Hôpitaux, universités et prisons, action = réaction ?

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Creative Commons License photo credit: Keraoc

 On peut sans conteste parler d’action et de radicalisation de la population française !  Les grèves dans les hôpitaux, les blocages des universités, la révolte des gardiens de prison montrent que ce sont toutes les couches de la population qui se dressent contre un gouvernement sourd et muet (et c’est une image qui reflète encore mal la fermeture du gouvernement aux revendications des citoyens). Alors si médiatiquement c’est la grippe A qui prend beaucoup de place, l’insécurité est plus que sanitaire elle est sociale ! Sociale, car les conditions de vie sont de plus en plus dures et le modèle de société que nous propose le réformateur tout feu tout flamme qu’est Sarkozy n’est qu’un retour à des valeurs d’individualisme, de performance et de concurrence ultralibérales qui n’ont que faire de la crise économique qui montre combien ce modèle est inefficace et mentalement destructeur. Qui travaille en usine, dans une entreprise ou même dans un service public et n’importe lequel, voit ses conditions de travail rendues plus difficiles d’un point de vue pratique, il faut faire toujours plus et plus vite, mais d’un point de vue psychologique c’est difficile, la droite de Sarkozy encourage l’individualisme et la suspicion vis-à-vis des autres. L’exemple le plus récent est le délit de solidarité qui impose de dénoncer toute personne qui aide un sans-papiers, alors que, d’un autre côté, n’y a-t-il pas une loi qui punit la non-assistance à personne en danger ?

 Un sans-papiers se noie, il appelle au secours, mais je ne le vois pas, je suis sarkozyste et puis je ne joue pas dans alerte à Malibu, alors qu’il se noie de toute façon on est bien assez en France, c’est la crise, y a pas de boulot.
A la télé aujourd’hui on voit les gardiens de prison qui font un sitting devant Fleury-Mérogis et menacent de ne pas faire accéder les familles des détenus au parloir si leurs conditions de travail ne sont pas améliorées. Ce ne sont pas des soixante-huitards pourtant, mais ils en ont marre et contrairement aux salariés des entreprises et des étudiants par exemple leurs moyens de pression sont énormes. Que ferait Sarkozy si les gardiens décidaient de lâcher les « fauves » ces détenus de plus en plus nombreux, envoyés en prison grâce à une loi pénale de plus en plus stricte et de moins en moins efficace si on regarde le taux de récidive de ceux qui ressortent de prison comme des lions qui ont trop longtemps été en cage !
On ne doute pas que Tarzankozy va se bouger vite fait bien fait comme il l’a fait pour satisfaire les revendications des médecins et urgentistes des hôpitaux. Comment ne pas comparer la rapidité avec laquelle Sarkozy a réagi dans ce cas, avec la lenteur ou l’absence de réaction vis-à-vis de beaucoup de salariés d’entreprises qui ferment, ou vis-à-vis des étudiants et j’en passe.
Quand on voit que c’est la force du moyen de pression qui détermine la réaction du gouvernement alors on pense à la séquestration de son patron, au blocage de Pécresse dans une fac, à l’enfermement de Dati dans un quartier de haute sécurité (en espérant qu’elle ait bien suivi « prison break »), à l’enlèvement de Carla contre une rançon. On pense en somme à des mesures réprimées par la loi, des mesures radicales, mais efficaces… le serpent pousse les autres à la morsure, mais il va se mordre la queue, tout seul …

Anaïs Gallier

Un commentaire relatif(s) à “Hôpitaux, universités et prisons, action = réaction ?”

  1. Jean Dupré Dit:

    Très bon article. A recommander !

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