Le 1er mai à Méru

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JB Platel 2014.05.r

Les socialistes méruviens, comme ils le font chaque 1er mai depuis 1980,  ont rendu hommage à Jean-Bapatiste PLATEL.

Un rassemblement s’est tenu à 10h00 devant le buste de Jean Jaurès, face à l’église de Méru. Une trentaine de militants et sympathisants s’étaient regroupés, en présence de Michel Françaix, député de l’Oise.

Après une allocution du Secrétaire de Section en hommage à Jean Jaurès, le député, citant à son tour ce grand tribun : « Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action… Le courage c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale… Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir, mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; C’EST D’ALLER A L’IDEAL ET DE COMPRENDRE LE REEL ; c’est d’gir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques », Michel Françaix a fait le rapprochement entre cette citation et l’action courageuse en faveur du redressement économique conduite actuellement par le Gouvernement Hollande –Valls.

Hommage a été rendu ensuite à Jean Baptiste Platel, devant  sa tombe, cimetière de Méru, pour son action courageuse pendant la grande grève des boutonniers du canton de Méru en 1909.

Discours de James Tellier,  Secrétaire de la section de Méru du Parti socialiste :

En 1909, à Méru et dans tout le canton, se sont soulevés des milliers de femmes et d’hommes exaspérés par les ententes patronales pour des réductions drastiques des salaires. La mobilisation des ouvriers boutonniers est telle que les patrons acceptent d’engager des négociations. Et lorsque  le patronat signe des engagements avec les syndicats, c’est pour les renier 2 jours après.

Le gouvernement, plutôt que d’obliger le patronat au respect des ses engagements, envoie la troupe pour mater la juste colère des ouvriers. Nullement impressionnés par la présence massives des troupes de répression, ces salariés ont su tenir et lutter encore durant de longues semaines.

Ces grèves constituent l’une des pages importantes de l’histoire de cette ville. On ne peut que regretter le peu de place qui est accordée par nos élus locaux à ces pages de notre histoire locale.

Et pourtant, leur retentissement fût grand en 1909, de portée nationale. Rarement en effet une lutte ouvrière n’a atteint une telle dimension, une telle force, une telle unité. Une telle dureté aussi dans sa répression.

Jean Baptiste PLATEL tient une place importante parmi ces hommes et ces femmes qui ont marqué l’histoire de ces luttes ouvrières. Il a lourdement payé son engagement syndical: condamné à la prison pour son action dans la conduite de ces grèves, sa santé décline, peu de temps après sa libération, sans emploi, désespéré, il se donne la mort.

Pour toutes ces raisons, les socialistes considèrent comme un devoir d’honorer la mémoire de ce syndicaliste.

Il faut remercier tous les acteurs de ce travail de mémoire:

  • Vous remercier, vous qui êtes présents aujourd’hui, élus, syndicalistes, militants, citoyennes, citoyens qui, par votre présence, menez cette oeuvre indispensable de mémoire.
  • Remercier nos ainés bénévoles associatifs qui sous l’impulsion de la MJC, (hélas aujourd’hui disparue), ont, à force de tenacité, par un long travail de collecte de documents et témoignages, créé les conditions qui ont permis la naissance de l’un de nos fleurons départementaux, le musée de la Nacre de MERU.
  • Remercier aussi les élus d’une municipalité de gauche qui, dès 1980 ont marqué cette volonté de sortir de l’oubli le témoignage de ces luttes ouvrières.

En célébrant l’action de Jean-Baptiste PLATEL, nous rendons hommage le 1er mai à toutes les femmes et les hommes qui ont lutté, à ceux qui luttent encore aujourd’hui pour la défense des droits de tous les salariés.

James TELLIER, secrétaire de Section

Le patrimoine culturel, social et humain de notre Ville doit être mieux mis en valeur.

culture, Ville 1 Commentaire »

A la lecture de nos articles publiés sur ce blog, nous avons des réactions de Méruviens. Réactions qui viennent enrichir le débat sur le site du Musée de la Nacre et confortent notre vision d’un grand pôle culturel intégrant, autour du Musée, le bâtiment annexe (projet d’hôtel rejeté) ,  le site de l’ancienne piscine et le parc de la Ville.

Parmi ces réactions, nous publions celle de Jean Bettler qui fut Maire-adjoint chargé de l’urbanisme, au côté de Guy Vadepied Maire de Méru de 1977 à 1995.

 »

Au musée, il manque ?

Une salle qui évoquerait l’époque préhistorique de Méru.

Méru est connu pour son passé néolithique.

Pour ma part, j’ai découvert, il y a bien 70ans, dans le terrain proche du chemin de la Mare aux joncs (maintenant, Villages de Méru) des haches polies. A l’automne, après les labours du fermier, les pluies qui lavaient le terrain, les silex ressortaient.

Par ailleurs , Paul Picaut psychologue àu collège du Thelle avait présenté dans cet établissement, une exposition sur la taille des silex avec ce qu’il avait trouvé sur le chantier du lycée Paul Langevin. La collection sera envoyée au musée départemental, faute d’autre solution.

Lors d’une de mes permanences en mairie, il y a bien 30ans, un habitant du quartier de la nacre me remettra une hache taillée , trouvée sur le même chantier ; Il souhaitait que soit préservée sa trouvaille. J’ai demandé au musée, j’attends encore une réponse.

A Méru, dans le passé plusieurs chercheurs, messieurs Van ees Beck (père d’Eric) et Delaisement vendeur de tonneaux ont amassé des tonnes de silex trouvés dans la région. Une partie a été envoyée au musée départemental, le reste ?

Je sais aussi qu’à Bornel, Mr Blondel avait une jolie collection dans une vitrine. Disparu depuis longtemps, qu’est devenue sa collection ?

Dans un autre domaine, lors de la construction de L’autoroute A16, le constructeur Scétauroute fut obligé de faire des fouilles archéologiques. Chaque commune concernée a reçu un dossier la concernant. Le musée pourrait regrouper tous les dossiers qui permettraient  dans le futur, une thèse sur l’habitat au moyen âge.

La construction du boulevard de l’Esches et de la station d’épuration a permis de mettre à jour des traces d’habitat.

En l’absence d’un lieu, beaucoup a été perdu.

La vie à Méru n’a pas commencé aux 18 et 19 ème siècle !

 Il manque également dans ce musée, la vie des habitants de Méru et sa région. La vie des boutonniers et des tabletiers.

La célébration du centenaire des grèves de 1909, nous a permis de redécouvrir les conditions de vie à cette époque.

Il faut rappeler  les raisons de cette grève. La baisse de 30à 50% des tarifs de fabrication des boutons proposée par les patrons. Il n’y avait  à cette epoque , ni caisse de grève, ni assedic,  ni ccas.

Dès le début du conflit, l’organisation des secours fut exemplaire, la création de soupes populaires, d’aides de toutes sortes, la solidarité des autres corps de métier, la fraternité dans la population, la participation des commerçants.

Tout ceci n’est pas évoqué dans le musée. On montre le travail, la fabrication, mais l’homme, ses souffrances, la personne humaine est oubliée !.

Jean Bettler

 »

Jean Bettler, à droite sur cette photo, au côté de Guy Vadepied, lors de la cérémonie de d’ouverture des Fêtes de Pâques (*) . Fêtes qui eurent  lieu chaque année de 1978 à 1995.

Vadepied-bettler.1978

A propos des Fêtes de Pâques, nous recherchons des documents (photos, vidéos…), qui viendront enrichir le patrimoine culturel et social de notre Ville.

A ce titre, vous pouvez visionner (lien ci-dessous) un film réalisé et mis en ligne par Bernard Benoît, également adjoint au Maire Guy Vadepied. En 1980 l’envol du ballon lançait les 3 jours de fêtes populaires qui mobilisait des foules impressionantes à Méru.

http://www.dailymotion.com/video/xvokqc_fetes-de-paques-meru-1980-envol-du-ballon_webcam#.UXf_erWeOzQ

NON au projet d’hôtel dans le bâtiment annexe du Musée de la Nacre !

Bonnet d’âne ou cerise, Communauté de Communes, culture, Economie locale, Urbanisme, Ville 2 Commentaires »
  • centreculturel2
  •  Parce que ce site doit rester un espace de culture et de loisirs au bénéfice et au service de tous les habitants
  •  Parce que les règles d’urbanismes (Plan Local d’Urbanisme)  ne sont pas respectées.
  •  Parce qu’une collectivité locale n’a pas vocation à engager des fonds publics pour un équipement commercial à caractère privé.
  •  Parce que ce projet implique scandaleusement de transformer en vulgaire parking privé le site de l’ancienne piscine municipale, page de notre patrimoine historique.

Nous, signataires de cette pétition, demandons l’abandon de ces projets

Voir article publié sur ce blog le 10 avril 2013:

Méru: un projet d’hôtel incohérent, financé sur les deniers publics, au service d’intérêts privés.

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Ne pas faire apparaître mon non sur la site:

Dupré,
Encore un projet essentiel pour les méruviens !!!

FARDEL,

DE DEROY,
Protégeons ce patrimoine et la mémoire méruvienne en consacrant la vocation culturelle de l'ensemble de ce site.
Le projet mercantile d'une hôtellerie de haut de gamme n'a pas sa place en ce lieu.

xxxxxxxx,

cervantes,

Depriester,

GUILLAU,
Pas de deniers publics pour enrichir le privé.
De plus sur un site culturel s'est scandaleux défendons notre patrimoine qui à Méru est limité!

Le Guein,

xxxxxxxx,

DIOP,
Le cœur d'un projet municipal c'est bien la sauvegarde du patrimoine, du tissu culturel. Ce projet est en deçà de l'attente des mériviens.
Aux orties cette équipe en place.
Mactar

pieux,

Tellier,

CHAPELOUX,
Ce lieu a accueilli en résidence des artistes de renommée internationale, des plasiciens : J-L Poivret, M. Mac Donald,David Jones...des musiciens comme Bertignac. Certains sont intervenus dans les écoles, c'était au temps où la culture à Méru n'était pas un mot abstrait.

DAFFLON,
Rappelons à l'équipe municipale ainsi qu'au président de la Communauté de Communes que l'intérêt général prévaut l'intérêt particulier !
Un hôtel un Méru ? Oui, mais pas au détriment de notre patrimoine culturel ! Et encore moins financé par des fonds publics !

Mazouzi,
Le patrimoine est une mémoire collective qui forge notre identité présente et futur.
Imaginez que vous perdiez la mémoire. Vous n’avez aucun souvenir de votre enfance, vous
ne reconnaissez plus vos objets personnels. Vous n’avez aucune idée de comment vous êtes devenu la personne qui vous regarde dans le miroir. Tout vous semble étranger et tout vous fait peur. Vous avez perdu votre identité...
L’amnésie des peuples est aussi cruelle et aussi dangereuse que l’amnésie des individus. Or, nous disposons d’un outil précieux qui témoigne de notre passé et qui nous aide à construire notre avenir. Il s’agit de notre patrimoine. Ce patrimoine, c’est une chance, mais aussi une responsabilité. Nous devons le protéger, le partager et le transmettre.
Le complexe industriel qui abrite aujourd'hui le musée de la nacre est à la fois représentatif de l'industrie tabletière méruvienne et d’une période de croissance économique importante qualifiée de Révolution industrielle.
C’est de cette époque faste que la ville de Méru conserve le surnom de « Capitale de la nacre ». C’est donc l’identité de notre ville.
Défigurer ce site c’est défigurer l’identité même de Méru et lui faire perdre sa mémoire.
Allons nous laisser faire les destructeurs de la mémoire de notre ville ???

xxxxxxxx,
site non approprie au projet

HENIN,

Gautier,
Ce n'est ni une priorité ni un besoin !

delabarre muller,

Thouvenin,

masselin,

xxxxxxxx,
Une résidence d'artistes à Méru, si c'est un rêve pour notre ville, ce n'est pas une utopie, cela permettra de mettre en réalité le fait que l'on peut y être bien et y créer!

Gruet,
Ancienne Méruvienne, j'ai la nostalgie du Méru de mon enfance, avec sa piscine, son cinéma, ses petits commerces avec la quinzaine commerciale de décembre.... On était dans les années 60.... Réhabilitons notre patrimoine au lieu de le livrer au public !

Gallier,

THULLIER,
Je rêve que ce lieu devienne à nouveau un centre culturel : expositions, concerts, résidences d'artistes...etc...

THULLIER JP,
Pourquoi ne pas faire de ce bâtiment un projet culturel associé au musée, pour le compléter et y adjoindre des manifestations. Et réhabiliter le site de l'ancienne piscine pour compléter le tout.

HEYNER,
Comment peut-on penser qu'un "projet d'hôtel 3 étoiles" puisse aider à la cohésion d'une population, tellement éprouvée par des conditions de vie difficile, qui, de jour en jour, se fracture encore plus ?
D'évidence, une des solutions est de travailler à rassembler, en développant des programmes culturels et sociaux pour tous !

Abraham,
A quand la décision? ?

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