Copenhague, une vague de blagues

Bonnet d’âne ou cerise, Internationales Ajouter un commentaire

Première vague : le drapeau orange est levé

Le sommet vient à peine de commencer, les pays africains pressentent déjà un sommet des grandes puissances et appellent à la mention du protocole de Tokyo en tant qu’accord contraignant. Le nombre d’accréditations pour les ONG passe de 20 000 à 90, on tente d’éviter que trop de voix contrarient les gros pollueurs.  Le Sommet s’annonce comme une épreuve de force pour les pays en développement.

Deuxième  vague, le 17 décembre : la prestation de Sarkozy au sommet

Quelques jours après le début du Sommet, le roi de la vague arrive à la tribune, surfant sur son cheval blanc. « Sarko, sea, sex and sun », on a envie de fredonner …

Nationalisation du débat, – ah identité quand tu nous tiens !- Nicolas.Sarkozy éclipse la volonté européenne, pour parler de la France et seulement d’elle.

Il demande une réunion d’urgence d’un groupe de pays représentatifs chargé de formuler, sous forme de déclaration politique, les bases d’un accord. Nicolas semble satisfait; il a su, et on ne peut lui reprocher, prendre des initiatives et taper du poing sur la table. Mais pour quel résultat ?

Troisième vague, le 18 décembre : quand une blague en cache une autre : bataille sans gants, bataille de géants

L’affrontement entre les Etats-Unis et la Chine domine les échanges, régulièrement suspendus. En fin d’après-midi, la Chine organise une réunion avec l’Inde et le Brésil, mais aussi avec les Etats Unis. C’est très clair, les superpuissances ont décidé de ne pas avoir de contraintes quand à leur manière d’agir pour lutter contre le réchauffement climatique.

Quatrième vague : solution finale, extermination du texte initial

Ce sur quoi Copenhague a abouti :

Il a été convenu que l’on essaierait de limiter à 2° la hausse de température de notre planète d’ici 2050.Cet engagement des Etats n’est pas assorti de sanctions. L’engagement n’est donc pas contraignant.

Il n’y aura pas d’objectif mondial de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, ni pour 2020 ni pour 2050. En gros, il n’y a pas d’obligation, on peut produire le chiffre que l’on veut avec l’année de référence que l’on veut. Pour 2050, même la barre des 50% est oubliée ! Les pays devront adapter leur législation à cet objectif de réduction. Vraiment rien de nouveau car jusqu’à présent, les Etats devaient annoncer leurs objectifs de réduction aux Nations Unies.

Enfin, il aura quand même été conclu que 30 milliards de dollars seront distribués sur trois ans aux pays les plus menacés par les changements climatiques. Et ensuite, 100 milliards de dollars à partir de 2050 pour le financement de l’adaptation aux changements climatiques. Cependant on a aussi envie de chanter Dalida, après s’être défoulé sur « sea, sexa and sun », le fameux refrain « paroles, paroles, paroles », puisqu’on ne sait pas qui va payer et comment l’argent va être distribué.

Cinquième vague: plan B : Balayer devant sa porte…

Le coup de poing de Sarkozy sur la table des négociations ne fut qu’un acte supplémentaire de sa continuelle agitation, pour un nouvel écho médiatique… Copenhague est un échec mais il ne doit pas nous empêcher d’agir au plan national et au plan local. Agir à son niveau, mais pas n’importe comment. La seconde gifle du Conseil Constitutionnel au Président de la République, concernant la taxe carbone, montre que l’environnement ne doit pas être instrumentalisé pour remplir les caisses de l’Etat.

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