Liberté d’expression, démocratie et élus locaux

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Alain Letellier et Yves Leblanc ont quelques points communs : ils aiment le pouvoir sans partage, n’acceptent aucune opposition, et s’emportent violemment, allant jusqu’à humilier publiquement le « pauvre » conseiller qui a eu l’outrecuidance de douter de la pertinence de telle ou telle décision. Ils sont nombreux à avoir subi les foudres de leur président lors de réunions de la Communauté de Communes des sablons. Comme le révèle le courrier Picard dans son édition du jeudi 22 décembre dernier (voir ci-dessous), le dernier à s’être vu vertement invité à   »s’écraser » est son collègue maire de Villeneuve les Sablons.

Ses victimes ne sont pourtant pas de ses opposants politiques. Encore faudrait-il que ces derniers aient le droit de siéger dans cette Assemblée de la Communauté de communes des Sablons. Le maire UMP de Méru ayant purement et simplement décidé qu’aucun conseiller de gauche ( pourtant élus avec 49% des suffrages méruviens) n’auraient de délégation au sein de la CCS. Sur 12 conseillers méruviens, 12 sont de droite ! Ce, bien entendu avec la bénédiction de son ami Alain Letellier.

Car la gauche est ici interdite :

- Les militants sont « virés » du marché de St Crépin par le maire en personne, avec «  interdiction d’y distribuer des journaux ».

- A Méru, les conseillers municipaux ont droit à une indemnité mensuelle d’environ 300 €… mais seulement les « politiquement corrects », car les conseillères et conseillers de gauche n’y ont pas droit !

Quant aux journalistes, ils sont instamment priés de n’écrire que ce que notre maire et notre président de C.C leur indique, sinon… le premier est prompt à téléphoner à leur direction de rédaction pour leur indiquer comment ils doivent travailler, et le second les invective, les menace ou leur donne ses consignes en séance publique.

Vive la démocratie. Vive la liberté d’expression.

James Tellier

 

Sur les sommets du désespoir

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Enième sommet de crise ou énième crise au sommet, après la réunion des pays membre de l’Union Européenne la semaine dernière, pour tenter de sauver les Etats menacés de faillite par les banques et les agences de notation. Nous assistons à une répétition des mesures  économiques dangereuses qui caractérisent une politique économique gouvernée par l’absurdité.

Les solutions données  à la panique spéculative sont effarantes. Face à l’augmentation par les banques des taux d’intérêts des Etats endettés, augmentant encore plus leur dette,   les Etats touchés répondent par des politiques d’austérité. Ces politiques entrainent une baisse de la croissance qui a pour effet des pertes de recettes fiscales ayant elles-mêmes pour effet d’annuler l’effet des réductions de dépense. Autant dire que les mesures d’austérité renforcent la toxicité des économies des Etats. La dette, est devenue par la force mystérieuse des agences de notation, l’ennemi public numéro un ! Une règle d’or pour les leaders de sommet européens : avoir l’horreur de la dette !

Toutes ces attaques sont hypocrites, elles ont pour effet de dissimuler les vraies responsabilités, celles du monde de la finance et celles des politiques libérales. On oublie qu’en 2008, les Etats ont remis sur pied les banques qui depuis lors, cumulent les profits.  Par ailleurs toutes ces attaques contre la dette, qui a bon dos, ont pour objectif de cacher des idées politiques néo-libérables inflexibles telles que celles de Berlusconi près de chez nous. En France, l’ère glaciaire de l’austérité décidée par la droite a commencé, se répète, recommence.

Nous assistons à travers ces énièmes sommets aux énièmes agitations du président de la République Nicolas Sarkozy voulant se poser en sauveur de l’Europe. Depuis 2008 il tente de se faire appeler Monsieur de la régulation financière, or il répond plus facilement au nom de Monsieur régression.

Sarkozy a préconisé une Europe punitive, avec sanctions budgétaires des Etats qui laisseraient trop leur dette filer, et préconise aussi une France punitive surtout en direction des plus pauvres.

Plus que jamais le capitalisme en France est récompensé, les banques sont remerciées. Pour exemple alors que la garantie de l’Etat est apportée au sauvetage de Dexia, les anciens dirigeants perçoivent indemnité de départ et retraite chapeau – jusqu’à 50 000 € par mois pendant vingt ans, soit 12 M€ pour avoir mis la banque en faillite !

La croissance est à zéro mais le chômage est au plus haut. Près d’un million de chômeurs en plus depuis mai 2007. Récemment, deux plans d’austérité ont été décidés par le Gouvernement : 18 Md€ de sacrifices pour les uns et des largesses aux autres avec la suppression de la 1ère tranche de l’Impôt sur la Fortune. Un rapport de la Cour des Comptes souligne d’ailleurs  que « la moitié du déficit public en France est lié à la politique budgétaire » du Président Nicolas Sarkozy.

L’idée obsédante de règle d’or budgétaire prônée par la droite dans le but de dépolitiser le débat sur la politique économique à mener est révélatrice de la volonté de déresponsabilisation des chantres du libéralisme.

La politique d’austérité menée par le gouvernement est une politique de droite, rappelons-le à la place de ceux qui ne veulent pas l’assumer.  C’est une politique qui ne donne aucune perspective pour les plus fragiles, au sommet du désespoir. C’est une politique qui fabrique non plus des indignés mais des désespérés.

Sachons en face, à gauche, prôner des mesures d’espérance pour porter enfin l’alternance nationalement.

Anaïs Gallier

 

 

Urbanisme à Méru : l’incohérence !

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Lorsque le cinéma le Domino fut construit, le choix de l’emplacement par l’équipe municipale conduite par Guy Vadepied, ne fut pas le fruit du hasard : il devait s’intégrer, sur le grand espace dégagé entre l’actuel rond point du bas de la rue de la gare et la place du jeu de Paume,  dans un grand ensemble culturel où viendraient se joindre au cinéma, la médiathèque, le centre culturel avec salle de spectacle,  école de musique, d’arts plastiques, studio musical… Bref, un espace culturel digne d’une ville moderne, à la dimension d’une population promise à 25 000 habitants dans les 10 ans à venir si l’on en juge par le rythme actuel des constructions.

Et patatras ! En 1995 un nouveau maire est élu et l’une de ses premières initiatives est d’implanter au beau milieu de ce grand espace … le centre des impôts. Il prend conscience ensuite que l’idée d’un centre culturel avec médiathèque, idée qu’il avait combattu avant d’être élu, était d’évidence une réalisation indispensable. Mais voilà… où les implanter ?  Un coin entre le haut pignon d’un immeuble et le Centre des impôts est là disponible. Trop petit ? Qu’à cela ne tienne : on fera une petite médiathèque et pour le centre culturel on verra plus tard !

Résultat : nous avons une médiathèque rikiki et, coincée dans une dent creuse, impossible à agrandir lorsque nécessité obligera avec l’accroissement de la population.

Lorsque se réalise la rénovation de la place du jeu de paume, une autre dent creuse apparait : un petit immeuble vétuste mitoyen du Cinéma. « Mais au fait ! … nous avons une petite médiathèque, mais pas de Centre culturel. Mettons-le dans cette dent creuse ! »

L’espace est, de l’avis même des architectes consultés, nettement insuffisant, mais tant pis, nous avons une médiathèque rikiki, nous aurons un centre culturel rikiki (rikiki mais à 3 000 000 € tout de même !). Pas d’espace pour les expositions, des salles trop petites ?  « Pas grave, nous aurons un beau petit objet à mettre dans la vitrine des prochaines élections municipales ! »

Plus sérieusement, nous élus de l’opposition, dénonçons en conseil municipal, lors de chacune des présentations de ces projets, cette politique du coup par coup, d’aménagements qui ne sont pas le fruit d’une grande vision d’ensemble, d’un programme à long terme.

Vision qui aurait permis la réalisation d’un véritable « village dédié à la culture et aux loisirs » au cœur de la ville,  qui aurait donnée une plus grande lisibilité à l’action et la programmation culturelle de notre ville et notre canton. On imagine aussi la vie redonnée à notre centre ville, et les retombées économiques pour le commerce local.

Au lieu de cela nous aurons des équipements éclatés, dispersés, inadaptés, et une programmation « illisible », ce qui ne favorisera pas la fréquentation du public. Tout cela est très dommageable pour la vie culturelle et économique de notre Ville, et par conséquence pour son image.

Pour les raisons exposées ci-dessus nous avons voté contre le projet de Centre culturel présenté le lundi 4 juillet en conseil municipal. Non pas contre le projet architectural en lui-même, mais contre l’espace « rikiki » qui lui est réservé.

Nous avons également voté contre la vente à la Communauté de commune de l’ancienne piscine municipale. Cette décision, votée elle aussi par la majorité UMP, est une insulte faite aux ouvriers chômeurs qui sous le Front populaire, avaient construit cette piscine qui a fait le plaisir, la joie, de milliers de Méruviens pendant plus de 60 ans. Cet espace fait partie du patrimoine historique de la population. Il est scandaleux d’accepter le projet fait par la Communauté de commune d’y réaliser un parking, fermé au public, pour les clients du futur hôtel. Hôtel qui, selon le désir d’Alain Letellier, est prévu dans l’immeuble jumeau du Musée de la Nacre.

Encore une décision inopinée, prise entre deux portes. Ce n’est conforme à notre conception de l’action concertée, de l’élaboration de programmes à long terme. C’est la politique du coup par coup, en fonction de l’humeur, du caprice du moment. Nous en mesurerons hélas les conséquences dans les années à venir.

James Tellier  Pour Méru Ensemble

Note annexe :
Les mêmes élus  qui s’apprêtent, dans le périmètre du Musée de la Nacre, à transformer en  hôtel et en parking des sites appartenant à notre patrimoine historique, tentent de faire barrage au projet d’un complexe commercial comportant un hôtel sur la commune d’Amblainville.  Comprenne qui pourra ! Le maire d’Amblainville ayant eu « l’outrecuidance » de se présenter contre l’UMP en place, serait-il politiquement incorrect ?
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