Budget Primitif 2011

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Conseil Municipal du 13 décembre 2010

Lors du débat sur les orientations budgétaires, nous avons largement exposé les raisons de notre opposition aux choix qui sont les vôtres :

- Une compression des crédits de fonctionnement et notamment de la masse salariale et des charges de gestion courante traduisant une insuffisance de moyens mis à la disposition des services pour satisfaire le bon niveau des besoins

- Des choix en investissement qui ne servent pas davantage l’ambition que nous devrions avoir d’offrir à la ville les véritables outils et équipements publics pour conforter ses atouts et qu’enfin, à l’égal des autres villes du sud de l’Oise, elle puisse bénéficier du développement économique attaché à la proximité et au desserrement de la région parisienne.

Au lieu de cela, ce budget pour 2011 continue à regarder notre ville par le petit bout de la lorgnette, sans vision d’ensemble et sans gestion concertée des projets les plus importants. Vous nous parlez d’une ville qui doit avoir le statut de pôle de développement et de vie, qui rayonne sur un vaste territoire, et ce que nous observons, c’est que l’énergie devant alimenter ce rayonnement est de bien basse tension.

Nous vous confirmons donc que nous voterons contre ce budget et que nous maintenons les interrogations formulées le mois dernier, interrogations auxquelles vous n’avez apporté aucune réponse, comme c’est votre habitude, au mépris des règles les plus élémentaires de la démocratie locale.

Une vraie interrogation que cet affichage d’un niveau de produit des services à hauteur de 583 000 €, en hausse de plus de 12 % par rapport aux réalisations du CA 2009, une prévision de recette qui n’a jamais été approchée, et de loin, toutes ces années passées. Vous nous aviez vous-même montré des chiffres, lors du débat sur les orientations budgétaires faisant apparaître des diminutions sur les années 2008 à 2010 : 539 000 en 2008, 523 000 en 2009, 512 000 seulement en 2010. Cette variation régulière à la baisse fait mal imaginer un sursaut possible de 12 % sur une seule année. Nous aurons surement l’occasion d’en reparler.

Interrogation aussi que cette diminution des dépenses de fournitures scolaires de 11 %, alors que nous considérons comme prioritaires les dépenses éducatives et les moyens donnés en particulier aux établissements scolaires. 120 000 € étaient inscrits l’année dernière, le crédit est réduit à 107 000 € pour 2011.

Interrogation également que cette pratique budgétaire irrégulière que nous constatons concernant la dotation prévue au titre de  l’action sociale en direction du personnel communal que la loi impose et que vous bafouez : aucun crédit n’est prévu pour 2011 ! quant aux années précédentes, depuis 2008, 31 500 €, pas moins étaient inscrits tous les ans au budget pour faire bonne figure, et ces crédits sont tombés régulièrement dans l’excédent annuel parce que l’adhésion à l’organisme social, le CNAS, n’a jamais été réalisée… Ceci a un double effet : le premier, c’est que cela vous permet de confisquer ces crédits et de les réaffecter, coupable utilisation des moyens budgétaires d’une dépense pourtant obligatoire ! Le deuxième effet c’est que les agents ne peuvent pas bénéficier des prestations nombreuses auxquels ils ont droit (allocations diverses, réductions tarifaires, prêts à la consommation et prêts immobiliers à taux réduit), mais cela semble peu vous soucier !     Lire la suite de l’article »

Urbanisme à Méru: deux élus pilotent à vue… pour le malheur de leurs administrés

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Lors de la réunion du conseil municipal du 27 septembre 2010, le Maire avait déclaré que l’emplacement réservé rue Mimaut n’avait plus de sens et était difficile à réaliser en raison de la présence d’immeuble, et annoncé à l’issue de ce Conseil « son intention de le supprimer, à condition que les riverains retirent leurs plaintes contre la Ville ».

Il avait promis à Mme Kinski de proposer, dans les jours suivants, une réunion pour fixer les modalités d’un tel accord.

Enfin (!), une bonne nouvelle pour ces habitants disposés à abandonner leur action en Justice pour sortir de ce cauchemar ! Depuis 2 ans ils vivent l’incroyable: en début 2008 la Ville leur apprend que leur bien est frappé d’alignement, contrairement à ce qu’indiquaient tous les documents fournis par l’adjoint à l’urbanisme, Gérard Lippens, lors de l’acquisition en 2004. (voir sur ce blog l’article du 8 juillet 2010 titré  » Méru: errements dans la gestion de l’urbanisme «  )

Ces habitants, qui avaient perdu toute confiance en Gérard Lippens « qui n’avaient cessé de leur mentir depuis le début de cette affaire », espéraient avoir, en la personne du maire Yves Leblanc, un interlocuteur plus soucieux de mettre fin à cette insupportable injustice.

Cruelle désillusion !

Il n’a pas tenu son engagement public de recevoir  ses administrés lésés. Après 3 semaines de silence il leur indique par courrier sa décision de maintenir cet emplacement réservé !

Nouveau revirement qui est ressenti par les victimes comme un abus de pouvoir et un véritable « bras d’honneur ».

Le maire n’a pas tenu ses engagements du 27 septembre. Sur les raisons de ce refus, qui maintien une injustice faite à plusieurs riverains de cette même rue, on ne trouve pas d’explication logique. Aucune en tout cas qui tiendrait à l’intérêt public (dont ne se prévaut d’ailleurs pas le maire)

Il faut le noter aussi,depuis 1995, à 5 reprises, des biens immobiliers concernés ont changé de propriétaires; et jamais lors de ces mises en vente la ville n’a fait valoir son droit de préemption, ni même attiré l’attention des intéressés sur cet emplacement réservé. Pouvaient-ils ignorer au moment de ces transactions la présence de cet emplacement réservé?

Ceci semble difficile à croire: cette création d’emplacement réservé remonte à 1985; il avait été décidé dans le cadre d’un projet d’ensemble de rénovation de la Place du Jeu de Paume … qui vient d’être réalisé.

Gérard Lippens était élus en 1985 lors de l’élaboration du POS où avait été décidé cette réserve; il l’a été élu sans discontinuer depuis, et est le 1er adjoint, responsable de l’urbanisme, depuis plus de 15 ans.

Comment a-t-il pu signer sans sourciller tous les documents, certificats, plans et attestations, qui garantissaient l’absence d’alignement, délivrés au Notaire qui a exécuté ces transactions immobilières.

Nous, conseillers municipaux d’opposition -groupe Méru-ensemble- n’avons découvert cette affaire de « documents faux » qu’en mai 2010, au moment où nous a alerté Madame Kinski. Jusque là,  Yves Leblanc et Gérard Lippens avaient gardé un silence absolu, y compris auprès d’élus de leur majorité qui nous affirment l’avoir découvert par nous, lors de la séance du Conseil municipal du 5 juillet 2010. Ce silence témoigne du sentiment de culpabilité de ces 2 têtes de l’exécutif local.

L’injustice dans laquelle sont maintenus inutilement nos concitoyens de la rue Mimaut est révoltante. Ils sont victimes de l’abus de pouvoir d’élus locaux qui refusent d’assumer leurs fautes, et pour qui la transparence n’est pas de rigueur en matière d’urbanisme. Des élus bienveillants avec les « amis » et intraitables avec les autres.

James Tellier

Débat d’Orientations Budgétaires

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