
Avec le foisonnement rouge, jaune, bleu des drapeaux syndicaux, les pancartes fleurissaient en ce jour du printemps 2009 dans les rues de Beauvais. « Celui qui combat peut perdre mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. Signé BB », « Jeunesse en colère », « Il faut indexer les retraites sur le SMIC », « La crise c’est eux », « Qui sème la misère récolte la colère », « Sarko escroc »…
Syndicats, enseignants, lycéens (« Rendez-nous nos profs ! »), étudiants, retraités, partis politiques de gauche, salariés de nombreuses entreprises… plus de 10 000 participants sont descendus dans la rue pour crier leur indignation et leur révolte face aux exactions patronales et gouvernementales.
L’injustice sociale était aux prises avec l’humour et l’imagination des manifestants, aussi incisifs qu’une argumentation : « Sarko trop payé », « Restaurez l’égalité », « Se battre plus pour gagner plus », allant même jusqu’à l’irrévérence : « Carla, on est comme toi, on se fait baiser par Nicolas ». Et même une pancarte franchement picarde : « Balhe la ma, Quo qu’che qu’is distte, ches Picars ?? Du Brin ! ».
J-P Thullier

22 mars 2009 à 23:10
Comme quoi, la crise ne nuit pas à la créativité !