responsabilités qui sont le plus souvent ailleurs ! Ce qui compte, c’est ce qui est fait pour les cordons la bourse de chaque famille.

Cela appelle un changement, il se prépare.

Hervé DE DEROY

 

Urbanisme à Méru : l’incohérence !

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Lorsque le cinéma le Domino fut construit, le choix de l’emplacement par l’équipe municipale conduite par Guy Vadepied, ne fut pas le fruit du hasard : il devait s’intégrer, sur le grand espace dégagé entre l’actuel rond point du bas de la rue de la gare et la place du jeu de Paume,  dans un grand ensemble culturel où viendraient se joindre au cinéma, la médiathèque, le centre culturel avec salle de spectacle,  école de musique, d’arts plastiques, studio musical… Bref, un espace culturel digne d’une ville moderne, à la dimension d’une population promise à 25 000 habitants dans les 10 ans à venir si l’on en juge par le rythme actuel des constructions.

Et patatras ! En 1995 un nouveau maire est élu et l’une de ses premières initiatives est d’implanter au beau milieu de ce grand espace … le centre des impôts. Il prend conscience ensuite que l’idée d’un centre culturel avec médiathèque, idée qu’il avait combattu avant d’être élu, était d’évidence une réalisation indispensable. Mais voilà… où les implanter ?  Un coin entre le haut pignon d’un immeuble et le Centre des impôts est là disponible. Trop petit ? Qu’à cela ne tienne : on fera une petite médiathèque et pour le centre culturel on verra plus tard !

Résultat : nous avons une médiathèque rikiki et, coincée dans une dent creuse, impossible à agrandir lorsque nécessité obligera avec l’accroissement de la population.

Lorsque se réalise la rénovation de la place du jeu de paume, une autre dent creuse apparait : un petit immeuble vétuste mitoyen du Cinéma. « Mais au fait ! … nous avons une petite médiathèque, mais pas de Centre culturel. Mettons-le dans cette dent creuse ! »

L’espace est, de l’avis même des architectes consultés, nettement insuffisant, mais tant pis, nous avons une médiathèque rikiki, nous aurons un centre culturel rikiki (rikiki mais à 3 000 000 € tout de même !). Pas d’espace pour les expositions, des salles trop petites ?  « Pas grave, nous aurons un beau petit objet à mettre dans la vitrine des prochaines élections municipales ! »

Plus sérieusement, nous élus de l’opposition, dénonçons en conseil municipal, lors de chacune des présentations de ces projets, cette politique du coup par coup, d’aménagements qui ne sont pas le fruit d’une grande vision d’ensemble, d’un programme à long terme.

Vision qui aurait permis la réalisation d’un véritable « village dédié à la culture et aux loisirs » au cœur de la ville,  qui aurait donnée une plus grande lisibilité à l’action et la programmation culturelle de notre ville et notre canton. On imagine aussi la vie redonnée à notre centre ville, et les retombées économiques pour le commerce local.

Au lieu de cela nous aurons des équipements éclatés, dispersés, inadaptés, et une programmation « illisible », ce qui ne favorisera pas la fréquentation du public. Tout cela est très dommageable pour la vie culturelle et économique de notre Ville, et par conséquence pour son image.

Pour les raisons exposées ci-dessus nous avons voté contre le projet de Centre culturel présenté le lundi 4 juillet en conseil municipal. Non pas contre le projet architectural en lui-même, mais contre l’espace « rikiki » qui lui est réservé.

Nous avons également voté contre la vente à la Communauté de commune de l’ancienne piscine municipale. Cette décision, votée elle aussi par la majorité UMP, est une insulte faite aux ouvriers chômeurs qui sous le Front populaire, avaient construit cette piscine qui a fait le plaisir, la joie, de milliers de Méruviens pendant plus de 60 ans. Cet espace fait partie du patrimoine historique de la population. Il est scandaleux d’accepter le projet fait par la Communauté de commune d’y réaliser un parking, fermé au public, pour les clients du futur hôtel. Hôtel qui, selon le désir d’Alain Letellier, est prévu dans l’immeuble jumeau du Musée de la Nacre.

Encore une décision inopinée, prise entre deux portes. Ce n’est conforme à notre conception de l’action concertée, de l’élaboration de programmes à long terme. C’est la politique du coup par coup, en fonction de l’humeur, du caprice du moment. Nous en mesurerons hélas les conséquences dans les années à venir.

James Tellier  Pour Méru Ensemble

Note annexe :
Les mêmes élus  qui s’apprêtent, dans le périmètre du Musée de la Nacre, à transformer en  hôtel et en parking des sites appartenant à notre patrimoine historique, tentent de faire barrage au projet d’un complexe commercial comportant un hôtel sur la commune d’Amblainville.  Comprenne qui pourra ! Le maire d’Amblainville ayant eu « l’outrecuidance » de se présenter contre l’UMP en place, serait-il politiquement incorrect ?

Les élus de la communauté de communes des Sablons au régime sec !

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Régime sec et surtout strict ! Le gouvernement réaffirme sa volonté de mettre les collectivités locales au pas. Dernier coup dur à notre République décentralisée, après le récent vote de la réforme territoriale, l’annonce par le Ministre du Budget de geler les dotations aux collectivités locales. Sur 36 000 communes, 20 000 seront touchées. Elles verront leur dotation globale baisser. Et baisser dangereusement quand on sait que 70% de l’investissement public provient de collectivités.

A la communauté de communes du canton de Méru, la majorité des élus de droite, ne savent plus quoi faire  des mesures adoptées par leur propre camp au niveau national.

La suppression de la taxe professionnelle, lancée par Nicolas Sarkozy amaigrit encore les budgets des communes et la liberté d’action des élus.

La dernière réunion des élus de la communauté de communes, témoigne combien il est difficile de  trouver des solutions au désengagement de l’Etat. L’Etat qui, pour compenser les pertes qu’engendrent la suppression de la taxe professionnelle, a décidé de transférer aux communes la perception de la taxe d’habitation auparavant perçue par le département.   Lire la suite de l’article »

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