Le Projet de Rénovation Urbaine de Méru est un mauvais projet

conseil municipal, Logement, Nacre, Ville Pas de commentaires »

Le dernier point de l’ordre du jour du conseil municipal, très souvent  le plus embarrassant pour la majorité, est celui qui vient en débat vers minuit, quand les journalistes exténués par leur longue journée ont plié bagages. Ce sont les questions sur lesquelles le maire veut le moins d’échos possible.  Ce fut le cas pour la question de la fermeture de l’hôpital, reléguée en 28 ème question lors de la séance du Conseil municipal du 13 décembre dernier, obligeant le personnel hospitalier venu entendre leurs élus à attendre pendant plus de 3 heures !

Ce fut le cas le lundi 28 mars, lorsque, dernier point de l’ordre du jour , le Conseil municipal était invité à voter une dépense de 250 000 € pour le marché passé avec une officine de communication sur le Programme de Rénovation Urbaine du quartier de la Nacre.

Nous, élus du groupe Méru Ensemble, avons saisi ce point de l’ordre du jour pour communiquer les observations recueillies auprès des habitants concernés.

Texte de l’intervention de James Tellier au nom du groupe Méru Ensemble :

« Nous déplorons comme vous le coût de cette communication. 250 000 €, c’est cher, mais cela semble nécessaire quand on voit de quelle manière vous avez conduit votre communication en direction des habitants.

Une opération de rénovation urbaine, telle que celle en projet sur le quartier de la Nacre, avec relogement, démolition et reconstruction, nécessite la mobilisation de moyens financiers et humains importants. Cela implique l’obligation d’une étude préalable longue, sérieuse, où les habitants doivent impérativement être impliqués dès le début et jusqu’à sa conclusion.

Cela a-t-il été le cas pour les habitants de notre quartier ? NON !

En 2007, à quelques mois des élections municipales de 2008, vous vous êtes contenté de présenter aux habitants VOTRE projet de rénovation. A aucun moment, ni les habitants, ni  les associations, ni les enseignants du quartier, n’ont été sollicités pour participer à l’élaboration de ce projet.

Depuis, en dehors d’une exploitation éhontée de ce projet auprès de la population pendant la campagne des municipales, aucun retour vers les habitants pour recueillir les souhaits, leurs observations ou aspirations, visant à amender ce projet. Vous jugez sans doute que leurs avis n’ont aucun intérêt dans cette phase d’élaboration.

2007-2011 : quatre années sont passés.

Or, nous voilà entrés dans la phase de réalisation, et votre attitude reste la même : vous présentez le même projet, à quelques variantes près. Une fois encore, après un long monologue, devant 80 personnes dans le préau de l’école Jean Moulin, vous n’accordez  que 10 minutes d’une oreille distraite aux observations des  habitants.

Et pourtant, ils en avaient des choses à vous dire ces habitants !

Ils voulaient vous dire : « votre PRU est un mauvais projet »

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il a été concocté dans notre dos.

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il ne tient pas compte des besoins réels des méruviens actuellement en demande de logement ou mal logés. Ce projet n’est pas fait pour nous !

Ce projet n’est pas fait pour nous, car il propose des logements plus petits que ceux qui vont être démolis,  et l’offre de logements très sociaux est quasiment nulle. Il ne tient pas compte de la réalité sociale de la population concernée. Ce qui annonce les drames humains de demain avec toujours plus de familles mal-logées.

Votre PRU est un mauvais projet, parce que nos enfants qui avaient la chance d’avoir une école protégée de la grande circulation automobile, vont maintenant y être confrontés d’où qu’ils viennent !

1)      une voie, qui va être la voie principale du quartier et donc promise à une circulation importante, va passer devant leur école

2)      ceux qui habiteront sur le site de la friche Norinco, devront rejoindre la même école en traversant la route départementale !

Nous avions (et nous avons) d’autres tracés à proposer, mais encore aurait-il fallu que vous daigniez nous associer à l’élaboration. Jamais vous ne nous y avez invités en mairie, et comme vous avez décrété que nous n’aurions aucun représentant au conseil communautaire des Sablons, ce n’est pas là non plus que nous risquions d’être entendus.

Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il n’accorde que peu d’importance aux équipements scolaires : nous allons avoir un apport important de population nouvelle et pas l’espace scolaire pour l’accueillir.

Votre PRU est un mauvais projet car vous en avez négligé le cœur de quartier (actuellement la place du 11 novembre)

Votre PRU est un mauvais projet, parce que le volet social a été oublié : Où sont les activités économiques et les activités commerciales. Où sont les structures de services publics ? Où sont les services de santé ? Où ont été pris en compte les besoins en services de proximité ?  Nous attendions que vous preniez en compte le volet mixité fonctionnelle, or il en est totalement absent.  Le problème de l’emploi, problème n°1 au cœur de la population a été totalement négligé.

Les habitants, si vous en aviez laissé la possibilité lors de cette réunion à l’école Jean Moulin auraient conclu ainsi : Votre PRU est un mauvais projet, parce qu’il n’est pas fait pour nous mais pour satisfaire votre égo, (par calcul politique : n’avez-vous pas temporisé le lancement de ce PRU, pour qu’il se termine en fin 2013, à quelques mois, voire semaines, des municipales de 2014). »

 

Hôpital de Méru : Fermeture du service de Médecine

conseil municipal 1 Commentaire »

Conseil Municipal du 13 décembre 2010

Après l’annonce soudaine faite au personnel de la fermeture du service de médecine générale de l’Hôpital de MERU, nous voulons dénoncer le caractère révoltant d’une mesure qui est une atteinte au service public de santé pénalisant fortement notre territoire et ses habitants, une décision également révoltante car elle est prise sans aucune information préalable des personnels et populations concernés, a fortiori sans aucune concertation préalable.

Nous sommes stupéfaits que la seule information donnée soit effectivement l’annonce de la décision quelques semaines seulement (moins d’un mois) avant le caractère pleinement effectif de la mesure, quelques jours seulement (moins d’une semaine) avant l’arrêt de l’accueil de nouveaux patients au sein du service.

Aucune concertation n’a été engagée, ni auprès du personnel, ni auprès de la population, ni devant le Conseil municipal.

Il est impossible que les membres du conseil de surveillance de l’hôpital n’aient pas été associés à cette décision, notamment les représentants des collectivités territoriales qui y siègent, et particulièrement vous, M. le Maire.

Pourtant, jamais le Conseil municipal n’a été tenu informé de la moindre réflexion engagée sur ce sujet, jamais les élus municipaux n’ont été avertis d’un risque éventuel de recul majeur du service public sur le territoire de la commune.

L’observation vaut également pour le Conseil Communautaire des Sablons qui n’a pas davantage été alerté.

Il est scandaleux que l’on ait cherché à dissimuler aussi longtemps que possible  un projet assurément murement réfléchi dans les bureaux de l’Agence Régionale de Santé et du Ministère, comme dans les couloirs des Mairies concernées, en particulier celle de MERU.

Il est clair que la décision a été prise dans le secret pour tenter d’empêcher les réactions légitimes qu’une telle décision pouvait susciter. C’est une attitude coupable, irresponsable et indigne de la part des autorités sanitaires et du Maire UMP de MERU qui sert en bon petit soldat la politique de régression du service public traduite dans la loi Bachelot. Vous n’éprouvez d’ailleurs aucune difficulté à le faire puisque vous faites de même pour le service public communal : suppression pure et simple, et masquée lorsque cela est possible, des services que vous jugez superflus et coûteux, quelle que soit l’utilité publique reconnue, réduction des moyens et des emplois publics pour les services dont le maintien s’impose à vous.

Alors que la ville s’est fortement mobilisée dans les années 90 pour moderniser le plateau technique de la chirurgie et défendre la maternité, le regroupement des hôpitaux de Méru et de Beaumont au sein du CHIPO a conduit au départ de ces deux services. Aujourd’hui c’est la fermeture de la médecine générale, et on ne peut que s’interroger et s’inquiéter : est-ce que cela ne marque pas la fermeture prochaine des urgences et la suppression totale de l’établissement hospitalier faisant de MERU et sa région un désert sanitaire. En quoi cette disparition progressive du service public de santé fortement préjudiciable au territoire est-elle compatible avec l’ambition que vous affichez de faire de MERU la capitale du Sud-Ouest de l’Oise ?       Lire la suite de l’article »

Budget Primitif 2011

conseil municipal Pas de commentaires »

Conseil Municipal du 13 décembre 2010

Lors du débat sur les orientations budgétaires, nous avons largement exposé les raisons de notre opposition aux choix qui sont les vôtres :

- Une compression des crédits de fonctionnement et notamment de la masse salariale et des charges de gestion courante traduisant une insuffisance de moyens mis à la disposition des services pour satisfaire le bon niveau des besoins

- Des choix en investissement qui ne servent pas davantage l’ambition que nous devrions avoir d’offrir à la ville les véritables outils et équipements publics pour conforter ses atouts et qu’enfin, à l’égal des autres villes du sud de l’Oise, elle puisse bénéficier du développement économique attaché à la proximité et au desserrement de la région parisienne.

Au lieu de cela, ce budget pour 2011 continue à regarder notre ville par le petit bout de la lorgnette, sans vision d’ensemble et sans gestion concertée des projets les plus importants. Vous nous parlez d’une ville qui doit avoir le statut de pôle de développement et de vie, qui rayonne sur un vaste territoire, et ce que nous observons, c’est que l’énergie devant alimenter ce rayonnement est de bien basse tension.

Nous vous confirmons donc que nous voterons contre ce budget et que nous maintenons les interrogations formulées le mois dernier, interrogations auxquelles vous n’avez apporté aucune réponse, comme c’est votre habitude, au mépris des règles les plus élémentaires de la démocratie locale.

Une vraie interrogation que cet affichage d’un niveau de produit des services à hauteur de 583 000 €, en hausse de plus de 12 % par rapport aux réalisations du CA 2009, une prévision de recette qui n’a jamais été approchée, et de loin, toutes ces années passées. Vous nous aviez vous-même montré des chiffres, lors du débat sur les orientations budgétaires faisant apparaître des diminutions sur les années 2008 à 2010 : 539 000 en 2008, 523 000 en 2009, 512 000 seulement en 2010. Cette variation régulière à la baisse fait mal imaginer un sursaut possible de 12 % sur une seule année. Nous aurons surement l’occasion d’en reparler.

Interrogation aussi que cette diminution des dépenses de fournitures scolaires de 11 %, alors que nous considérons comme prioritaires les dépenses éducatives et les moyens donnés en particulier aux établissements scolaires. 120 000 € étaient inscrits l’année dernière, le crédit est réduit à 107 000 € pour 2011.

Interrogation également que cette pratique budgétaire irrégulière que nous constatons concernant la dotation prévue au titre de  l’action sociale en direction du personnel communal que la loi impose et que vous bafouez : aucun crédit n’est prévu pour 2011 ! quant aux années précédentes, depuis 2008, 31 500 €, pas moins étaient inscrits tous les ans au budget pour faire bonne figure, et ces crédits sont tombés régulièrement dans l’excédent annuel parce que l’adhésion à l’organisme social, le CNAS, n’a jamais été réalisée… Ceci a un double effet : le premier, c’est que cela vous permet de confisquer ces crédits et de les réaffecter, coupable utilisation des moyens budgétaires d’une dépense pourtant obligatoire ! Le deuxième effet c’est que les agents ne peuvent pas bénéficier des prestations nombreuses auxquels ils ont droit (allocations diverses, réductions tarifaires, prêts à la consommation et prêts immobiliers à taux réduit), mais cela semble peu vous soucier !     Lire la suite de l’article »

Copyright Méru Ensemble : Tous droits réservés
Flux RSS des articles Flux RSS des commentaires Connexion

Featuring Recent Posts Wordpress Widget development by YD